Ce que nous voulons, c'est que, chez nous, tout homme, quelle que soit sa race, sa langue, ou sa natio- nalité sente que s’il y a un groupe de sujets britanniques qui méritent la confiance de la Couronne, s’il y

lettre le pacte fédéral, c’est nous. Henri BOURASSA.

vOL. VIN | | | ° WUMON'TON, ALBERTA. LE 4 DÉCEMB

piété et la résignation.

BEATIFICATION D'UN EVEQUE CANADIEN

PARIS L'Agence Havas a annoncé dernièrement que la cause de béatification de Monseigneur Pour- roy de l’Aubérivière, 5e évêque de Québec, fait de grands progrès à Ia suite du voyage du Cardinal Vil- leneuve à Rome. C’est le 16 août 1739 que M. de l’Au- bérivière reçut la consécration épiscopale, le 8 août 1740 il débarquaïit à Québec et le 20 il expirait dans la

Evêque président

) d

NOUVELLE ORGANISATION

MONTREAL, 27-—Une nou- velle organisation canadienne- française, “La Jeunesse Patri-

ote”, a été formée. Elle est composée principalement d'é- tudiants de l’Université de Montréal. Les chefs du mou- vement sont Walter O’Leary, Réal-L. Denis, Dostaler O'Lea- ry, J.-Antoine $St-Germain, Re- St-Georges et P.-H. Fer- land,

LA VOTATION À QUEBEC QUELQUES. INCIDENTS

QUEBEC Le jour de la vota- tion dans la paisible ville de Qué- bec, une quinzaine d’arrestations pour personnification de personnes ont été opérées, A Saint-Sauveur des officiers-rapporteurs ont été as- saillis par des individus lorsqu'ils sortaient avec ia boîte du scrutin. On rapporte même que des coups de révolver ont été tirés. ne:

Avec tout ce que les journaux ont rapporté de ces élections et de diver- ses manoeuvres électorales, le vieux Québec peut montrer aux autres provinces comment on fait des élec- tions honnêtes.

AMBITION D'UN ACADEMICIEN

UNE HISTOIRE RELI- GIEUSE DU CANADA

PARIS Louis Gillet qui a été élu, ces jours derniers, à l'Académie française, exprime le désir de reve- nir au Canada il a déjà vécu deux années et d'écrire une histoire reli- gieuse du Canada. i

Au moment on le félicitait de son élection à l’Académie, M. Gillet a déclaré: .

“Je caresse un rêve: Retourner jà- bas et en revenir ävec une vaste his- toire religieuse j'évoquerais le Canada comme je le comprends: Comme un mythe spirituel, comme ure forme: héroïque de la sainte Croix.” |

LA QUESTION

ONTARIENNE)

TAXES SCOLAIRES

Les catholiques de l'Ontario qui a- vaient espéré, avec l'avènement du nouveau gouvernement ontarien, . une prompte solution de la réparti- tion des taxes scolaires, devraient - attendre encore une année, avant d'avoir justice. © À la fin de la dernière session, le gouvernement avait renvoyé . la question à la session d'automne. Or, Îl n'y a pas de session provinciale cet automne et les catholiques se- ront de ce nouveau retard privés un an plus de la part des revenus auxquelles ils ont droit, La juste ré- partition des taxes doit rapporter un million de revenus par année aux é- ‘ecoles séparées.

20 NOUVEAUX 'CARDINAUX

4 Vingt nouveaux cardinaux seront Énommés .lors du consistoire secret Équi aura lieu le 16 décembre pro- Échain. T1 y a actuellement 49 cardi- Mnaux de sorte que le total des mem-

Sie ne

Évera à 69, soit un de moins que le maximum, :

e # un comité

+ MONSEIGNEUR JOHN B. PE-

Bbres du Collège des Cardinaux s'élè-

VU LARG

————

TERSON, EVEQUE DE MAN- CHESTER ET LE COMITE GOUVERNEMENTAL DE L'IN- DUSTRIE - TEXTILE A MAN- CHESTER UN RAPPORT DU COMITE. :

MANCHESTER, N.-H Le Co- mité d'enquête sur l'industrie des textiles dans l'état de Manchester, vient de faire un rapport au sujet de la réouverture des moulins de la Compagnie Amoskeag.

Son Excellence Mgr John B. Pe- terson, évêque de Manchester est président de ce Comité.

Le rapport propose un nouvel es- prit de coopération entre la direc- tion de l’entreprise et les employés: du secours pour les taxes locales ; l'unité de direction parmi les unions locales; une plus grande efficacité dans la production et de la bonne volonté de la part des participants, en ce qui regarde les sacrifices à faire.

LE RAPPORT DE M. BARLOW

L'INDUSTRIE du CHAR- BON EN ALBERTA

TORONTO Sir Montagn Bar- low, commissaire royal de. la con. mission d’enguête sur l'industvie pé- trolifère en Alberta étai: 4 ‘Toronto ces jours derniers duns le but de compléter ses infor sations au «u- jet du marché ontari:: dr ciarbon.

Ii a rencontré M. [i.-S. Slurry, re- présentant commercial ! Aïberta.

Le rapport, résultant de son en- quête en Alberta, sera présan”é an gouvernement. provincial avari No- ël a déclaré M. Barlow.

L'EMIGRATION BRITANNIQUE

LONDRES -— L'évêque anglican de Londres, le très révérend A.-F. Winnington-Ingram, a dit que les pays de l’Empire qui ont une popu- lation peu nombreuse constituent une tentation pour les nations avi- des de territoires, et il a conclu qu'il faut peupler d’émigrants britanni- ques les pays en question. Il a signa- l'Australie, le Canada et la Nou- velle-Zélande comme pays à peupier. Il a dit que l'Australie, qui a 6,500,- 000 et le Canada qui en a 10,000,000 peuvent nourrir une population de 100,000,000.

d'Ftat

“DIEU ET PATRIE”

RE, 1955

Des représentations à l’hon. M. King

L’Action libérale veut représenter au premier ministre du Canada que M. Tasche- reau ne représente plus la population de la province—On signalerait aussi au gouvernement les manoeuvres indignes em- ployées au cours de la dernière élection.

La prochaine conférence

MONTREAL Le premier mi-: versaires l'indique clairement.

nistre du Canada, l’hon. Lyon Mac- kenzie King, sera incessamment mis au courant par l’Union Nationale de faits importants découlant de la campagne qui vient de se terminer. Le premier ministre du Canada sera avisé que M. Alexandre Taschereau ne représente plus Ia population de la province de Québec dont il a per- du la confiance, La majorité des vo- tes enrégistrés en faveur de ses ad-

On signalera également que

manoeuvres indignes ont été emplo- vées par les libéraux au cours de cette campagne électorale et qu’en dépit de la formidable machine dont disposait le gouvernement, il n’a pu faire élire un nombre de députés suffisant à lui assurer une saine ma- jorité.

L'Union Nationale souhaite de tout coeur le succès le plus entier à

la conférence interprovinciale. ŒEile entend faire tout son devoir pour fa- ciliter l'adoption de mesures pou- vant améliorer les conditions socia- les et économiques du pays, même si ces mesures sont présentées par M. Alexandre Taschereau elle se refusera cependant à endosser des ententes qui viendraient en contra- diction avec le programme qu’elle a exposé durant la campagne électo- rale.

Premier concert annuel

NOUVEAU JUGE

OTTAWA L'hon. M. A.- M. Manson, ancien procureur- général de la C. Anglaise a été nommé juge de la Cour Suprè- me, occupant le siège laissé vacant par feu le juge Lucas. C’est M. Ernest Lapointe, mi- nistre de la justice et premier ministre intérimaire qui a an- noncé la nouvelle,

EN NOUVELLE ZELANDE

WELLINGTON, N.-Z. Le pre- mier ministre-élu Michael-J. Savage de Nouvelle-Zélande annonce que la coutume de limiter le parlement à trois ans sera rétablie. Le gouver- nement défait du premier ministre Forbes porta la durée du parlement

. de trois à quatre ans. 1

M. TASCHEREAU |

ET M. GREGOIRE

M. TASCHEREAU S'EST MOQUE DES EN- CYCLIQUES

QUEBEC Au lendemain de son

élection dans Montmagny, le popu- laire maire de Québec, M. Emest Grégoire a déclaré que M. Tasche- reau “n'avait pu le faire battre dans Montmagny, malgré la corruption inouïe, “Les manoeuvres employées pour me vaincre ,2 dit M. Grégoire, sont indescriptibles. La boisson a coulé à flot: On a bu à même la bou- teille aux pieds de M. Taschereau, durant son assemblée,

“M. Taschereau continuera de se moquer, s’il le veut, de notre politi- que, basée sur les encycliques. Nous nous préparons à l’appliquer, car le pouvoir sera à nous tout prochaine- ment, et le peuple a prouvé qu'il voulait un changement de politique.”

MONTREAL -- A sa derniè- re assemblée générale, la Socié- St-Jean-Baptiste a émis le voeu suivant: Notre question nationale repose en très grande mesure sur le problème de la langue: la langue française, langue officielle, la langue fran- çaise, le commerce et lindus- trie; la Jangue française et nos traditions nationales; la langue française aux points de vue in-

= POLITIQUE PROVINCIALE

LE SERVICE TELEPHONIQUE RURAL COUTERA PLUS CHER

| APRES LE Ier FEVRIER

L'hon. W.-A. Fallow, ministre des téléphones, annonce qu'à partir du ler février, les abonnés du service téléphonique de la campagne subi- ront une augmentation de 65 pour cent dans le coût de leur abonne- ment. Cette augmentation provient de la cancellation de la “prime” de 35 pour cent dont bénéficiaient les fermiers depuis 1932. Les abonnés des compagnies privées ne seront pas affectés par cette mesure la- quelle, selon M. Fallow, rapportera à la province un revenu mensuel de 53,250. M. Fallow a aussi déclaré que le seul moyen efficace au main- tien des lignes rurales est de les

LA LANGUE

RESPECT DE

dividuel, familial, paroissial. La question de la langue offre donc un champ d'action si vaste qu’il nécessite des ouvriers de tous les instants. À cette fin, qu’un comité du parler français soit constitué au Conseil général, dans chaque comité régional et dans chaque section pour veiller au respect des droits de la lan- gue française, l’une des deux langues officielles du Canada,

faire fonctionner sous l'égide de} ;

compagnies privées. Celles-ci dé- tiennent actuellement 60 pour cent du réseau téléphonique dans les campagnes.

LE RESEAU PROVINCIAL DU TELEPHONE EST À VENDRE

Le gouvernement albertain étu- dierait avec plaisir des offres d’a- chat du réseau provincial du télé- phone, maïs on ne lui en a pas en- core soumises, a déclaré M, AÀ- berhart en réponse à des rumeurs à cet effet. “Nous serions contents de vendre notre réseau téléphonique,

| mais à la condition que la population

: albertaine obtienne un service satis-

faisant”, a ajouté M. Aberhart, Suite À la page 5

| VOD) GRR) 63 OPEL PA ARMIED A MAS MS NE 3 PE 3

du “Edmonton

+ ENVIRON 709 PERSONNES Y+#

ONT ASSISTE UN BEAU GROUPE D’ARTISTES BRIL- LANTE INTERPRETATION.

L'Edmonton Male chorus” dont notre distingué compatriote, M. le Dr Emile Boissonneault est le pré- sident, à recommencé les initiatives musicales de sa 27e saison par un concert donné vendredi dernier de- vant une assistance approximative de 700 personnes, à l’église McDou- gall.

ki, je Lr X. Boissonneauilt

Sous la direction tompétente à T.-J. Hendre, ALIM, ce famet toeur remporta un splendide su :8 qui justifia une fois de plus : ‘putation de maitrise vocale qi te chorale s'est acquise depu usieurs années.

SECOURS DU FEDERAL

PROPOSITIONS DES MUNICIPALITES

Jeudi dernier une délégation de maires, des municipalités, a apporté à l’attention du gouvernement pro- vincial plusieurs résolutions adop- tées à la récente conférence provin- ciale des maires. L'une des plus im- portantes parmi ces résolutions est celle qui se rapporte au secours di-

rect et à un plan de refonte des det-|.

tes. Elle propose que le gouverne- ment fédéral assume toutes les res- ponsabilités du secours direct et ac- cepte un plan de refonte des dettes. Ce serait d’après les maires le moyen de sauver les municipalités albertaines de la Eanqueroute.

Le premier ministre Aberhart a promis à la délégation que ces réso- lutions auraient toute l'attention né- cessaire lors de la prochaine confé- rence interprovinciale.

SD D- ONE > +) D À EN OO à ACID SD < AI AD COR

| DERNIERES | NOUVELLES

LA PT TR ENT TN

| WASHINGTON, 3 déc. Le se- \ crétaire d'Etat, Hull a menacé de ipoursuivre les fabricants de muni- tions et les vendeurs d'armes à feu qui ne sont pas encore enregistrés comme le demande la loi fédérale du #Noutrality act.”

GENEVE, 3 déc. Les conseil- lérs économiques de la Ligue des Nations ont fait savoir hier soir que l’'embargo sur l’huile que l’on met- trait en vigueur contre l'Italie n’em- pêcherait pas ce pays de continuer ses opérations militaires en Ethio- nie. L'Italie, croient-ils, serait capa- ble en dépit de l’embargo, d’impor- ter 62 pour cent de sa consommation d'huile actuelle. |

D Qt

Male Chorus”

MAIRE REELU

FRANKLIN, New Hampshi- re Un autre maire franco- américain, M. le Dr Alphonse

Lagacé vient d’être réélu pour un troisième terme, maire de la ville de Franklin. M. Augus- te Massicotte a été élu conseil- ler du deuxième quartier de la

CONFERENCE RETARDEE

LONDRES Le ministre des af- faires étrangères a annoncé que la conférence navale internationale ou- vrirait le 9 décembre, afin de per- mettre aux délégués américains d'é- tre en temps pour l’ouverture. La conférence avait été d’abord fixée au 6 décembre.

SANS-GENE MANIFESTE

JOURNEE DES ELEC- TIONS A MONTREAL

n—

MONTREAL A l’occasion des élections provinciales, les sous-offi- ciers rapporteurs ont fait preuve en général d’un sans-gêne manifeste. Les uns dépliaient les bulletins pour voir la “couleur” du suffrage expri- mé. Quand le votant protestait, ils répondaient par des intimi- midations. D'autres, une fois qu’ils avaient dans la maïîn le bulletin marqué de la croix demandaient au votant quelle était son occupation? Le votant répondait sans arrière- pensée: commis, peintre, ete... L'of- ficier-rapporteur inscrivait alors l'occupation au dos du bulletin et le mettait dans l’urne. Conséquence, le bulletin était nul:,il portait une marque distinctive.

“Ce sont là, ajoute le “Devoir”, } qui rapporte ces manoeuvres et bien

{d'autres encore, quelques-uns des {petits trucs.”

.

J'ai toujours présent à mon esprit Îa vision de avenir, le peuple canadien. Il y a quelque cho- se en lui du peuple choisi par Dieu pour une mission particulière dans le développement de la civilisation

humaine.

Rameau de ST-PERE.

À L'EXPOSITION INTERNATIONALE

CHICAGO--Un fermier

albertain, M. Wilfrid de

Stavely, Alta. a été couronné roi du blé pour 1935 à la 17ème Exposition internationale annuelle du Grain. Les canadiens ont remporté 50 des 87 prix pour le blé.

Les premiers 30 prix ont rouge du printemps, et ont diens.

La liberté

été décernés pour du blé été gagnés par des Cana-

promise

à Mgr. Orozco

UNE PROMESSE SIGNEE PAR LE SECRETAÏRE DU PRESI- DENT CARDENAS LE PRE- LAT NE SERAIT PLUS INQUI- ETE UN PRETRE PAR MU- NICIPALITE DANS L'ETAT DE QUERETARO.

MEXICO Son Exec. Mgr Fran- cisco Orozco, archevêque de Guada- lajara et l’une des figures les plus

populaires de toute la république du ||

Mexique vient d'obtenir du secrétai- re du président mexicain, une pro- messe, garantissant sa liberté per- sonnelle au Mexique.

Mgr Orozco avait été déporté en 1932 par des agents du gouverne- | ment,

Ces dispositions apparentes de to- lérance religieuse au Mexique coin- cident avec la permission que le gou- vernement de Queretaro a accordée, de réouvrir les églises fermées par l’ancien gouverneur. Le nouveau gouverneur, Rodriguez Familiar a autorisé un prêtre par municipalité.

TOUCHANTE CEREMONIE

“VIVE LE CARDINAL” “VIVE LE CANADA”

PARIS -— La deuxième journée d'un triduum d’action de grâce à la Basilique du Sacré-Coeur de Mont- martre a. donné lieu à une grande manifestation de foi catholique. Les cardinaux Verdier et Villeneuve as- sistèrent à cette cérémonie et leur arrivée fut saluée par une foule con- sidérable qui assiègeait les portes du vaste sanctuaire. Le cardinal arche- vêque et celui de Paris ont été lon- guement acclamés aux cris de “Vive le Cardinal”, Vive le Canada.”

MENACES DE L’ARMEE ROUGE

MOSCOU La mobilité procurée à l’armée rouge par les nouveaux moyens de déplacement dont elle fait un grand usage, l’avion et le para- chute à été illustrée par les chiffres que le commissaire du peuple à la guerre, Voroshiloff, a communiqués au public. 11 dit qu'aux dernières manoeuvres, 11,200 hommes furent transportés en même temps par les airs et déposés sans accident sur le sol avec leur équipement de campa- gne. Trois mille d'entre eux atter- rirent en parachute derrière les li- gnes de “l'ennemi”, armés de fusils- mitrailleurs et de mitrailleuses légè- res.

MONTREAL La Société St-Jean-Baptiste s’est réunie en congrès général, il y a quelques jours, pour traiter de divers problèmes importants dans le domaine canadien-français.

Le conseil a adopté plussieurs tvoeux et résolutions. Parmi les plus importantes il en est une qui se rapporte à la colonisa- tion.

Après plusieurs

POLITIQUE

FERMETURE DES CAMPS DE ! CONCENTRATION

OTTAWA L'hon. Norman Ro- gers, ministre du travail, vient d’an- noncer que le gouvernement fédéral espère fermer tous les camps de con- centration dans le cours de la pro- chaine année. Un comité de trois membres visitera tous ces camps si- tués pour la plupart en Colombie et en Alberta. Environ 20,000 hommes se trouvent actuellement dans ces camps.

L’'HON. M. KING CREERAÏT UNE COMMISSION DU CHOMAGE

OTTAWA Le premier minis- tre du Canada s'occupe activement de mettre la dernière main à la pré-

considéra- |

RS

LA COLONISATION

tions préliminaires la résolution décide d'inviter le gouvernement de la province de Québec à por- ter encore plus d’attention à fa prise de possession de la terre canadienne par la population canadienne, ainsi que sa mise en valeur pour le bénéfice des dé- fricheurs, et elle décida aussi de demander au gouvernement la création d’un organisme à cet effet.

FEDERALE

ment libéral canadien, la création d'une Commission nationale du chô- mage. Elle se composera d'une com- mission honoraire et de fonctionnai- re salariés.

paration d’un projet du gouverne- |

NOS PRODUITS SONT BOYCOTTES"

OTTAWA L'Italie a pris des mesures de représailles contre le Ca- nada pour son approbation des sanc- tions et elle a prohibé l'importation

#

M. J. E. LAFORCE PRESIDENT

M. JE .Laforce vient d’être élu président général de la So- ciété Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Nous l’en félicitons cordialement.

M. Laforce est connu d’un bout à l’autre du pays. Il n'est pas besoin d’insister sur ses mérites et sur les services qu’il pourra rendre à la Société. Son passé est le garant de son avenir,

CONTRE LE COMMUNISME

IL VEUT PURGER LA CHINE

CHINE Un gouvernement nou- vellement établi dans le nord chi- nois,. indépendant la “république nationale, a demandé au Japon d’en- voyer des troupes dans ce territoire.

Yin Ju-Keng, chef du nouveau Bouvemement qui se compose de 25 comtés des provinces de Nopeh et de Chahar, a déclaré qu'il voulait des Soldats “pour purger le nord chinois des communistes.” :

Yin a annoncé que son gouverne- ment prendra le contrôle de tous les revenus à l'exception des impôts sur le sel et la douane et qu’il fera de son mieux pour “sauvegarder la paix dans l’Extrême-Orient,”

M.H.F. SPENCER À EDMONTON

INSPECTEUR DES ECO- LES A LONDRES

M. H.-F. Spencer, inspecteur en chef des écoles de Londres, depuis 12 ans, est actuellement à Edmon- ton, à la demande du conseil univer- sitaire.

M. Spencer échangera avec les au- torités de l'Université ses idées et ses méthodes sur l'éducation.

“Nous ne considérons pas, a décla- M. Spencer, que nos méthodes peuvent être meilleures ou pires en Angleterre qu’au Canada, mais nous considérons qu'un échange d'idées serait au bénéfice des deux.”

SESSION ANNUELLE DU PGOL

435 ELEVATEURS

Le Pool du blé de l’Alberta vient de tenir son assemblée annuelle. Le rapport du président passe en revue la situation générale du blé, de l’or- ganisation de la commission du blé, de l'exportation dans les pays étran- gers et plusieurs autres questions importantes. L'assemblée passa une résolution pour remercier M. Mc- Farland des bons services qu'il a rendus. L'association compte actuel- lement 3 élévateurs aux terminus de Vancouver, Victoria et Prince-Ru- pert et 435 élévateurs locaux.

EN ALLEMAGNE

ARRESTATIONS DE CA- THOLIQUES

Berlin. Un porte-parole de l'ar- chevêché de Berlin a déclaré qu'il - prévoyait l'arrestation de nombreux catholiques allemands, membres du clergé et fidèles, à la suite de la sai- sie opérée dans les appartements de

des principaux articles d'exporta- | Monseigneur Banash.

tion du Canada. Les produits cana- diens affectés sont l'aluminium, la farine, les instruments aratoires, etc.

Suite à la page 5

Monseigneur Banash, qui a été mis en état d’arrestation au cours d'une descente de la police, est le conseiller de l’évêque comte Presy- sing de Berlin

PAGE 4 .

Le ROYAUME...

de L'INTERIEUR

EE Rtl DL GEI a

SUR LE SEUIL

Depuis une huitaine de jours, le sourire de Jean s’est éclip-

sé. Préoccupé, distrait, il cause à peine.

—-Mon fils, je ne te connaissais pas cette mine. Que signi-

fie cet air lngubre? Confie-moi tee

.—Ce n’est rien, maman, je pense tout simplement à l’avenir.

—! contient des sujets bien sombres—— Vrai, au temps de mes fiançailles j'avais plus de gaieté dans le regard, plus de joie aux lèvres. Elles se communiquaient à mon entourage.

——Vous aviez le grand bonheur en perspective... Moi je ne l’ai plus!

‘—Que me dis-tu là? À peine un mois avant ton mariage, et déjà... désillusionné? Voyons, ta santé s’affaisse

——Non, ma santé n'a jamais été meilleure, mais mon coeur souffre tant, que j'ai décidé, aujourd’hui même,, de briser les fiançailles.

—Ecoute, cette nouveile me bouleverse plus que toute au- tre chose. Paulette me semble la perfection personnifiée: jolie, intelligente, gaie, femme d'intérieur, remarquable!

—Et le coeur, et l’âme qu'en faites-vous? Tu me dépasses! Sois communicatif afin que je comprenne...

—Vous savez que ma soeur Thérèse reçoit Paulette fré- quemment à l'heure du thé. Sans me faire annoncer, je suis arrivé en tapinois pour lui causer une surprise. Je me suis arrêté un moment dans l’anti-chambre d’où les voix m'’arrivaient très claires.

—Tu avais osé prêter l'oreille?

—Certes non, mais sur le seuil de la porte, j'ai entendu Paulette dire: “Moi, je me plierai à toutes les exigences, excepté celle d’avoir une famille. Je n’aime pas les enfants, ils sont toujours une source d’'ennuis. Même mariée, j'ambitionne ma liberté!”

—Qu'as-tu repliqué?

—Sans que l’on soupçonne ma présence, je me suis vive- ment retiré, la mort dans l'âme... |

——N'aurais-tu pas exprimé imprudemment la même idée devant un ami qui le lui aurait répété?

—Comment aurais-je pu, quand du profond de mon coeur, je ne désire qu’une chose: fonder un foyer! Pas à deux, ce se- rait une déception pour moi.

Une fois mariée, sans doute que Paulette changerait d'i- car je ne la crois pas égoïste.

—Ah! Ce n'est pas moi qui en prendrai le risque! Le plus beau rêve, le plus ardent désir d’une femme, ne doit-il pas être d'anticiper le bonheur et la joie d’être mère, et de presser sur son coeur l'enfant que Dieu leur confiera? Une belle âme toute neuve à former, un être à nous... Non! Paulette ne répond plus à l’idéal que je m'étais tracé. Elle manque de coeur. Nous serions tous deux malheureux.

Un véritable chagrin s’empare de Jean.

Son esprit religieux vénère les préceptes d'un enseignement solide. I1 ne vacille pas er face du-devoir, et ne ploiera jamais aux caprices de la femme tant aimée soit-elle, qui porterait of- fense à Dieu.

—Eh bien, Jean! Si ta décision est prise, va aux explica- tions; romps immédiatement, puisque ton bonheur en dépend! Et naturellement le mien aussi.

| Æ k 4

Aux toutes petites filles, le premier cadeau que l’on est ten- de leur offrir, n'est-ce pas la poupée dont les yeux s’ouvrent Dieu a infiltré dans leur âme, elles pressent sur leur poitrine et se ferment en disant: maman? Déjà, avec tout le naturel que l'objet de leur grand bonheur. Plus tard, dans le beau carosse, une poupée plus grande et jolie, entourée de poupons de cire,

-est promenée.avec orgueil. L'enfant est fière de jouer le rôle

d’une petite mère. ® Un grand nombre d'elles en grandisssant se vouent à l’en- seignement. Leur nature pétrie de sentiments maternels, veut

LA SURVIVANCE

LE MEILLEUR DE DURE

-Nous avons toùs- au coeur des désirs retenus Que la plus clairvoyante amitié ne devine:

L'un à l’autre, à demi, nous

restons inconnus;

Notre âme n'est pas toute ainsi qu’on l'imagine.

Un grand secret intime existe au fond de nous, Sans cesse inexprimé,,. profond comme un mystère; Même l'émotion qui nous jette à genoux N’arrache son énigme au coeur involontaire.

Le sentiment expire en mots insuffisants,

. La passion bégaie et se formule à peine, , Et la sincérité des efforts impuissants Rend plus mystérieuses encore l'âme humaine.

En vain regardons-nous dans l'infini des yeux

La petite lueur claire comm

e une étoile:

L'étoile ne dit pas l’immensité des cieux; Par le regard trop peu de l’étre se dévoile.

‘Nos mouvements cachés sont souvent les plus beaux; Nous nous ignorons tant pour pouvoir nous comprendre! Et c’est pour cette part du coeur à moitié clos,

Peut-être, qu’on nous eût ai

més d'amour plus tendre. Albert LOZEAU

LE PAUVRE PETIT SOU

Laissez-moi vous conter cette pe- tite histoire qui m’est tombée sous les yeux, il y a quelques jours; elle a pour titre: Le dernier soupir d’un petit sou. C’est une histoire qui fait rire; elle peut aussi faire réfléchir.

Ce n’était même plus un petit sou! Je ne sais qui en avait mangé un . On l'avait jeté à la quêé-

. Et je l’ai retrouvé un diman- soir, sur ma table... I] avait l'air effroyablement triste... Il me regar-

morceau.

‘da avec des yeux mourants et pous-

sa un soupir qui ressemblait à un dernier soupir...

Ah! enfin. Enfin, quoi?

Enfin, toi, tu veux bien me re- cevoir?

Comprend pas. plains-tu?

De quoi te

Je me plains du dédain qu'on a pour moi... Je n'existe plus. Je suis le grand, le plus grand blessé de la guerre... Ah! autrefois! Mais je t’ennuie peut-être.….?

Mais non, continue! Tu m'in- téresses.

Autrefois, j'étais quelque cho- se... Un sou, cela comptait. Avec un sou, on pouvait aller chez l’épi- cier et acheter du poivre. Chez le

| boulanger, on prenait un petit pain, et avec un autre petit sou, on met- tait un oeuf et même deux dessus. Le dimanche matin, les mamans don- naient un sou aux petits, et les pe- tits étaient ravis; car, avec un sou, on avait des gâteaux et des bonbons. À l’angle du pent, au porche des é- glises, à la porte des maisons, on donnait un sou au mendiant et, pour ce sou, les pauvres vous bénissaient.

Maintenant, c'est fini.

Voudrais-tu me dire ce qu’on peut avoir pour un sou? On n’ose- rait pas donner un sou à un enfant

Il croirait qu’on se moque de lui.

L'autre jour, en effct, on a vou- lu me laisser tomber dans la main | d'un pauvre. Le mendient fit la gri- mace et refusa de me recevoir... Hé- -|las! je suis blessé à mort Je sens très bien que je vais disparaître... | Jadis, il v avait des centimes, des liards... Ils ont disparu comme une chose inutile. C’est mon tour, à moins que...

À moins que?

Oui, à moins qu'on ne nous con- serve encore pour la quête à l’égli- se. C’est notre dernier espoir... car il n’y a plus que qu’on n'a pas honte de se servir de nous— Dans les vieux temps, l'église servait de refuge pour les misérables.…. Dans les temps modernes, elle va servir de refuge pour ce ‘misérable traqué |

de toutes parts, que personne ne}

veut 2 voir et qu'on appelle le pe- tit sou.

EE à guider, elles ont l'illusion. La jeune fille véritablement chre- tienne, craindra-t-elle les ennuis et les préoccupations multi- ples attachés au soin de la famaille? Non! Elle se dira: “Notre

mère monta le calvaire avec son fils. Que seront mes petites |

peines en comparaison de ses souffrances... ! Elle veillera sour moi, me soutiendra, éclairera la voie mes petites âmes s'a- chemineront vers le ciel. Sur mon foyer, la pensée de Marie fera rayonner le bonheur. Aidée du compagnon chrétien, le seul à qui je veuille lier mon existence, j'aurai l'apppui sur qui repo- sera toute ma confiance.”

exemples de grandeur, nous offrent l’Incarnation du Verbe di- vin, et l’Immaculée Conception! Que nos filles marchent no- blément vers l’hymen, sous la tutelle de Marie.

! demi-cuillerée à Dans l’union auréolée de la maternité, quels merveilleux! deux cuillerées à table de beurre en

s’entourer d’une volière d'enfants. Elles s'entrainent à façonner,

: PIERRE

SL

No 19

J'y mets tout mon respect, toute mon affection reconnaissante, Vos vacances, à vous surtout, sont sa- crées; vous avez tellement besoin de vous reposer de vos écrasantes fa- tigues de l’année! Et pourtant, com- bien je vous serais reconnaissant si vous pouviez me répondre de temps en temps, ne serait-ce que quelques

lignes! J’ai besoin de vous. Vous le sa- vez bien! Seul, je n'existe pas. Je

ne vis que d’impressions, que d’exci- tations, toutes choses extérieures à moi. Et ici, la poussée serait plutôt en bas qu’en haut, je suis bien obli-

..gé de vous l'avouer.

Vous avez entrepris de faire de moi “une volonté”, ne m’abandonnez pas en route puisque je voudrais a- boutir.…. je voudrais devenir “quel- qu'un” oh! pas pour moi, mais pour la gloire de Dieu et le salut des â- mes.

Hier, dimanche, à Noirmoutier, j'assistais au salut dans la nef de la grande église, L'enfant de choeur é- tait à genoux près de moi, la fu- mée de son encensoir montait vers la voûte, et je disais à Dieu: “Cet encens ne sait pas qu’il vous honore,

mais moi, je le sais; et je prends

EE

L'ERMITE

pes j'ai tué

MON ENFANT

sa fumée bleue et je vous l'offre, et je lui insuffle mon intention, qui est de vous glorifier. Vous, l’Etre infi- ni, créateur et conservateur de tou- tes choses...”

Et ce que je faisais pour cet en- cens, je rêve de le faire bientôt pour les âmes ….De prendre ces âmes qui ne savent pas, et de les diriger vers Vous, Ô mon Dieu, qui êtes mort pour elles.

Mais, cher Abbé, je m'aperçois que j'abuse de votre temps. C’est si bon de parler ainsi avec vous, puisque, avec vous seul, je puis penser tout haut.

Je vous espère en bonne santé là- bas aux Marmousets,

Pourrai-je aller vous y surprendre un jour....? J'ai bien peur que “non”, car l'emprise de la famille est terri- ble dans son égoïste douceur.

En'tous cas, pensez à la propo- sition que je vous fais d’une secon- de colonie ici.

La montagne et la mer! nous se- rions alors parés pour tous les tem- péraments de nos petits.

Croyez, cher Monsieur l'Abbé, mes meilleurs et bien dévoués senti- ments, et dites là-bas à ‘mes en-

fants” que je ne les oublie pas, que

à | sons l'abbé Firmin continuer à dis-

TION | je vis dans leur souvenir et leur af TRUE | £ection, et qu’une des premières pho-

tographies que j'ai épinglée au mur de ma chambre est précisément la leur, mais qu’elle est bien davanta- ge encore gravée dans mon cceur! Dominique Yholdy. Villz “Turquoise”, Noirmoutier [Vendée] ;

CHAPITRE XII

Une femme pas contente, mais là, pas contente du tout, ce fut Mme Yholdy quand son fils lui raconta a- vec enthousiasme qu’il avait rencon- tré tout un patronage sur la dune, à un quart d'heure à peine de la vil- la... et qu’il venait précisément d’é- crire à l’abbé pour lui dire la pléni- tude de sa joie.

Mme Yholdy s’en fut aussitôt fa)

i conter l’histoire à l'oncle, lequel ju-

ra, ce qu’il ne faisait qu’aux jours d'à-coups inattendus.

Maïs l'alerte fut apaisée vers le soir. L’oncle avait poussé une pointe jusqu'à la colonie de la Claire; il avait lui aussi rencontré les enfants, pris les renseignements; la colonie ne restait qu’un tout petit mois, et déjà deux ser: aines étaient écoulée: conclut l'oncie, le diable nous protège peut-être! ce p.- tronage inattendu est un mal pour un bien ;il facihcarz Ja transit. en tre le patronage et ‘absente absolue de patronaz::

Ce qui »#s° same toute, cn- tre votre théorie .Iu “hasheren”, ré- pliqua sa belle-soear, qui naît be- soin de se faire des dents.

—.Non, Rosine.… le “hacheron’”, c’est le départ de Paris et la sépa- ration complète de l’abbé; c’est fait maintenant, et bien fait! Ce qui res- te très à surveiller, c’est le courrier. Nous n'avons rien fait si nous lais-

tance son envoûütement.…. Vous m'a- vez dit que vous connaissiez .SOon é- SHC? :

MADRINA

2 Je mois biént. crois bien! | Âlors il faudra savoir l'heure et le chemin du facteur, et nous ar- | ranger pour que le coùrrier nasse d'absrd entre ncs mains. Pour appe- ler les choces par leur nom, ‘ous in- tercepterons et lirons les lettes de l'abbé; et même si elles sont ancdi- nes, nous les brûlerons. Le temps, qui à raison de tout, aura, avec l’ai- de du diable, raison de ce curé-là!

Et on mit aussitôt cette résolu- tion en pratique.

Le courrier arrivait à la Turquoise le soir vers 6 heures, porté bicy- | clette par un facteur qui dessert les chalets du bois de la Chaïse. .

Maïs Noirmoutier est l'île de la confiance.

On peut d’abord aller à la puste | chercher son courrier, et même celui du voisin.

On peut ensuite aller au-devant du facteur.

L’oncle avait l'a!r d’un digne sen- tithhomme, et on ne lui refusa aucun renseignement.

Il sut bientôt l'heure le brave

> a

homme de facteur arrimait à l'ar- |

rière de sa bicyclette tout le voiu- mineux courrier du bois. l'heure il approchaïit de la villa, car la son- nette d’une maison voisine retentis- sait comme un gong, et il s’arrangea pour aller au-devant des lettres.

Il eut ainsi régulièrement tout le courrier. . Pendant quelques jours, il n'y vit rien de ce qu'il guettait; mais, un soir, il remarqua une lettre adres- sée à Dominique, timbrée de la Meu-

rence ecclésiastique”, Il 12 montra à sa belle-soeur qui sans une hésitation, s 'écria: C'est de luil —— Constatez, Rosine, -que j'ai de la psychologie..?: Alors, on y jva? Si on y va!..

se et dont l'écriture était “d’'appa.

7

—— Ecoute-moi, petit sou. Je veux bien avoir pitié de toi. Tu me fais de la peine... Mais pourtant, à te parler franchement, si tu ne dois plus sortir que pour la quète, j'ai- merais mieux te voir mourir. .

Tues bien cruel... - Moi qui cro-

yais..

Eh! que veux-tu que j'y fasse? En vérité, ce n'est pas de ina faute si la valeur de l’argent a complète- ment changé depuis la guerre et si son pouvoir d'achat à diminué des quatre cinquièmes! ‘Pense donc ce que peut être le cinquième d’un sou?

Le petit sou n'insista pas. Il |tremblait comme un homme ‘qui monte les marches de la guillotine..

et je l’entendis murmurer:

Oh! si je suis condamné par les commerçants, par les enfants, par les mendiants.. et par les curés, vais-je me réfugier? Je n'ai plus

qu’à mourir. = LES BONNES

POMMES CANADIENNES POUR LA TARTE AUX POMMES

Les recettes suivantes préparées par la Division des Fruits, Ministère fédéral de l'Agriculture, sont extrai- tes du bulletin du Ministère intitu- “Pommes cultivées au Canada.”

TARTE AUX POMMES RUSSE

Faire cuire huit grosses pommes canadiennes acid:s, les faire passer par une rasoire, refroidir, ajouter 4 de tasse de sucre et les blancs de cinq oeufs battus en neige ferme a- vec quelques grains de sel. Battre le mélange jusqu’à ce qu'il soit très lé- ger et blanc, et faire cuire enviren 20 minutes dans un plat à pouding beurré. Servir chaud avec de la crè- me et du sucre.

TARTE AUX POMMES DE

LA MERE ‘*

Remplir l’espace entre les croûtes avec des pommes canadiennes, cou-

[Signer une personne ou une chose

È | |

12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1:

HORIZONTALES:

1. Difficile à supporter. 2. Con- sonne Préjudice Patriarche hé- breu Consonne. 3. Particule du

dialecte provençal, exprimant l'af-;

firmation Mettre de la nouvelle terre au pied d’une plante Note de la gamme. 4. Mot servant à dé-

Qui existe Adjectif possessif. 5. De la nature de la graisse For- me du verbe savoir Les lettres du mot mint. 6. Voyelle Cylindre de bois pour délayer une pâte Vo- yelle, 7. Voyelle—Constate le paye- ment Consonne. 8. Poudres dont on se sert pour préparer les cuirs. Deux lettres du mot atlas Dé- partement de la France formé d’une partie de la Normandie. 9. Trois let- tres du mot triste Vieille Les lettres du mot rue. 10. Conjonction Qui a hâte Terminaison de verbe. 11. Consonne Souverain Auteur des “Mystères de Paris”.

} Consonne. 12. Champ de bataille de

per en minces tranches et arrondir ! l’isthme de Corinthe, le consul ro- la couche de tranches de façon à fai- main Mummius vainquit la ligne A- re une tarte bien pleine. Ajouter 2 | chéenne.

ou 3 cuillerées à table d’eau, faire cuire à four lent. Une fois cuit cou- per autour de la tarte entre les deux croûtes avec un couteau bien aigui- en soulevant soigneusement la croûte supérieure, ajouter une demi- tasse de sucre, quelques grains de

PENSEE

Prendre une âme dans les déchi-

sel, une cuillerée à table de beurre! rements de la plus profonde douleur et un peu de muscade; mélanger par- | et sans violenter sa nature, sans sé-

faitement et épandre également par- dessus la croûte. Replacer la croûte supérieure en la pressant pour ren- contrer les pommes si c'est nécessai- re et saupoudrez par-dessus du 2

cre en poudre. Une fois légèrement refroïdie, servir avec de la crème et | tion à la paix,

‘du sucre. TARTE AUX POMMES

ANGLAISES

Beurrer un plat d'agate plus pro- fond qu'une assiette à tarte; rem-

lplir le plat avec des pommes cana-

diennes coupées en tran:hes. Sau- poudrez aves une tasse de sucre, une | thé de sel, un peu de muscade ou de cann£clle, ajouter

petits morceaux et trois cuillerées à tatle d’eau froide. Recouvrir de pä- tisserie et faire cuire 40 minutes. Servir avec de la crème.

L'oncle, d’un pou:e délibéré, ou-; vrit la lettre. Ils. se penchèrent tors les deux sur son contenu et ils lu- rent ensemble:

‘“ Mon cher Domir®que,

Inutile de dire si votre lettre n'a fait plaisir, comme tout ce qu vient de vous.

“Depuis si longtemps je vous con- nais!

1 “Mais une lettre de vacances est tout particulièrement la b'envenue, car d'abord elle est une marque d’af- fection et ensuite elle me dit com- : ment vous vous comportez quand | vous êtes ‘“paroissialement” seul, c'est-à-dire votre valeur individuelle.

qui vient de finir, vous avez été en-

cher brusquement ses larmes, sans outrager l’amour en elle, l’élever doucement, tendrement, jusqu'à l’ac- ceptation volontaire de cette dou- leur, et de l’acceptation à la résigna- et de la paix au re- pos du coeur, dans une espérance su- blime à la joie, et à la joie dans l’ou- bli de l'être aimé, ou plutôt pleine d’un amour croissant. Voilà le tri- omphe. Mais il n’y a que la religion qui puisse avoir un triomphe pareil, et il n'y a que la religion de Jésus- Christ qui l’ait jamais eu.

Mgr BOUGAUD

Lisez et faites lire le seul journal français de l’Alberta

MOCCIITIIIN

rm ©

4 DECEMBRE, 1935

. MOTS CROISES

PROBLEME No 74

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

mORER Sen. C7

VERTICALES:

1. Ciseaux de marbrier. 2. Voyel- le Instrument de musique For- me du verbe avoir Consonne. 3. Deux lettres du mot Cid Mères,

dans le langage des enfants Note :

de la game. 4. Traduction anglai.- se de chat Partie [pl] d'une charrue Parasite sur le corps de l’homme. 5. Qui a une saveur rude et désagréable Deux lettres de que. Quatre lettres du mot carie. 6. Consonne Opération métallur- gique Voyelle. 7. Consonne Résultats Consonne. 8. Anneau de fer Deux lettres de mot Crochet de fer. 9. Trois lettres de Nord Insectes qui vivent dans les fourrures Une des formes du verbe avoir. 10. Nom d’une espèce d’équerre Instrument dont se ser- vaient autrefois les artilleurs pour évaluer les distances Terminai- son de verbe. 11. Voyelle Bien qu'une femme apporte en mariage— Trois lettres du mot règle Voyel- le. 12. Tricheur au jeu.

SOLUTION No 71

PEDONCULES P OUI OUT P EH OPPOSE NE I10L SEPS PEI GUET II CAEN N PEIGNOIR T E TONNELLE R RBIN IR SITE I10S REEL LES ET BIRZEC SS S PRE VOL E BOULIMIQUE

M. Pierre Landreville, Junioat St-Jean, Edmon- ton est lheureux ga-

gant du poblème No 71 Nos félicitations.

La solution du problème No 74 paraîtra le 24 décem- bre prochain.

“Ce devoir du riche, vous en avez conscience. Entretenez avec soin ce sentiment de votre respons.biité, I! sera votre sauvega“lk. con’ie la don ceur des voix mauvaises, Le Ve nest intéressante que par :e bin: qu'on Y fait, et 2vee ur ceitain sacrifice se “moi”.

“Et puis, ave. ia [ierté de 1ctre beauté morale. : Je serais nv sue tenté d'écrire” “Arr ut eopiuttervje de votre âri :

“Tout ce qu'iu. fait pour le eur ps Et qu'est-ce que le corss:. Une van- vre plante qui se faune si vite. Mais tout ce que vous Enites pour l'âme, vous le-faites pour de li nicstrueli-

Sui*

me, c’est rendre à l’Ariiste éter: el

“Pendant l'année, et surtout celle | ble. Et, somme toute, sauver son À

cadré, vous avez profité d’un ccu- rant qui augmentait vos forces, et même parfois les créait. :

Aujourd’hui, vous êtes livré à vous-même, et vous allez donner vo- tre mesure.

“Vous sentez déjà cette seeds Vous en souffrirez bientôt davanta- ge. Mais rappelez-vous que la véri- reste la vérité... Qu'elle est indé- pendante de ceux qui Y'attaquent et | de ceux qui la défendent. Cent mille | personnes peuvent affirmer que 2 et 2 font 5, c'est une erreur... La ville de Paris entière ne mettrait pas les pieds à l'église, il n’en est pas moins vrai que Dieu est Dieu, et que, au dernier jour, il faudra lui rendre compte des possibilités qu'il a mises entre nos mains de faire le bien et de le multiplier dans les âmes.

“Ces possibilités, chez vous, sont considérables, et votre responsabilité sera en proportion.

“Pourquoi Dieu a-t-il dit: “Mal- heur aux riches!” Ce n'est pas à cau- se de la richesse qui permet de faire tant de bien, mais parce que le riche croit le plus souvent être riche pour lui-même, alors qu'il n'est que le banquier de Dieu. auprès des pau-

+ vres.. Hp

une belle chose dans saquelle :l se reconnaîtra un peu au dernier jour.

“N'oubliez pas que, fatalement, vous serez une influence bonne ou mauvaise; ne mettez pas sous le boisseau la lumière; semez le bon exemple à tous vents; on ne sait ja- mais tout le bien qu'on fait quand on fait le bien...

“Et appuyez-vous sur moi; par- lez-moi, âme à âme. Devant Dieu, je ne veux que votre bien... que vous aider à connaître votre route, et prier pour que vous y marchiez avec résolution et fécondité.

“Ici, aux Marmousets, tout va pour. le mieux, les figures commen- cent à se tanner:; les enfants suivent que je vous écris, et ils me disent de vous envoyer tous leurs meilleurs souvenirs, auxquels ‘je joins les miens.

“Bien cordialement mon cher Do- minique, et que le Maître vous tien- ne en sa sainte garde!

Se “Abbé Firmin.

Je m'aperçois que je t'ai dit “vous”, Une autre fois, je dirai “tu”, Je ne suis pas très fixé! Cela dépend si je vois l'enfant d'hier. ou le grand jeune homme de demain. Je sais. s.que tu aimes bien Je je te ie

C7

toile comme jadis au catéchisme, mais parfois, tout d’un coup, je suis pris d’un grand respect devant l’homme, et devant le “plus encore peut-être”, qui surgit .dans mon pe- tit Dominique. |

“Lis entre les lignes, et crois sur- tout à toute la fidèlité de ma profon- de affection.”

Mme Yholdy et son beau-frère re- levèrent la tête ensemble:

Voyez-vous, Rosine, votre hé- ritier lisant, méditant ce poulet-Ià..?

Je le vois très bien. Il en au- rait pour huit jours...

Quelle heureuse idée de suppri- mer toute cette poisse glycérino-onc- tueuse, Alors, on déchire.…?

$i on gardait le dossier_..?

Et si lui, un jour, le trouvait..?

Vous avez raison.

Comme toujours, Rosinel. LE

L'oncle déchira… T1 avait à peine fini que Dominique én:za. l'air affai- ré:

On me dit que le facteur est passé...?

Oui, à à l'instant...

—— Îl y a quelque chose pour moi?

Regarde... tout le paquet est là.

Dominique prit le paquet et, une à une, regarda les enveloppes. Il y a- vait poux lui plusienrs ie'tves des JOUrnaUx, des :evues: rwaiis évidem- ment il cherchait autre chose qui ne troiait pas.

Feignant de lire leur journal, Ja mère et l'oncle l'observaient au-des- sus de leur feuille. Ils le vireat par. ti, la figure contrariée…

Quand il eut formé la porte, l’on- cle éclata de rire.

ie Oui, la bonne idée que 5 ’ai eue

moi qui en suis le papal.. ae À

A sure).

à car, ‘ma . petite Rosine, c'est :

To

VOL. VIT

EDMONTON, ALBERTA, LE 4 DECEMBRE, 1935

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LA SURVIVANCE

Organe de lAsaociation Canadienne-Française d’Alberta.

publiée par l’Imprimerie “Le Survivance” Ltée, Edmonton. DIRECTEUR: ADMINISTRATEUR: Gérard Forcade, O.M.I. Le commandeur J.-E. Morrier. Rédacteur: D.-A. Gobeil, OM. . Secrétaire de la rédaction: Maurice Lavallée. Abonnement CANADA: ETATS-UNIS: EUROPE: annuel $2.00 82.50 3.00 : La correspondance est reçue avec l'indication du service, : Rédaction ou Administration, à 10010, 10%e rue, Edmonton, Alberta Téléphone: 24702

“Joyau princier au front de notre Eglise”

Dans un discours prononcé au Congrès marial du Puy, en France, en 1910, le chanoine Coubé en parlant de l'amour que la France avait toujours eu pour la mère du Christ disait:

“Faut-il aller jusqu’à dire que de toutes les nations, la Fran- ce est celle qui à le plus aimé et le plus honoré la Sainte Vierge? Oui, il faut conclure, ajoutait l’orateur, que le premier prix d'a- mour et d'honneur nous revient de plein droit.”

| Sortis nous-mêmes, au dix-septième siècle, de la

toute chrétienne et toute dévouée à la Mère de Dieu, pouvons- nous nous rendre le témoignage que nos ancêtres ont honoré et aimé la Vierge Marie, autant que l’a fait la vieille France?

Nous ne connaissons pas de pays, hâtons-nous de le dire, l'amour de la Sainte Vierge a été aussi ardent et respectu- eux que dans le nôtre à ses origines. Et cette ferveur extraordi- naire, avec laquelle nos ancêtres ont honoré et aimé Marie, s'est particulièrement manifestée par un culte spécial à l’égard du privilège de son Immaculée Conception que l'Eglise a depuis défini comme un dogme de foi, et qu’elle nous ordonne de fé- ter le 8 décembre de chaque année.

À la veille de cette grande fête, il fait bon de nous rappeler comment nos ancêtres ont vénéré l’Immaculée Conception de la Sainte Vierge; comment notre peuple a été pétri dans cette dévotion, et comment les origines de notre histoire, sous quel- qu'aspect que nous les considérions, sont toujours providen- tiellement marquées de surnaturel.

C’est ce que beaucoup n'ont malheureusement jamais ap- pris dans nos écoles avec de gros manuels d'histoire qui gar- dent tout simplement le silence sur les pages les plus glorieuses et les plus sublimes de l’histoire de l'élément français au Ca- nada, et qui déforment ainsi la mentalité et les traditions qu’il est absolument nécessaire de conserver si l’on veut former avec le concours äe notre élément catholique et français une mation canadienne distincte &@e la Babylonne du Sud.

À l'époque les hardis explorateurs et missionnaires fran- çais traversèrent au Canada, pour donner un Empire à Dieu et au Roi de France, la société française toute entière en com- mençant par le Roi très chrétien, les Universités et jusqu'aux simples fidèles, admettaient que la Vierge Marie n'était point! atteinte par le faute originelle. “Il n’est pas convenable, disait la vieille France, de croîre que la mère du Rédempteur aït pu être un seul instant au pouvoir de satan.”

Les clercs rivalisaient de zèle dans la propagation de la croyance en l’Immaculée Conception. Dès 1621, les Franciscains s'étaient engagés par serment à répandre cette vérité; et de- puis 1593, la croyance à l’Immaculée Conception, qui ne de- vait être définie comme dogme de foi qu'en 1854, était une doctrine officielle chez les Jésuites.

On comprendra facilement maintenant que les saints fon- dateurs du Canada français, dès leur arrivée en ce pays, ne tarderont pas à appeler sur leur oeuvre d'évangélisation, la pro- tection de la Vierge Immaculée.

En relisant quelques pages de l’histoire, qui ne parle pas seulement de pelleteries et de luttes pour la prédominance sur la traite des fourrures, je me rends compte en effet, (c’est ce qu’il y a de plus beau et de plus digne d'être appris dans l’his- toire des origines canadiennes) que les Récollets, selon l’es- prit de l'Ordre franciscain, et de concert avec Champlain, dé- diaient dès 1615, sous le nom de l’Immaculée Conception de la Sainte Vierge, le premier temple au vrai Dieu, construit en Amérique du Nord.

Quelques années plus tard, grâce à l'influence des Pères Jésuites qui desservaient la colonie, le culte de l’Immaculée Conception était parfaitement établi et passé dans le Credo de nos pères. e

Le 8 décembre 1635 par exemple, la consécration à l'Im- maculée Conception de l'église de Notre-Dame de La Recou- vrance, donnait lieu à Québec, aux fêtes populaires et religieu- ses les plus grandioses.

“Aux premières vêpres, écrit le Père Lejeune, on planta le drapeau sur un bastion du fort. Au bruit du canon, et dès le matin, au point du jour, l'artillerie réveilla notre joie, Les ha- bitants témoignant la croyance qu’ils ont de la pureté virgi- nale de Marie, dès le moment de sa conception, firent une sa- luade de mousquets, et s’approchèrent en grand nombre de la Sainte Table en son honneur.” | |

Ce fut aussi en ce jour-là, que les premiers apôtres de la foi à Québec, aux Trois-Rivières et aux pays des Hurons,.se mi- rent par voeu eux-mênies et leurs missions, sous la garde de l’immaculée Conception. L

C’est toujours sous le patronnage de l’Immaculée Conception

que Laviolette fonda Trois-Rivières, Maisonneuve, Montréal, et

que le Commandeur Brülart de Sillery fonda Sillery “pour ho- norer, comme il l’a écrit lui-même, la Vierge qui a toujours été Immaculée et sans tache.” L'intrépide découvreur du Mississipi, Louis Joliette, dans son extraordinaire dévotion à l’Immaculée, a mis ses explora- tions sous la protection de la Vierge Immaculée; et pour la re- mercier de la découverte de la Grande-Rivière, il baptise du

nom de Conception la première mission des Illinois. Par'ail-

leurs, les Américains sont bien loin de se douter, aujourd- d’hui, que leur Mississipi traversant leur Continent comme un

témoin constant de leur matérialisme, fut un jour baptisé par à le Père Marquette du nom de l’Immaculée Conception.

L'Immaculée Conception de la Vierge Marie nous rappelle

à pour ainsi dire chaque page de notre histoire nationale qui est * une histoire faite. de surnaturel; elle nous rappelle Monsei- |

D = —. 9 ° 4 1 === D'une semaine à l’autre

LE RETOUR D'ISRAEL

Déjà en 1920, à propos de la reconstitution de la Palestine, le cardinal Billot écrivait dans son livre, la “Parousie”: <

.Or, maintenant, je me demande si on ne trouve- rait pas dans la marche des choses contemporaines l'in- dice d'un achenminement vers cet événement extraordi- naire: la conversion des Juifs prédite par Saint Paul Et je me réponds sans ‘hésiter qu'on l'y trouve effective- ment... U |

Mais bien auparavant, Lacordaire semble avoir lu dans l'avenir lorsqu'il disait:

“Après que dans la mêlée des nations les enseigne- ments auront subi l'épreuve du feu et que les religions intermédiaires suront succombé, il ne subsistera plus en face l'un de l’autre que la vérité totale et l'erreur totale, le christianisme et l’athéisme, Dieu seul et l'homme seul! Alors, aucune image ne s’interposant plus entre les deux peuples choisis, entre le juif et le chrétien, entre le peuple du passé et le peuple de l'avenir, ils s'apercevront des extrémités de l'univers; ils se regarderont fixement et, s'étant reconnus, ils se mettront en marche comme deux géants, pour s'embrasser.”

Après que dans la mêlée des nations... Le singulier oracle! Dieu sait pourtant si en ce temps-là on était loin de la catastrophe mondiale de 1914-1918, de l’aven- tue sioniste, et de la marée montante du bolchevisme— suprême invasion de “lerreur totale”—qui entreprend de corrompre et de décomposer tous les peuples par le poi- son mortel de l’athéisme, en face de “Ia vérité totale,” celle de l'Eglise catholique mobilisant toutes ses forces d’apostolat sous l‘'étendard de l'Action Catholique.

{

VERITES ANCIENNES

Saint Augustin a bien dit: ‘Quand ils ont rejeté la justice, que sont les royaumes du monde, sinon de vastes brigandages?” |

Ecoutez bien encore ceci: “Lorsqu'une fois Finsa- | tiable soif de licence prend un peuple à la gorge, et que, ! mal servi par ses échansons, on lui verse sans tebee | rament la rude liqueur de liberté, alors tout homme d'Etat qui ne sait pas s’assouplir est bafoué, insulté, ac- cusé. Quiconque obéit à quelqu‘un est poursuivi par la! populace qui l’appelle un esclave. |

Le magistrat qui se fait simple citoyen, le simple ci- toyen qui traite le magistrat comme son égal, voilà ceux| qu’elle accable é'éloges et qu’elle immole sous les hon- | neurs. Tout dans ce peuple ne peut plus être rempli que: de liberté püre. Le foyer domestique même doit être! vide d'autorité. Il faut que le père tremble devant son, fils, et que le fils n’ait plus aucun souci de son père. il! faut abolir le pudeur pour qu’enfin l'on soit libre en: tout. Plus aucune distinction d'homme à homme. Les jeunes gens prennent le poids et l'autorité des vieil- lards, ‘et les vieillards doivent se mettre à l’école des jeunes gens pour étre tolérés par eux Que rm'oduit cette dilatation de jouissance? Des âmes molles et dé- goûtées qui, à tout appel du devoir, répondent par Ja! colère et le refus de rien porter. Plus de loi, pius de| maitre. Mais cela même est la racine d’où va naître! un tyran.” |

Vous croyez que je fais des allusions, peut-être. Eh bien, savez-vous qui a écrit cette page étonnante d'actualité? C'est Platon, un sage, un génie de la Grèce, il y à vingt-trois siècles, et son autorité lointaine n'en | est que plus frappante. Elle prophétise l'histoire avec un accord des faits vraiment saisissant,

Voilà l'état social nous sommes redescendus pour avoir laissé le paganisme détruire peu à peu l'esprit chrétien dans la famille et dans la société.

3 }

|

DANS LE DESARROI GENERAL

Il y a des périodes de l'histoire les hommes dé- passent les événements. ;

Nous vivons une époque les événements dépas- sent les hommes.

Nous nous agitons commes des passagers anxieux, qui vont et viennent sur un navire, mais un navire dont personne ne saurait dire au juste il va.

Sur le monde consterné, c'est l'impiété des nations et des gouvernements qui a fait ceseendre les lourdes ténèbres de la ruit, une dure nuit sans étoiles, l'hu- manité se sent vouée aux abîmes. Excusons ceux qui n'ayant pas notre foi, crient avec épouvante: sauve qui peut!

Mais l'heure des grandes crises est aussi l'heure de Dieu, toujours bonne aux ouvriers de la divine espé- rance.

Dans je désarroi général des esprits, dans l'universel- le angoisse des coeurs, notre Evangile seul peut nous rendre une clarté qui ne vacille pas et une raison déci- sive de croire au salut.

Il n'y à de salut que dans un plan de restauration chrétienne et Pie XI nous en a avertis dans l'Encyclique Quadragesimo Anno: “Si on n'arrive pas à le mettre sans délai à exécution (le plan de restauration chrétien- ne), on n'arrivera pas à défendre l'ordre public contre l'assaut des forces révolutionnaires.”

THEORIES UTOPIQUES ET CHEF POLISSON

Nous avons déjà, dans quelques éditoriaux, dénoncé les faux principes de la technocratie et une certaine presse en mal ôc réclame, qui a fait la propagande de l'utopie technocrate. Nous n'avons pas été le seul jour- nal qui ait dénoncé la technocratie fondamentale, à l'occasion du passage du chef technocrate dans l'Ouest. Au lendemain de la conférence que M. Scott a don- née, au théâtre Empire d'Edmonton, le “Journal” s’'a- musait, avec raison, de M. Scott qui avait proposé un système devant créer “un nouveau monde physique et une nouvelle nature humaine pour vivre dessus.”

“Quand M. Scott, dit le “Journal,” propose un mon- de il n'y aura pas de taxes, pas de maladie, ni as- surance, ni crime et ni divorce, il fait le tableau d’un monde qui n'a jamais existé ni sur terre ni sur mer.”

“Quand M. Scott, ajoute le “Journal,” déclare que}

battre sa femme sans être entendu des voisins, il ad- met évidemment que même en régime technocrate le crime continuera.”

Au simple point de vue économique M. Scott à es-

sayé de prouver que par la mécanisotion graduelle, 14 | PUIS mon arrivée,

mechine devait remplacer l'homme, Une statistique a- méricaine, que rappelle le “Journal” démontre simple- ment que le chef technocrate est un menteur et veut bourrer son monde. “Les recensements industriels faits aux E.-U. il y à deux ans, démontrent, dit le Journal,” qu’il n'y à pas eu depuis 50 ans de déplacement dans les emplois techniques par le développement de la tech- nologie. Au contraire en 1889, il y avait 383 employés par mille de population, et en 1929 il y en avait 398.

Tout le monde admet que le système de distribu- tion est défectueux et doit être corrigé; mais les avances

technologiques de M. Scott, dit encore le “Journal,” |

sont. inacceptables par beaucoup de gens.”

La presse a aussi signalé le vocabulaire peu dis- tingué et même les paroles grossières de M. Scott, de- vant son auditoire.

En Colombie Anglaise, le chef technocrate a parlé devant les étudiunts de l'Université: “M. Scott, rapporte le service interuniversitaire des nouvelles de l'Univer- sité de Columbia, à parlé d'une manière tellement gros- sière que son auditoire n’a pu s'empêcher de le pren- dre en grippe.”

La ‘Social Credit Gazette” d'’Edmonton a trouvé elle aussi que M. Scott était un polisson et n’a eu d’argu- ments solides qu’un langage vulgaire,

“I y a des choses, dit l'éditorial du “Social Credit Gazette,” édition du 29, qui sortent absolument des li- mites du bon goût, losqu'elles sont dites dans un dis- cours public. Nos préférences vont aux discours polis, et quand un conférencier utilise la vulgarité, c'est pour camoufler un faible argument, un maigre vocabulaire: pour ne pas mentionner une infériorité qui se ca- che dans l'intelligence” (Le rédacteur de la “Social Credit Gazette” na assisté à la conférence technocrate de M. Scott.)

D.-A G.

IL Y A VINGT-CINQ ANS

Les Albertains élisent un gouvernement provincial qui compte 24 libé- raux et un conservateur. L'hon. A.-C. Rutherforda est le premier ministre,

MORINVILLE Les battages sont à peu près finis.

sont très satisfaits du rendement et de la qualité du grain. .Le R. P. Grandin est au Lac-la-Biche pour quelques semaines.

gneur de Laval, Marie de l’Incarnation, Catherine de Saint- Augustin et Marguerite Bourgeois, ces astres allumés au ciel de notre histoire par la main de Marie elle-même, pour éclai-

rer la marche de notre peuple.

{L’idole demande du sang

Voici une page de Louis Veuillot qu'on dirait écrite d'hier. Elle peint au vif l’état actuel du mon- de, par l’analyse des causes pro- fondes qui ont engendré la crise universelle:

“Quand les classes que Dieu met à la tête de la société méconnaissent les devoirs qu’elles doivent remplir; lorsqu'elles oublient que leur privilè- ge est une fonction; lorsqu'elles se-

Tous les fermiers

sent de toute charité; lorsque pour être plus libres dans leur ambition,

oo D

Et ce jour même de l’Immaculée Conception, nous rappelle plus particulièrement l’origine de la hiérarchie catholique au Canada, qui commence à prendre sa place dans l'Eglise, le 8 décembre 1663, avec le sacre de Monseigneur François de Mont- morency-Laval; il nous rappelle avec fierté que deux de nos saints martyrs canadiens Charles Garnier et Noël Chabanel, versaient le 8 décembre 1649, leur sang sur cette terre du Ca- nada. Is s'étaient engagés par voeu à soutenir et à propager jusqu’au martyre que la Vierge Marie a échappé à la tache ori- ginelle. -

. Enfin, la fête de l'Immaculée Conception nous rappelle le devoir de nous unir à la mentalité de ces illustres ancêtres, nos pieux fondateurs et missionnaires qui nous ont apporté si pur le précieux dépôt de la foi. |

“La croyance en Marie Immaculée à écrit Monseigneur Pa- quet, est un joyau princier au front de notre Ex'ise née de la foi de Rome et du coeur de Ia France, et qui n’eût jamais pen- dant tcute son cxistence, d’amb'tion plus vive que de garder, transmettre et propager dans toute leur vérité, les doctrines du

Christ et les enscignements de Ia Chaire de Snrint-Piorre.

“Faisons de cette dévotinn envers 12 Mère de Dieu, qui est aussi la Reine des hommes, l’un des meilleurs é‘'éments de notre vie relig'euse et l’une des plus utiles sauvegardes de notre foi

nationale.” Denis A. Gobeil, O.M.I.

0

couent toute autorité et s’affranchis-

dans leur orgueiïl et dans leur plai- sir, elles disent: Il n’y a plus de Dieu! aussitôt la multitude les prend au mot. Car, en effet, il n’y a plus de Dieu pour le peuple, dès que ses supérieurs cessent de lui donner les exemples et les soins qui lui sont dus: il n'est plus instruit, il n’est plus aimé, il n’est plus soulagé, et dans son coeur s’agite le redoutable problème de l'inégalité des condi- tions humaines. Comment tenterait- il de le résoudre autrement qu'il n’a toujours fait? Oté Dieu, ce problè- me fait chanceler la raison même des bons et des sages, il écrase l’hu- manité. D'un côté tant de misérables et de l’autre si peu d’heureux, c'est une injustice dont la conscience, li- vrée à elle-même ne peut prendre son parti. La félonie des démago- gues et l'enthousiasme des faux pro- phètes s'empareront toujours aisé- ment des instincts divers, jaloux. méchants, quelque fois aussi géné- reux, qui se résignent plus volon-

(Suite à la page 5)

Cerdon, Aix, France, 17 nov. 1935 Monsieur le Rédacteur.

Dans ma dernière chronique, je vous ai laissé à Cerdon, gros village nous comptons faire nos quar- tiers d'hiver. Ce bourg est entouré de montagnes d’un pittoresque réel- lement merveilleux. 11 suffit de sui- vre la route nationale ou les petits chemins à travers les vignes pour découvrir des points de vue nou- veaux. À chaque détour du chemin le paysage change et la perspective varie sans cesse. Au fond de la val- liée on aperçoit les verts pâturages, à mi-côte les vignobles et sur les sommets plus élevés les rochers à pic ou les forêts dont l'automne a tacheté Ja ramure de teintes rouges et dorées. Au-dessus de l'église du village et la surplombant de sa mas- se imposante on aperçoit le mont Cormier qui a son histoire.

Le mont Cormier

En 1854 les habitants de Cerdon promettaient d'élever une statue en l’honneur de la Ste Vierge s'ils é- taient protégés d’un certain fléau. Ils promettaient en outre de faire briller des cierges ou des lampes tous les jours de l’année devant l’i- mage de la Vierge, Leur demande | ayant été exaucée par la Reine du | ciel, la statue fut édifiée et portée | triomphalement sur le Mont Cor- { mier par les habitants. Depuis cette époque, tous les jours sans excep- tion, des équipes de jeunes filles montent chaque soir, à tour de rôle pour allumer les flambeaux. La pre- ! mière fois que j'entendis raconter

\ dans son nouveau monde physique quelqu'un pourra | cette histoire, je restai un peu scep-

| tique et me disai intérieurement : Tout de même quand il pleut ou que {le temps est vraiment mauvais, il i doit v avoir une interruption. Or, de- il y a eu des jours {de pluie diluvienne; j'ai voulu me i rendre compte de la fidèlité des Cer- ! donnais à leur promesse. Effective- ment, de la rue on aperçoit les cier- ges qui brülent chaque soir. Par pluie, par neige, par beau ou mau- | vais temps, les jeunes filles accom- plissent le voeu de. la population 2- vec une fidèlité et une persévérance

iii faut voir ce qu’elles ont à grimper pour accomplir ce geste.

“Les Trois Mousquetaires”

Dernièrement, nous avors eu l’oc- casion de visiter des membres de no- tre famille demeurant près de Lyon. JI va sans dire que notre conversa- tion roule le plus souvent sur le Ca- nada. On nous interroge, on veut sa- voir le genre de vie que nous me- non là-bas, nos coutumes, nos pro- grès modernes, etc. Avez-vous le Cinéma-parlant me demande l'un d'eux. Je réponds affirmativement et citant notre dernière expérience au Canada, je dis: Nous avons vu jouer les “Trois Mousquetaires” quelques semaines avant notre dé- part, Comme cela se rencontre dit-il, ce film a été tourné précisément tout près d'ici, à Pérouges qui est d'ailleurs un endroit très intéressant à visiter. Dans l'après-midi nous nous laissons conduire à Pérouges distant d’une quinzaine de kilomè- tres. Coïncidence étrange, en entrant dans cette vieille cité, nous recon- naissons parfaitement les remparts, la rue les “Trois Mousquetaires” ont leur premier duel et célèbrent gaiement leur victoire, etc. Nous | pensons rêver en entrant dans cette hôtellerie le propriétaire actuel a voulu garder le cachet antique dans la disposition des pièces et l’ameu- blement. Les servantes elles-mêmes sont habillées et coiffées à la mode du XVe siècle. Qui m'aurait dit, il y a quatre mois que je visiterais les lieux a été tourné le film des “Trois Mousquetaires?”

L'église de Pérouges

L'église de Pérouges est une vraie forteresse et le site était regardé

| &dmirable, et cela depuis 81 ans. Et

Lettre de France

comme imprenable: témoin cette ins- cription commémorative du siège de 1468, rédigée en un latin un peu fantaisiste: “Perogia Perogiarum, urbs imprenabilis, coquiniati Delphi- nati voluerunt prehendere illam et

non potuerunt. Attamen importave- runt portas, gondos cum serris et degringolaverunt cum illis. Diabolus importat illos!” Ce qui peut se tra- Jduire en français: “Pérouges des Pé- rouges, ville imprenable. Les coquins de Dauphinois voulurent la prendre, ils ne purent: ils emportèrent ce- pendant les portes, les gonds et les serrures et dégringolèrent avec el- les. Que le diable les emporte!” La France en face de la dépression.

Vous vous demandez peut-être quelle est mon impression sur le courant de la vie actuelle et des af- faires? J’estime que la France n'a pas connu la dépression financière au même point que les autres pays. Malgré les doléances qu'on entend un peu partout, l'argent a circulé et circule encore assez largement. Si le coût de la vie est en général plus élevé qu’au Canada, par contre, cha- cun vise à se suffire. Le “relief” n'existe pas à l’état épidémique et le nombre des chômeurs est très res- treint. Beaucoup de paysans et pe- tits commerçants ont leur auto ou leur camionnette, La France vient au troisième rang pour le nombre d'automobiles, après les Etats-Unis et le Canada.

Le tourisme

Si le tourisme a diminué en Fran- ce, cela est sans conteste, à la dévaluation du dollar américain et canadien. Le manque de confort dans cértains hôtels de second ordre, y est bien aussi pour quelque chose. Et, d’après mon expérience person-

pour l'échange de leur argent et chè- ques de. voyage. C’est une paperas- serie à n'en plus finir. Eh! puis tous les Français sont d'accord sur ce point: qu'il est souvent difficile dans les grandes gares d’obtenir des ren- seignements exacts sur l'heure des trains, la voie de départ, le change- ment de trains. Il faut pour ces ren- seignements tomber sur l'homme

sont de règle ct s'ajoutent à l’addi- [tion sous le nom de “service”. Au demeurant quelle politesse exquise. Et comme on fait bien els choses quand il s’agit de manger! Ce qui {faisait dire à un ancien gérant de Banque de Saskatoon, et que j'ai rencontré à Paris: “Au Canada on mange pour vivre, ici on vit pour manger.” Le jour de l’armistice

Le 11 novembre, jour de l’armis- tice, les mêmes cérémonies se sont déroulées un peu partout dans les villes et les villages. La messe pour les morts à laquelle assistent les an- ciens combattants, les autorités mi- litaires et civiles, la population. Puis le défilé, au cimetière et au monu- ment aux morts de la guerre. J'ai eu le privilège d'assister à cette cé- rémonie très impressionnante. Les cimetières français sont admirable- ment bien entretenus. Sur chaque tombe, une croix avec inscription, une pierre, souvent de véritables mo- numents peut-être trop somptueux. Le Français a réellement le culte des morts. En visitant ces champs de repos, on ne peut mieux faire que penser aux disparus, prier pour eux et réfléchir sur l'éternité qui nous attend.

Et maintenant, M. le Rédacteur, je conclus en vous déclarant que cha- que semaine nous attendons avec impatience l'arrivée de la “Survi- vance”. Il nous semble pour quel- ques instants être en Alberta au mi- leu de nos amis et connaissances en parcourant les colonnes aux titres

.| évocateurs.

‘Au revoir, KH. Garnier, ptre,

Q. Mais l’infaillibilité du Pape n’a pas toujours été un dogme de foi?

R. Autrefois en effet l’infaillibilité du Pape n'était pas publiquement proclamée article de foi; cependant les Papes étaient infaillibles de fait, et cela depuis le premier, St Pierre. L’infaillibilité du Pape n'est pas une nouvelle doctrine; le fait qu'elle n’a été définie comme arti- cle de foi qu’au dernier siècle veut Aire simplement que l'Eglise a vou- lu mettre à jour solennellement une vérité qui existait depuis longtemps dans la somme de ses enseigne- ments.

QUESTIONS ET REPONSES

Ce qu’il faut savoir.

D1)02:rep:)CED-07-ED0-S

| sontraignant à croire sans autres preuves?

R. Au contraire, en acceptant l'in- faillibilité les peuples recherchent la vérité à l’aide d’un guide sûr et

éclairé; sans un guide infaillible on

ferait ces recherches dans les téné-

bres. Le Protestantisme a recherché la vérité sans guide infaillible; et

la conséquence. c’est que depuis 400

ans de travail dans ce sens, il y a au delà de deux cents dénominations qui toutes se proclament la vérita- ble Eglise du Christ, tout en se con- tredisant entre elles sur des points

Q. L'infaillibilité ne tient-elle pas! essentielles de la doctrine du Maî- les peuples dans l'ignorance en les! tre.

nelle, j'ajouterai que souvent on crée. aux voyageurs trop de difficultés -

spécialisé: le contrôleur. Je ne parle pas des pourboires qui maintenant .

li. Re

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" a été convoquée samedi dernier. _ festival aura probablement lieu le

La vie en Alberta

S. E. MONSEIGNEUR GUY, O.ML À TANGENT

36 ENFANTS RECOIVENT LA CONFIRMATION —|

LA PREMIERE CONFIRMATION A TANGENT

“Le 26 novembre, la paroisse était

en liesse, ellé avait le bonheur de recevoir son évêque, Mgr Joseph Guy de Grouard.

Monseigneur arriva le matin, par le train venant d'Edmonton, en compagnie. de son secrétaire, M. Fabbé Charest.

A neuf heures, Monseigneur fit son entrée solennelle à l’église en compagnie de son secrétaire. Après les cérémonies en usage, au choeur, M. le curé souhaïita la bienvenue au distingué visiteur, en son nom et au nom de toute la paroisse. Monsei- gneur répondit à ces souhaïits, re- merciant d’abord M. le curé et en- suite les paroissiens d'être venus nombreux à cette fête. APS

donna ensuite de sages conseils. Il parla du respect :que l'on doit au prêtre et s'adressa ensuite aux pa- rents, les exhorta à donner toujours de bons exemples à leurs enfants. Monseigneur revêtit ensuite les or- nements et célébra le saint sacrifice de la messe, pendant laquelle le choeur de chant exécuta de beaux cantiques.

Après la messe, Monseigneur ad- ministra le sacrement de confirma- tion à trente-six enfants.

Les paroissiens garderont long- temps un bon souvenir des sages conseils et de la visite de Monsei- gneur. C’est la première fois que Monseigneur administre la confir- mation à Tangent, depuis sa fonda- tion.

- MARIAGES À FALHER

FORAAUNET-LAFOND ND CHAILLIER-PELLE- = TIER— LUSSIER-THERRIEN

FORAAUNET LAFOND

Le 12 novembre avait lieu le ma- riage de M. Ole Foraaunet de Faust, Alberta à Mile Emerencienne La- fond, garde-malade de Falher. La bénédiction nuptiale fut donnée dans l'après-midi, par le KR. P. J.-L. Bi- net, O.M.Ï., à la chapelle du presby- tère. M. C. Hardy, MD. de Falher, servait de témoin au marié, tandis | que M. U. Lafond accompagnait la mariée, ravissante dans une superbe toilette bleu-ciel. Après la cérémo- nie, le cortège nuptial se rendit à la demeure de M. Lafond. Au restau- rant Balmoral un somp- tueux banquet réunissait quelques- uns de leurs nombreux amis. Etaïent présents: M. et Mme Ole Foraaunet, nouveaux mariés, les parents de la nouvelle épouse, M. et Mme U. La- fond, M. et Mme J.-C. Hardy, MD. et Mme Edouard Cimon de Donnel- ly, M. et Mme J.-A. Olivier, avocat, M. et Mme E. Desrosiers, M. D. Mme A.B. Côté de McLennan, M. sk Mme F. Plourde, M. J.-A. Dextras, pharmacien, M. et Mme Albert Trot- tier, M. et Mme Hen. Verstreate, M. et Mme F. Rentiers, Hôtel Adanac, etc.

La soirée se passa à la salle pa- roïissiale la fanfare invitait la foule à se réjouir du bonheur des nouveaux époux. Au goûter, une foule d'amis se réunirent aux invi- tés. L’heureux couple prit le train du matin pour un voyage de noces.

Peu de jours auparavant les amies intimes de Mille Lafond désirant lui donner une marque de reconnaissan- ce organisèrent un “shower” vrai- ment féerique: une joyeuse petite fée, emblème du. Bonheur, semait des cadeaux de prix à pleines mains. Mme Maurice Beauchamp déclama les impressions de l’assistance. L'hé- roïne de la soirée fut très sensible à cette marque de délicatesse de la nes de celles qui, à regret, la voient s'éloigner; c’est d’une voix émue qu’elle leur dit un sincère merci.

Nos voeux les plus sincères ac- compagnent les nouveaux mariés.

CHALLIER PELLETIER

Mardi à. trois heures de l’après- midi le 19 novembre, M. Arthur Gé- rard Chaillier disait adieu au célibat

à

et conduisait à l’autel, Mlle M. An- toinette Pelletier. La bénédiction nuptiale fut donnée par le R. Père Conway, dans la chapelle du presby- tère à Grande-Prairie les futurs mariés s'étaient rendus accompa- gnés de leurs parents et quelques a- mis. M. Henri Challier servait de té- moin à son fils et M. Paul Z. Pelle- tier accompagnait sa fille. Après la cérémonie, un banquet fut servi au “Grande Prairie Hotel”. De nom- breux télégrammes de félicitations furent envoyés aux nouveaux ma- riés. La mariée est la soeur du dé- puté M. René Pelletier.

Au retour de leur voyage de no- ces, ils furent reçus chez M. et Mme Henri Challier, parents du marié. Le lendemain soir, il y avait foule con- sidérable à la salle Gay pour souhai- ter la bienvenue au jeune couple.

Le vendredi, 15 courant, un “sho- wer” organisé à l'improviste par Mlle Claire Boisvert, amie de coeur de Mile Antoinette Pelletier, réunis- sait les dames et demoiselles, cha- cune y mettant une note de gaieté jointe à un souvenir d'amitié. Mme Maurice Beauchamp lut une adres- se de circonstaance; puis l’assistan- ce admira les magnifiques cadeaux offerts; on se sépara en laissant flotter dans la salle les voeux de bonheur.

LUSSIER THERRIEN

Le 27 novembre avait lieu le ma- riage de M. Abel-Ferrier Lussier, fils de M. L. Lussier de Donnelly à Mille Jeanne-d’Arc Therrien, fille de M. et Mme Therrien de cette parois- se. Les pères respectifs servaient de témoins aux nouveaux époux. La bé- nédiction nuptiale fut donnée par le R. Père J.-L. Binet, O.M.I, curé, à la messe solennelle du mariage pen- dant laquelle des cantiques appro- priés furent exécutés par les chan- tres locaux et les demoiselles. Mme Paul Sicotte touchait l'orgue. La veillé traditionnelle des noces réu- ait une foule de parents et d'amis qui s’amusèrent gaiement jusqu’au matin.

À tous les nouveaux époux nos

plus sincères voeux de bonheur et de prospérité.

FESTIVAL FRANCAIS A ST-PAUL

Une réunion du comité du festival français de l'inspectorat de St-Paui Le

lendemain de lAscension, en mai prochain, à St-Paul. Une cinquan- taine d'écoles bilingues seront invi- tées à y prendre part. Espérons qu'un très. grand nombre pourront se rendre à l'invitation.

Cette année comme le fonds Car- négie ne fournira rien pour les fes- tivals, la question de finance sera

plus difficile. Le comité s’efforce de

réduire toutes dépenses au strict né-

cessaire, mais il faudra bien trou- ver à payer la papeterie, timbres et autres dépenses incidentes. Les dis- tricts d'écoles bilingues recevront une invitation à contribuer une som- me minimum pour couvrir ces frais ou à donner une coupe ou le prix de quelques bons volumes à être offerts au lieu de médailles pour solos ou ré- citations. Nous sommes assurés de trouver bon accueil. 11 n’y aura pas de festival d'élimination dans cha- que centre comme l’année dernière dans je festival anglais.

Phs Durocher, prés. du Comité.

DEPART DE M. ET MME CHEVIGNY

FALHER M. et Mme Edouard connaissance. Mme PF. Plourde lut

: Chevigny ont loué leur terre et s’en une adresse appropriée à la circons-, : vont demeurer à Edmonton; c’est a- | tance. Un souvenir: magnifique piè-

+: vec regret que nous les voyons s'é- : loigner; ils ont toujours très honora- - blement figuré au cours des 15 ans ï qu'ils ont passés dans la paroisse. -: L’A.C.F.A. a eu en M. Chevigny un ‘président actif et vaillant défenseur «: de nos droits; au moment de quitter "ri remplit encore la charge de syn- . die. En qualité de Dames de l’Autel,

-Mme Chevigny a toujours prêté son

‘concours en autant que sa faible :santé le permettait; c’est à

ce titre que les Dames sociétaires ont vou- lu lui accorder un témoignage de re-

ce d’argenterie, don des Dames del?

l'Autel, fut offert à Mme Chevigny et M. Chevigny recevait une pipe de valeur, don des amis. Les héros de la fête remercièrent en termes très émus et dirent leurs regreis de nous quitter. Après ce touchant moment, la table fut couverte comme par en. chantement d'un ;r ter des plus ap- pélissants; hacune ues darie: ayant apporté un méts 1avori,

Nos voeux le bonne sante et, bon- heur accompagnent ceux à qui nous disons: Au revoir.

traineaux doivent maintenant pas- ser eur la glace du lac tout le long

3 décembre 11 parait que les prisonniers du

INSOMNIE 2

JOUSSARD

30 novembre . Décès.

ital à l’âge de 58 ans. létait bien connu dans toute la ré- fgion de la Rivière la Paix pour a- voir été sur la construction de ponts de chemins de fer et autres ouvra- ges semblables pour le Gouverne- ment depuis audelà de 30 ans. De- puis. deux ans, il souffrait d'hyper- trophie du coeur et autres maladies

LA S URVIVANCE.

DECES DE MME CELINA

LA DEFUNTE A DEMEURE 32 ANS EN AL- BERTA--ENCOURAGEMENTS DU PERE A. LACOMBE, O.MI-—UNE VERITABLE CHRE- TIENNE-FUNERAILLES A BROSSEAU.

Le 22 novembre s’endormit dans le Seigneur, Marie-Celina St-Hilaire, é- pouse de feu Alphonse St-Hilaire. Mme St-Hilaire arriva en Alberta en

M. Joseph Joron, décédé à l’hôpi-| 1903, avec les familles Desrosiers et Le défunt FX. Lapierre de cette paroisse.

Toutes les trois familles quittèrent leur village d'affection sous la sage direction de M. l’abbé Guertin, pour s'établir dans la vaste province de PAlberta.-Chemin faisant, souve- nir de Québec qu’elles venaient de laisser, les larmes commencèrent à ruisseler quand s’amène le bon Père

qui accompagnent et ne pardonnent| Lacombe à leurs bancs. En bon pas-

point. M. Joron était un colosse d'une taille au-dessus de la grosse moyenne. Îl avait une force muscu- laire hors du commun, mais ne s’en servait que pour son ouvrage, étant d'un caractère doux et pacifique. Beau physique, beau moral, bon chrétien, charitable à toutes les mi- sères qu’il rencontrait. Il était ori- | ginaire des Cantons de l'Est, céliba- taire et n'avait point de proches pa- rents au pays.

Une prière pour le repos de l’â- me du défunt de la part de tous ceux qui l’ont connu et surtout de ceux qui ont été l’objet de ses ser- vices, R. I. P.

ee

M. Rosaire Hébert, de Villeneuve, frère de Mme Arthur Comeau a pas- quelques jours chez ces derniers et a visité plusieurs vieilles connaïis- sances de Joussard, entr’autres, M. le curé Normandeau dont il fut le premier servant de messe à St-Pier- re-Villeneuve, il y a 35 ans passés. M. Hébert a, de plus, visité deux de ses fils établis depuis un an à Guy.

M. L. Danze, agent voyageur de la Cie Rawleigh, faisait sa tournée habituelle, Chinook.

Et un fameux! qui dure depuis presque deux semaines et qui a en- levé de la neige, à ce point que les

cette semaine.

du village. Inutile de dire que nos jeunes s'en donnent à coeur-joie sur les patins, le peu de neige qui re- couvrait la glace du lac étant fon- due et gelée en miroir au cours des nuits. Tout le monde profite de ces beaux jours ensoleillés pour faire leurs charrois de bois, charbon, four- rage, etc. —Corr.

NOUVELLES DE NORAL

NORAE, Alta. Samedi, le 22 novembre, avait lieu dans la salle d2 l'école, une partie de paniers des mieux réussie. Les récettes ont don- $40.20, toutes dépenses payées.

Grâce au dévouement de Mme Ru- by Varze, institutrice, les chers pe- tits de Noral auront un Noël quasi princier.

Plusieurs bons et dévoués amis sont venus de Casian, Hvlo, Venice et Lac La Biche. Donc, un merei bien sincère et du fond iu 2neur à tous ceux qui ont con ‘hué à faire de cette fête un réel suerèe

Quoïque demeurant dans l’ombre, le petit village n'en demeure pas moins intéressant ar#tif. Noral possède une bonne grande salle- école, une magasin et bureau de poste on y parle les deux lar- gues.

achre de

et

© LAMOUREUX

Fort Saskatchewan ne peuvent pas aider à l'entretien de la glissade. Il faudra que des volontaires s’en mê- lent si on veut jouir de ce sport d’hi- ver.

Mlle Hermine Lamoureux est en ville elle est sous les soins du Dr Clermont. Les dents de sagesse jouent parfois de vilains tours. At- tention de perdre toute la sagesse!

Mme Eva Morel d’Edmonton était en visite chez Mme Maxime Desro-

Soulagement bientôt obtenu avec usage de Île

: NOURRITURE du Dr. CHASE

pour dés Norfs:

X

[hoc ES Colmar

Doctor F.S. Colman

Dentiste. HIGHT PRAIRIE, ALTA,, sera à High Prairie, Alta, tous les lundis, mardis et mercredis. McLENNAN Jeudi et vendredi. SR

5 L d À

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‘Saskatchewan, M.

teur, il les console, les encourage en leur parlant de la beauté du nou- veau pays et du bien qu'elles feront comme catholiques et Canadiens français. Nos colons descendent du train. Ils sont à Stratchona, en Al- berta. Tout nouveau, tout beau. Mais c’est loin d’être comme à Québec. A la tête, les hommes louent une mai- son du temps afin de loger enfants et épouses. Et eux s’en vont explo- rer la prairie albertaine.

La famille St-Hilaire s'établit à Vegreville et quelques années plus tard elle s’en vint à Brosseau. à Brosseau, tout près de la rivière Alphonse St-Hi- laire prit la direction d'un hôtel à

!côté du magasin de M. Edmond

Brosseau. Aujourd’hui de l'hôtel il n’en reste que la cave, les cendres et la cuisine M. Tobie Brunelle fait ses heureux quartiers d'hiver. Mme St-Hilaire,devenue veuve, s’engagea au service du R. P. Doyle,

curé de Brosseau et depuis cinq ans curé de Wainright. Elle resta sa mé- nagère jusqu’à sa maladie mortelle qui la terrassa pour tout de bon au mois de juillet dernier. Impuissante à continuer cette mis- | 1

| sion de servante du représentant du

Christ, elle revint triste à son foyer situé tout près de l’église de Bros- seau. Hélas! elle en revint pour se préparer à la mort. Cette bonne ma- man aimait la vie du presbytère par- ce que, nous disait-elle, “Je puis aller ‘à la messe tous les jours et je puis communier tous les jours. C'est cette vie intensément spirituelle, c’est la réception fréquente des sacrements qui lui donna la grâce de la persévé- rance finale de voir le bon Dieu et de le possèder à jamais. Cette vie pieuse lui donna l’heureuse consola- tion de passer avec le calme et la paix des élus à l’autre vie munie des consolations de notre sainte religion. Voilà comment l’on meurt quand on a passé cette vie terrestre dans la foi, l’espérance et la charité.

Le service de Mme St-Hilaire fut célébré, lundi à 10 heures. Le R. P. Doyle, curé de Waïnright officia, ac- compagné du curé de Lafond, M. l’abbé Mailloux, comme diacre et du curé de la paroisse comme sous-dia- cre. La bonne “mémère” St-Hilaire laisse pour la pleurer deux fils, Zé- phil, de Two Hills et Philippe, de Los Angelos; trois filles, Mme J.-B. Vincent de Brosseau, Mme Chouïi- nard de Brosseau, Mme Hardy de Falher. Que son âme repose dans la paix du Seïgneur.

LE DIMANCHE DE CHARITE”

L’AUTORITE ARCHIDIOCESAINE RECOMMAN- DE L'OEUVRE DU “BUREAU DE BIENFAISAN-

CE CATHOLIQUE” A

LA SYMPATHIQUE ET

GENEREUSE CHARITE DES FIDELES. UNE METHODE MIRACULEUSE

Monsignor Léo Nelligan, vicaire- général de l’Archidiocèse d’Edmon- ton vient d'envoyer à Messieurs les curés la lettre suivänte:

le 28 novembre, 1935.

Son Exc. Mgr l’Archevêque, 2 dé- signé dimanche le 8 décembre, com- me “Dimanche de. Charité” et de- mande qu’une quêté ‘spéciale ‘soit prise dans toutes. les. églises parois- siales du diocèse’ pour fournir de la nourriture et du’ linge aux pauvres. Il désire que vous annonciez cette quête le dimanche précédant et que vous donniez à vos paroissiens les enveloppes qui vous seront envoyées par le Bureau Catholique de Cha- rité.

L'oeuvre de l’aide parmi les gens dans le tesoïin dans le diocèse a été centralisé par l’organisation récen- te du Bureau Catholique de Charité, 10128 98e rue, sous la direction de M. l'Abbé T. Ryan. Nous espérons que ce bureau central permettra une distribution plus prompte et plus ef- ficace de secours parmi les gens dans le besoin et nous évitera ainsi en grande mesure Ja duplication. À- vec le concours de tous ce bureau

| central aidera certainement à soula- ger la détresse parmi les pauvres durant ces temps si difficiles.

Les pauvres de Dieu devraient être toujours l’objet de notre géné- reuse et pratique charité. Rien ne nous donnera plus de mérite et de consolation que de tendre une main secourable à-ceux de nos frères qui sont les victimes de la détresse éco-

nomique ‘actuelle. Notre Divin: Sau- |:

veur, le grand Exemple de charité chrétienne, n'a-t-il pas dit: “Celui qui donnera un verre d’eau en mon nom, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense.” : Permettez-moi done de recom- mander ce bureau de charité à vo- tre sympathique et généreuse charité surtout durant cette sainte saison de Noël pendant laquelle l’Enfant- Jésus a sanctifié et'ennobli la pau- vreté par son humble naissance dans la crèche de Bethléem. Avec mes voeux les plus sinuères, je suis Votre tout dévoué en N. 3 Léo Nelligan, Vicaire-Général, Archidiocèse d’Edmonton.

LA STE-CATHERINE AU COLLEGE ST.ANTOINE

SEANCE EN L’'HONNE O.F.M.,

UR DU R. P. MARTIN,

SUPERIEUR DISTRIBUTION DES : PRIX DE FRANCAIS

LE R. P. CURE, ENCOU-

RAGE L’ETUDE DE LA LANGUE FRANCAISE.

Lundi dernier, fête de Sainte Ca- à étudier leur langue maternelle a-

therine, le collège 2 donné une sé- ance en l'honneur du KR. P. Martin, supérieur du monastère franciscain et des dévoués frères convers.

La soirée débuta par une adresse bilingue; ensuîte, le R. P, Hyacinthe, curé de la paroisse St François pré- sida la distribution des prix du con- cours de français de l’A.C.F.A. Le P. Curé félicita le R. P. Camille, O. F.M. pour son succès obtenu avec ses élèves et souhaita un succès en- core meilleur au KR. P. Philibert, O. F.M. nouveau professeur de français à l'école St François. “Cette distri- bution solennelle des prix, dit-il, doit être un précieux encouragement

pour les enfants canadiens-français

vec toute l’application voulue.” Cette distribution ées prix fut sui- vie de tiratre + 1%iics, Ivées par les élèves du collège. Les acteurs de “Ghicot”, farce canadienne en un ac- te remportèrent le premier prix pour leur jeu parfait et leur mise er scêne. Outre ces comédies il y eut danse espagnole et musique par l’or- chestre du collège. Ainsi la Ste Ca- therine se passa comme dans le bor vieux temps et les élèves de langu’ française, fiers de leur beau succès obtenu avec leur comédie, désirent! préparer un grand drame français avec l'aide des élèves de langue an- glaise, Nous anton-rons bientôt le titre de cette pièce. Un élève.

CONFIRMATION A DONNELLY

82 ENFANTS

Le 28 novembre; une délégation de quatre automobiles se rendaient à Falher pour y chercher son Exc. Mgr Guy et son secrétaire. Vers 4 heures, Mgr Guy, au son des clo- ches, faisait son entrée à Donnelly: il y venait pour la visite pastorale et la Confirmation. On descendit au Couvent les Religieuses de Ste Croix accueillirent nos distingués visiteurs avec les plus grands é- gards.

Le matin.du 24, Mgr voulut bien donner la messe de 8:80 pour per- mettre aux enfants de communier de sa main. Pour la .Brand'messe, chan-

tée par l’abbé ‘A. Charest, on alla recevoir Mgr à la porte de l’église avec la croix, les enfants de choeur et le clergé; Mgr fit son entrée se. lon toutes les règles de la liturgie. Après l'Evangile, Mgr daigna adres- ser de bons conseils paternels à la a assistance, heureuse de l’enten- re.

Dans l’après-midi, à 2:30 h. eut lieu la Confirmation de 82 enfants. Mgr leur parla avant et après la Confirmation. Ce fut une très belle cérémonie. Mgr donna le salut assis- par son secrétaire et le curé de le paroisse,

NOUVEELES ST-HILAIRE, À BROSSEAU PROVINCIALES

CALGARY Le Cartel du blé de l'Alberta favorisera la formation d’une Chambre canadienne d’agricul- ture, vient-on de décider à la réu- nion annuelle ici. On a aussi adopté une résolution demandant aux di- recteurs d'étudier un projet d'assu- rance dont pourraient bénéficier les membres du cartel.

CALGARY Les membres de l'Association des fonctionnaires pro- vinciaux veulent se protéger. À leur récente convention annuelle ils ont adopté une-résolution qui Sera remi- se au premier ministre, lui deman- dant de ne point faire de nouvelles nominatiohs si l'emploi peut être rempli par un fonctionnaire perma- nent qui a perdu son emploi ou qui. est menacé de le perdre par la fu- sion de certains départements.

McMURRAY —Les conditions at- mosphériques étaient tellement mauvaises ces jours derniers qu’elles ont forcé les pilotes de deux aéro- planes de la compagnie Canadian Airways à retarder leur départ pour les postes du nord.

CALGARY “Mussolini est une victime des circonstances et doit marcher en avant si son peuple doit vivre,” a déclaré ces jours-ci J.-H. Woods, de retour de Genève il é- tait allé à titre de membre de la dé- légation canadienne à la Ligue des Nations. M. Woods a aussi déclaré que l'Italie était surpeuplé, que sa population ne se servait que de mé- thodes agricoles surannées et ne possédait que quelques maigres res- sources naturelles. Telles sont les véritables raisons de l'agression de l'Italie sur l'Ethiopie. On ne doit pas détester le Duce; on doit plutôt le plaindre, ajouta M. Woods.

: NAISSANCES :

Lo Sheet

M. et Mme Olivier Cloutier de Tangent sont les heureux parents d'un fils baptisé à la mi-novembre sous les noms de Joseph Léo-Hector Donat. Parrain, Donat Sylvestre ; marraine, Mlle Rita Cloutier.

le 27 octobre, à Brosseau-Du- vernay, Emile Donald Coutu, enfant de Emile Coutu et de Germaine Bou- chard. Parrain :et marraine, M. Al- bert Coutu et Mme Emilia Coutu, grands-parents de l'enfant.

Marie Cécile Fournier, enfant de Alphonse Fournier et de Joséphine Fournier, de Donnelly. L'enfant née le 16 novembre a été baptisée le 19 novembre. Le parrain a été Gérard Fournier et la marraine, Andréa Fournier, frère et soeur de l’enfant.

Jeudi, vendredi et samedi, à 7 h. 30 heures le soir, nous aurons un tri- duum prêché en l'honneur de Ma- rie Immaculée, comme préparation

à la fête de dimanche prochain. Comme c’est en même temps la se- |

nous espérons que les fidèles de la à

4 DECEMBRE, 1935

ES È CARNET * * UNIVERSITAIRE * ÉsptmappiepEEpEEEEpR

On l’appelle “jim”. C'est un grand blond, démarche lente et sûre, il semble d'ordinaire obsédé de quel- que problème. Telle est l’ipparence extérieure de Jacques Vettorel.

“Jim” est un ancien des Jésuites; il est aussi le président du Club Dol- lard, sans compter qu’il est membre du corps des étudiants en génie mi- nier. Il est tout d'abord un travail. leur, un bûcheur. Demandez-lui comment il trouve les études univer- sitaires, il vous répondra, probable- “C'est “tough”’; mais on va boût!!”

On le voit régulièrement à son af- faire, sans fanfare, et l’on ne peut s'empêcher de penser qu’un jéune de cette trempe finit bee accomplir ce qu'il tente.

ment: en arriver

Titoine se voit forcé de faire moultes apoligies: il a oublié de mentionner, la semaine dernière, que Charles Desrosiers est au nombre des aspirants au titre de joueur pro- fessionnel de gouret!

Collège St Joseph

Ïl y a cette semaine le triduum annuel ou retraite annuelle des étu- diants catholiques de l’université. Bon nombre suivent les exercices et les sermons prêchés par Mgr Car- leton.

Les étudiants catholiques sont fort reconnaïssants à l’endroit du Fr Memorian, Recteur, à l'initiative et au dévouement duquel on doit cet- te retraite annuelle.

Quelques courriers nous sont mal- heureusement arrivés trop tard pour l'impression de cette semaine. Nous

Îles publierons la semaine prochaine.

M. et Mme Aïlfred Gaucher ont le plaisir d'annoncer à leurs amis la naissance d’un garçon qui a été bap- tisé dimanche dernier par le R. P.

A. Boucher, O.M.I. sous les noms de Joseph Alfred René. Les parrains furent M. Georges Gaucher, oncle de l'enfant et Mme René Gaucher, sa grand'mère,

MORINVILLE Joseph Edmond Henri Paul, enfant de M. et Mme Edmond Morneault.

M. 'et Mme H. Laguier sont aussi les heureux parents d'un nouveau- né.

FORT-KENT M. et Mme Adri- en Rondeau, une fille, Marie Jean- nette Cécile, enfant de M. et Mme Anatole Mercier. Marraine, Mile Jeannette Leblanc; parrain, M. Ro- ger Mercier.

TRIDUUM DE. L'IMMACULEE-CON. CEPTION A ST-JOACHIM

paroisse en profiteront pour venir faire leur confession et leur com- munion afin d’offrir au Sacré-Coeur leurs hommages d’adoration et de réparation par les mains de sa Mère Immaculée. Nous aurons les confes- sions comme à l'ordinaire et .les

maine du premier vendredi du mois‘ messes vendredi matin auront lieu

6:30 et 7:45 heures.’

ER sase \ A2 298% a +9 1% on y 00 Yarsi8 sets. pe (4 _ TOP vd à vasst aence” pe LS FES ; ee pee BE et De et PA É _ © ê et gere a 02 FO . one A ses CFE ge Pment je RE one ao Ja en C0 ps

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Ontario Establisher1874

Cette annonce. n'est pas insérée par le Bu re Alberta, ni Par le gouvernement de

de !’

au dé: Contrôle des Hoveuts: la provIRes de l'Alberta

4 DECEMBRE, 1935

| Che) |

Aus

.__ Tangent— Le 24, parti de cartes.

: Le bridge et le whist furent joués au

profit de l'église. Cette fois, ce fut

|” esqu'un SUCCÈS. Grand entrain aux

nee de même aux tirages, tout | s'enleva rapidement. Viné après, la traditionnelle tire. Ensuite, les chan- sons et les déclamations vinrent augmenter la gaieté. La soirée se termina vers 2 heures du matin. Tous s'en retournèrent contents de cette soirée. :

FORT KENT— Lundi dernier, M. le curé finissait sa visite paroissiale et en donnant son rapport, il dit que la paroisse comptait 76 foyers dont 267 communiants et 102 enfants.

BONNYVILLE Une organisa- tion: des Scouts a eu lieu cette se- maine. Deux équipes sont en forma- tion au village. Le secrétaire géné- ral des Scouts y présidait.

VILLENEUVE M. Rosaire Hé- bert est allé visiter sa soeur, Mme Arthur Comeau de Joussard ainsi qui plusieurs connaissances. Il ren- dra visite à deux de ses fils établis à Guy.

JOUSSARD M. Adrien Char- rois et sa famille sont en promenade chez leurs parents à Légal et aux alentours.

ST-PAUL Le R. P. Forcade é- tait de passage dimanche. Il a donné le sermon au deux messes et a aus- si donné une belle conférence à la salle paroissiale.

Dumont accompagné de Mlle Zor- kinski, toutes deux gardes malades à l'hôpital de la Miséricorde, était de passage aux bureaux de la Sur-

| EDMONTON Mlle Blanche . vivance ces jours derniers. |

BROSSEAU-DUVERNAY Le

l10 novembre avait lieu le mariage de

M. Philias Lapierre et de Mile Dora Formos. Nos meilleurs voeux de bonheur à l’heureux couple.

FALHER M. et Mme Eldège Prévot accompagnées de Mlle Caou- ette et de M. Allard, sont partis pour . Montréal. Nous leur sou- haïitons bon voyage ainsi qu’à M. Pierre Arcand qui est parti en mê- me temps pour y suivre un traite-

ment.

DONNELLY -— Les 17 et 18 no- vembre, Donneliy avait son bazar au profit des oeuvres paroïssiales. Ce fut un gros succès pour le temps de crise que nous traversons. Les pa- roissiens de Falher, Girouxville, Guy et McLennan ont bien voulu venir chez nous pour nous encourager et nous les en remercions.

CHAUVIN La R. Mère provin- ciale des Soeurs de Sainte-Croix est actuellement à Chauvin elle visi-

Îte l’école dirigée par des religieu-

ses de sa communauté.

ST-PAUL Les Dames d’Autel ont donné un thé, jeudi, chez Mme Urbain Thibaudeau, au profit des pauvres.

LA SAINTE CATHERINE À FALHER

LES DAMES DE L’AUTEL ORGANISENT UNE MA- GNIFIQUE FETE REMERCIEMENTS DU R. P. BINET DISCOURS DE KR. A. PELLETIER,

MP.

LA STE-CATHERINE A FALHER

La traditionnelle fête Ste-Catheri- | ne ne pouvait passer inapercue; aus- si, les Dames de l'Autel toujours prêtes quend :i s’agit ic faire plai- sir n’ont pas craint un travail oné- reux pour faire un succès de cette soirée. Gratifié d’un beau temps, l'auditoire fut assez nombreux. Dans. le but de faire bénéficier les élèves, de la fête à la tire, la distribution des prix du Concours de Français eut lieu ce même soir. Nous laissons aux Avant-Gardistes de faire con- : naître leur programme toute en les félicitant de leur succès et les en- ‘courageant de continuer à remporter | les palmes de français. Le R. Père curé eut un mot aimable pour tous let remercia tous ceux qui ont coo- péré pour faire un succès de cette fête.

DISCOURS DE M. PELLETIER,

M.P.

M. René Pelletier a prononcé le discours suivant:

R. Père Curé; Mmes et MM. i { On m’a fait le grand honneur de Î m'inviter à vous dire un mot à loc-| j casion de cette soirée de famille et. L je vous avoue que cette aimable in- { vitation n’a pas manqué de m'’em- | É barasser un peu; non pas que j'ai hésité un instant à contribuer au Ë succès de cette veillée à la fois pa- | ÿ roissiale et patriotique, mais parce |. à que je ne savais trop ce qu ‘il con- Es À viendrait de vous dire qui fut à à fois utile et intéressant. |

| compense au mérite, mais ils sont

1 des patients efforts que com-

de cette soirée.

Et voilà pourquoi enfin nos mai- sons d'éducation, s si traditionalistes au sens national et religieux, ont conservé la coutume vénérable par son antiquité, de la tire de la Ste Catherine. Peut-être faudrait-il fé- liciter et remercier les Dames de l'Autel qui ont choisi cet anniversai- re religieux pour en faire une fête de famille. À tout événement, c'est du patriotisme bien choisi que de ne pas laisser mourir nos traditions na- tionales, même les plus rudimentai- res en apparence, car elles sont au- tant liens délicats qui rattachent le présent au passé, et qui assurent l'avenir de notre race.

Mesdames et Messieurs, il n’y a pas que nos traditions et nos cou- tumes qui garantissent survivan- ce de notre race: il y a aussi et sur- tout l'enfance et la jeunesse de nos écoles et ce m’a été un plaisir bien doux ce soir d’applaudir avec vous ‘au succès rapporté par les enfants de nos écoles au concours de fran- lçais tenu en juin dernier dans no- tre province et de les féliciter avec : vous des prix qui couronnent leurs nobles efforts.

Ces prix sont sans doute une ré-

aussi une promesse pour l'avenir.

Oui, car une jeunesse qui a le culte de sa langue et qui est capa-

porte sa survivance dans un coin du pays comme le notre, permet les

BUT DE LA SOIREE | plus beaux espoirs pour la conserva-

Si je comprends bien, cette. Veil! on de ce précieux héritage, que nos Élée a été organisée pour continuer |. se Nr ont lécué Re un À une vieille tradition de chez nous qui} #7". Fe

& veut que chaque année l’on célèbre Ë par une fête à la tire du pays la Fè-

dépôt sacré après l'avoir conquis au prix de leufs sacrifices et même de {leur sang, et qw’ils nous ont suppliés

À te de Ste Catherine, vierge et mar- n tyre.

Mais encore, l’on peut se deman- M der quelle relation peut bien exis- G ter entre la jeune vierge d’Alexan-

& canadienne.

Ê Je crois bien que si l’on consultait sur ce sujet les philosophes et les 4 théologiens, ils seraient bien embar- rassés pour répondre; mais nos his- oriens le seraient probablement * beaucoup moins, pour peu qu’ils con- naissent la petite histoire du Cana- da, surtout à ses origines aussi mo- À destes que touchantes.

L'Histoire veut, en effet, que se soit la Vénérable Marguerite Bour- geois, fondatrice des Dames de la Congrégation, et l'une des premières institutrices du pays, qui ait conçu l'idée d’une fête à la-tire pour ré- galer ses petits sauvages qui sui- vaient ses classes de catéchisme. Pour être simple, le moyen ne man- que pas d’être efficace, comme on peut le supposer ; et après trois siè- cles, il n’a rien perdu de son char- me ni de son attrait.

POURQUOI CHOISIR SA FETE L Mais encore ici, pourquoi avoir choisi le jour de la fête de la jeune

ierge? Tout simplement parce que la tire est particulièrement succu- Dante quand elle est refroïdie et Imangée sur la neige, et que cette an- é, la première neige, est tombée le

e la jeune saïnte est devenue la ête de la tire canadienne. “Et voilà ourquoi aussi la tire sera à l’hon- eur ce soir tant pour les enfants ue pour ceux qui seront au à goûter

À drie et la coutume de la bonne tire |

[de conserver intact pour l'honneur de la race et de la religion, par res- pect pour leur mémoire et en recon- naissance de leur héroïsme.

Il se peut, Mesdames et Messieurs que nous, les fils légitimes de ces pieux chevaliers de la langue et de la foi, nous ayons, à certaines heu- res, consenti à laisser piller ce dé- pôt sacré de la langue, à le laisser délapider par des voisins qui, n’en soupçonnant pas le prix, ont cru bien faire en nous invitant à y re- noncer; il se peut même que, cédant inconsciemment à l'habitude, nous en soyons venus à lui préférer la langue du vainqueur, en dépit de tout un passé glorieux et méritoire qui aurait nous immuniser con- tre une telle déchéance; et il ée peut même que cette langue, ia plus ri- che de toutes en mots harmonieux et en sens profond, et qui est, au sur- plus, la marque infaillible d'une cul- ture supérieure, n'ait plus à nos yeux la valeur indiscutable que lui reconnaissent tous les gens cultivés; et certes, il faut le déplorer et en gémir.

Mais, en dépit de notre faïblesse et de nos oublis et même de nos lä- chetés, notre langue vivra, puisqu'el- le pourra compter sur notre vail- Jante jeunesse à laquelle V’'A.C.F.A. décerne ce soir, des prix de fran- çais, en même temps qu’elle salue en eux les hommes et les femmes de devoir qui en seront à la fois les gardiens et les défenseurs.

Hommage donc à notre valeùreuse jeunesse. canadienne-française.

Mesdames et messieurs, en termi- nant, je vous laisse avec l'ancien

TNOUVELLES DE LA GUERRE

ROME, 28 nov. Des correspon- dants italiens, en Ethiopie, ont câ- blé hier soir que Didj Pasu, l’“Em- pereur dans les chaînes d’or”, avait été lentement empoisonné sous l’or- dre de l’empereur Hailé Sélassié, a- vec la sève d’une plante vénéneuse. Didy Pasu était un petit-fils de l’em- pereur Menclik II.

PARIS, 28 nov. —— De sources di- plomatiques on apprend aujourd’hui que Mussolini a déclaré que l’Italie est prête à faire échec à un embar- go sur l'huile par tous les moyens. Il a menacé l'Angleterre de grossir le nombre des forces massées en Ly- bie si l’Angléterre ne retirait pas ses vaisseaux de la méditerranée. Laval, premier ministre de France, qui considère l’embargo sur l'huile comme un danger pour la paix, a eu un entretien avec l'ambassadeur ita- lien.

GENEVE, 28 nov.— La Liane des Nations a resserré les sanctions fi- nancières contre l'Italie en décrétant que toutes les marchandises ache- tées en Italie devront être payées comptant.

LONDRES, 29 nov. —. De sources officielles on apprend aujourd’hui que Laval a averti l'Italie directe- ment et officiellement qu’une atta- que non provoquée par lItalie sur l'Angleterre serait considérée com- me une attaque contre la France.

ADDIS ABEBA, 29 nov. Le gouvernement éthiopien prétend que

le point tournant de la campagne est |

atteint et que les armées italiennes du sud et du nord retraitent vers leurs colonies. On a aussi laissé en- tendre que Makale avait été repris, mais Rome a démenti cette rumeur.

ROME, 30 nov. L'Italie garde secrètement ses plans de défense contre l’embargo sur l'huile que lui imposerait la Ligue des Nations.

ADDIS ABEBA, 2 déc. On rap- porte que l’empereur Sélassié pré- pare une attaque offensive contre l’armée italienne cantonnée dans Île nord. L'empereur commanderait à une armée de plus de 400,000 Ethio- piens.

MORINVILLE

Nous avons de ce temps-ci plu- sieurs malades qui luttent pour la vie, ne fut-ce-que pour quelques se- maines de plus. A plus forte rai- son si cette vie devait se prolonger

encore quelques années, la lutte-n’en|'

vaudrait que peu la peine.

Ainsi Adélard Ricard est revenu de l'hopital chez son père qui de- meure dans notre village. Une pre- léière crise a failli l’emporter di- manche midi mais elle se passa après quelques heures de combat et présentement notre malade ne souf- fre plus et semble heureux et con- tent au milieux des siens. Et que dire, d'Ignace Caouette, qui a souf- fert d’une double pneumonie, et aus- si de qui tout le monde semblait per- dre espoir. Lui aussi a pris le des- dus et est maintenant sur le chemin de la convalescence. Quant à Her-

pital et nous ne savons pas exacte- ment comment il se porte actuelle- ment. Ses nombreux amis font des voeux pour lui et les parents les plus proches prennent fréquemment des nouvelles de celui qui semble vou- loir les laisser.

Mme John Trottier doit nous lais- ser bientôt pour aller passer l'hiver à Edmonton, au Rosary Hall. Mme V. Ethier a pris ses quartiers à la Miséricorde et s’en trouve très bien. Pendant que nos vieillards fuient de- vant l'hiver et ses rigueurs accoutu- més, le soleil continue à nous ré-

sons d’une température superbe. Es- pérons que nous en avons encore pour quelques semaines et l'hiver sera moins long.

Nous avons appris avec regret la mort d'ün des employés de M. F. Steffes, à son chantier. La rumeur voudrait qu'il aît été tué par un ar- bre et cela subitement.

M. Arthur Champagne avait la douleur de perdre la semaine derniè- re son premier qui ne vécut que quelques heures. Ils ont droit à tou- te notre sympathie lui et sa dame et nous la leur offrons de tout coeur.

Nos amicalistes donneront diman- che prochain une partie de cartes a- fin de réaliser quelques fonds pour leur oeuvres de charité. Nous ai- mons à croire que la salle se rempli- ra pour l’occasion et que chacun se- ya heureux de faire sa part pour les déshérités de ce monde.

Nous sommes encore sous l'im- pression des magnifiques fêtes qui ont été organisées pour M.. Chali- foux et sa dame. Il nous fait plaisir de féliciter encore une fois les or- ganisateurs quin avaient rien négli- pour faire un grand succès de ces noces d'or et tous ceux qui ont eu la chance d'y prendre part, sont una- nimes à faire l'éloge de tous les nu- méros de la célébration qui ont été rendus superbement, sans exception aucune. GE problème: Quelle relation y a-t-il entre Ste Catherine et les jeunes vieilles filles?

Je vous remercie.

mas Gibeault, il est demeuré à l’ho-|

chauffer de ses rayons et nous jouis-|'

LA SURVIVANCE

PAGE 5

oo

L'idole demande du sang Les prix du du marché

POLITIQUE PROVINCIALE

VINGT-CINQ NOUVELLES UNI- | TES DANS LA FORCE CONS- TABULAIRE

Vingt-cinq nouveaux constables de la police fédérale ont été envoyés en Alberta pour aider certains de leurs confrères dans leur travail de dis- tribution des secours aux familles nécessiteuses et non pour protéger le premier ministre Aberhart, a dé- claré l’hon. Emest-C. Manning. Ce dernier a nié toutes les rumeurs re- latives à des menaces de mort fai- tes à l'adresse de M. Aberhart.

LE GOUVERNEMENT RETIEN- DRA LES SERVICES DE LA POLICE FEDERALE

L'hon. J.-W. Hugill, C.R., procu- reur général a annoncé que la pro- vince retiendrait pour une nouvelle période de trois ans, les services de la police fédérale [R.C.M.P.] A cet effet, les membres de la délégation ministérielle qui seront à Ottawa dans quelques jours, signeront un renouvellement de contrat dont les

termes sont identiques à ceux des années précédentes.

LES ANNONCES DE BOISSONS SERONT SUPPRIMEES

Toutes les annonces de boissons faites en Alberta dans les journaux quotidiens et hebdomadaires, sur les

panneaux-réclames, à la radio, etc. seront supprimées le ler février 1936, en vertu d’un décret ministé- riel issu par la commission du con- trôle des liqueurs. On estime que les journaux perdront, du fait de l’ap- plication de cette mesure, une som- me annuelle de $75,000.

LES MARCHANDS DEVRONT SE PROCURER DES LICENCES

Le premier ministre a l'intention d'imposer une licence aux mar- chands de gros et de détail de la province à partir du ler janvier. Le coût de cette licence serait de 53. Cette mesure laisse prévoir l’intro- duction d’une série de codes appli- qués au commerce des Pot et des détaillants.

PHARE DE L'HUMANITE

Dans un discours prononcé devant les délégués du congrès de l“Aïber- ta Civil Service” l’hon. M. Aberhart dit qu’il croyait que “si nous coopé- rons, cette vieille province devien- dra semblable à la lumière d’un pha- re qui guidera l’humanité.” “Je suis certain qu’elle attirera l'attention du monde.” “Ce que nous vous deman- dons, c’est de la patience et de la coopération en nous aidant à établir ce que nous espérons pouvoir éta- blir. Si nous faisons faillite, vous fe- rez faillite. Si nous réussissons, tous le monde profitera de notre succès.”

POLITIQUE

RESTAURATION DES RELA- TIONS COMMERCIALES AVEC LA RUSSIE

OTTAWA —- Le gouvernement canadien prendra des mesures, au cours des prochaines semaines, pour la restauration amicale des relations commerciales entre la Russie et le Canada. La mesure la plus impor- tante sera la levée de je nbargo, im- posé par le gouvernement [ieanrtt, il y a cinq ans, sur les »xpartat'ons russes. On nommerait aussi ui com- missaire canadien du somimurrce en Russie. L ’embargo de M. Bennett fut imposé sur certaines exportu- tions russes, notamment les fourru- res, le bois et l’amiante. Cet embar-

= POLITIQUE FEDERALE

go est encore en vigueur avec le ré- sultat que le commerce entre les deux pays est pratiquement nul.

LA NOUVELLE COMMISSION DU BLE

OTTAWA Le gouvernement nommera officiellement dans quel- ques jours les nouveaux membres de la Commission du blé. Ce seront M. J.-R. Murray, gérant général de l'Alberta Pacific Grain; George Mc- Ivor, gérant des ventes du Wheat Pool; lhon. Charles Dundas de la Saskatchewan. M. J.-L McFarland a déjà envoyé sa démission qui sera acceptée avant l'entrée en fonction des nouveaux commissaires.

DISTRIBUTION DES PRIX DE FRANCAIS A FÂLHER

prix du concours de français a eu lieu le 25 novembre et a coincidé avec la fête de la Ste-Catherine. À cette occasion, M. René Pelletier, dé- puté fédéral pour le comté de la Rivière la Paix a prononcé un ma- gnifique discours dans lequel il fé- licite les élèves de l’école pour leurs succès et rappelle nos gloires natio- nales et l'importance de garder nos

FALHER La distribution Franciscains. Cette distribution

meilleures traditions. trouveront ce discours ailleurs.

DISTRIBUTION DES PRIX DE FRANCAIS A DONNELLY

DONNELLY Le 24 novembre au soir avait lieu à Donnelly la dis- tribution des prix du concours de français. À cette occasion une séan- ce récréative fut donnée par les é- lèves de l’école. La soirée fut des mieux réussie et les parents y as- sistaient nombreux.

PROGRAMME

1o Trio de piano: Miles Côté; 20 Chant: “Gloire au Pontife”; 8o Monologue:

5o Distribution;

Go Chant: “Cartier, intrépide nee louin”;

To Comédie: “Arthur au téléphone”;

8o Solo de violon:M. Jean Bergeron;

90 Distribution;

100 Chant:

LE

“Le Semeur”;

ce”; 120 Distribution; 180 Chant: “Le rêve”; 140 Saynète: “Beauté et bonté”; 150 Distribution; 160 Chant: “L'idéal”; Discours... “O CANADA”.

duo de piano

Le 28 novembre, de passage ici: M. Albright, président de la ferme qui porte son nom à Beaverlodge. M. Albright a donné une conférence sur l’agriculture avec le moyen de vues animés. Pendant plus de deux heures, il sut intéresser son auditoi- re, montrant d’abord les misères de tous genres que les Blancs endurè- rent au début de la colonisation, dans cette région de la Rivière-la- Paix. Ensuite il monträ les succès remportés sur sa ferme à Beaver- lodge. Il s’est accompli, en ce coin du pays un très bon travail comme on a pu le constater. :

M. Albrigzht termina sa conféren- ce en donnant de sages conseils aux citooyens de Tangent.

Bienvenue à M. Albright. ,

M. Albright s'est rendu à Tan- gent à l'invitation des membres de

l'A.C. F. A.

Les É discuter la question de

É

“La maîtresse ma trompée”; 40 Saynète: “Coeur d’enfant”; ral de l'AC.F.A, M. Belhumeur,

1io Déclamation: “Nouvelle :

|

des prix de français a eu lieu au col- lège St-Antoine, dirigé par les RR.

des prix a coincidé avec la fête de Ste-Catherine dont nous donnons un compte rendu ailleurs.

St-Paul.— Les visites du secré- taire général de l’A.C.F.A., se sont terminées dimanche soir par une magnifique conférence donnée par le R. Forcade,O:M.I, d’Edmonton. Plus de 200 personnes écoutèrent re-

nos écoles catholiques et françaises de cette province. Si nous pouvons en juger par les commantaires en- tendus plus tard, nous sommes as- surés de notre survivance comme groupe, car les parents sont bien décidés de surveiller de près la for- mation de leurs enfants, de ceux et celles sur qui nous devrons compter dans 15 ou 20 ans pour continuer à jouer, en Alberta le rôle que notre race joue depuis plus de 300 ans au

Les bonnes volontés ne manquent pas et le plus grand centre canadien français de la province saura tenir sa réputation en honneur.

LAFOND.— Le secrétaire géné-

était de passage ici récemment dans les intérêts de l'Association et du journal La Survivance ”. Les mauvais chemins ont empêché les visites à domiciles qui seront faites dès les premiers beaux chemins du printemps.

._ HOPITAL DE SAINT-PAUL À. l'hôpital, la semaine dernière:

Mme George Sansregret; Mme Ger-

maine Lapointe: Mme Jos. Ernest

Edgar Jodoin de Ste-Lina.

RS

WASHINGTON Le gouverne- ment des Etats-Unis vient d’annon- cer que maintenant que lon est en mesure de trouver 3,500,000 emplois pour les chômeurs, il ne fournira plus de fonds de secours aux états. Ceux-ci devront maintenant voir aux besoins de leurs nécessiteux. GS Profil grec

Cet auteur comique revient d’un voyage en Grèce et dans un cercle d'amis il conte ses impressions lors- qu'une jeune femme lui demande :

Cher maître, dans ce pays, tou- tes les femmes ont-elles le nez grec?

_— Evidemment, réplique notre au- teur.

_— Vous en êtes sûr? insiste la daine.

Mais, chère Madame, vous ne pensez tout de même pas que les Grecques font venir leur nez de l'é- tranger!

(Suite de la page 3)

tiers à l'égalité dans la misère qu'au

poids et à l'horreur de voir toujours |

les biens de ce monde trop inégale- ment partagés. Les demagogues et les faux prophètes apparaissent donc, suivie d'une foule doublement tourmentée de la faim du corps et de celle de l’âme, et qui demande du pain et de la foi. Les uns pour se faire un parti, les autres obsédés du sentiment confus de l’ordre et de ja justice, parlent à cette foule: ils l’as- souplissent à leurs désirs en lui pro- mettant tout ce qu’elle souhaite, tout ce qui lui manque: des plaisirs, des vengeances, des doctrines, la paix. L'élève de Rousseau dit au disciple effrayé de Voltaire, l’homme du peu- ple, socialiste convaincu, dit au bour- geois, bel esprit qui cesse de rire: Oui, plus de Dieu! Au spectacle de vos puissances égoïstes et de mes misères inconsolées, je sens qu’il n’y a pas de Dieut Mais pourquoi des grands, pourquoi des forts, pourquoi des propriétaires et des capitalistes? pourquoi toute l'humanité condam- née à nourrir dans l’abondance un petit nombre d’oisifs?

“La question réduite à ces termes n'a plus de solution pacifique pos- sible; on tue.

“Le christianisme a partout élevé ses autels sur les débris d’idoles abo- minables auxquelles l'homme sacri- ’ifiait des victimes humaines: l'autel chrétien renversé, l’idole se redresse: elle demande du sang, elle en est abreuvée, et elle en veut encore. Elle en aura encore. Jusqu'à ce que la so- ciété ait expié son crime en replan- tant la croix sur l'idole abattue de nouveau, le sang coulera devant l'i- dole.”

battue de nouveau”, c’est la tâche de | tous les chrétiens d’aujourd’hui. C'est l'oeuvre de salut que l’Action catholique a recu mission d’accom- plir: ocuvre de repentir et d’expia- tion pour abattre l’idole; oeuvre de reconstruction et de rechristianisa- tion du monde pour y planter la croix et faire règner dans les lois et les moeurs l'esprit de l'Evangile. Sans quoi “le sang coulera devant l’idole.”

«Ce siècle, ajoutait Louis Veuillot,

—— [et ce siècle, c’est encore celui d'aujourd'hui] n’a été qu’une lon- gue récolte, qu'un long effort de la partie dirigeante de la société contre la loi de Jésus-Chirst; et Dieu a per- mis que cette révolte insensée mar- chäât de triomphe en triomphe jus-

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Mentionnez la ‘“‘Survivance”

MONTREAL -—De toutes les par- ties de la province arrivent des nou-

velles à l’effet que la corruption é- lectorale s'est pratiquée dans tous les comtés par la machine libérale.

AR

ment dans les sables inféconds de l'anarchie.” | qu’à la dissolution actuelle, au-del# de laquelle rien n’est plus possible qu'une résurrection par l'esprit de l'Evangile, ou qu'un total anéantisse-

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GARE AUX MITES !

Beaucoup de gens ne prennent guère de précautions en serrant leurs vêtements d'été pour l’hiver parce qu'ils s’imaginent que les mi- tes ne commettent leurs déprédati- ons qu’au printemps et en été. En ré- alité, dans les conditions ‘modernes de chauffage, les mites infestent les maisons toute l'année. Mieux vaut prévenir que guérir. Il faut donner les mêmes soins en automne à l’em- ballage des habits d'été qu'à celui des vêtements d'hiver au printemps. Les mites elles-mêmes ne font pas de mal, maïs elles pondent des oeufs et ce sont les larves ou les chenilles sortant de ces. oeufs qui causent des dégâts en mangeant. Comme les jeu- nes larves craignent la lumière, elles s'enfoncent dans les plis des four- rures ou des lainages ou dans l'inté- rieur des meubles rembourrés. Avant d'être serrés pour l'hiver les vête- ments d'été devraient être bien bros- gés, battus et secoués, de préféren- ce au grand soleil Si l’on n’a pas de malles ou de coffres imperméa- bles à l’air, on mettra les vêtements dans des sacs de coton ou de papier, ou dans des boîtes de carton, cache- tées avec des bandes de papier. On peut auesi les envelopper de deux épaisseurs de gros papier d’embaila- ge, en ayant soin de replier les bords du papier à l'intérieur du paquet pour que les mites ne puissent s’y in- troduire. On trouvera un exposé dé- taillé de la façon de combattre les mites qui attaquent les vêtements dans une circulaire préparée par la Division de l'entomologie du Minis- tère fédéral de l’agriculture.

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OTTAWA La saison de 1935, tout comme celle de 1934, donne au battage des résultats qui ne justi- fient pas les premières estimations de la production de céréales en sep- tembre. Les deuxièmes estimations de toutes les principales céréales sont plus basses que celles du 11 sep- tembre. L'estimation de la récolte de blé est réduite de 290,541,000 bois- seaux à 273,971,000 et elle est main- tenant inférieure à la production de 275,849,000 boisseaux de 1834. La récolte d’avoine se trouve abaissée de près de 38 millions de boisseaux, ou 7.8 p.c. à 416,369,000 boisseaux, mais reste encore assez supérieure à celle de 1934. La plus grande par- tie de cette réduction vient de dom- mages causés par la gelée en Sas- katchewan et en Alberta. L’estima- tion de la récolte d'orge est abaissé

La Division de l’hygiène des ani- maux du Ministère fédéral de l’Agri- culture entretient des inspecteurs de wagons à bétail à 28 centres ferro- viaires d’un bout à l’autre du Cana- da. Tous les wagons à bétail qui ar- rivent ou qui passent par ces points sont nettoyés et désinfectés lorsque cela est nécessaire sous la surveil lance de ces inspecteur. On se sert de lait de chaux auqi-i on ajoute un désinfectant apprsive. Ke nom: bre de wagons désinfectès de ceite façon pendant Pannie fis-ale terrui- née le 31 mars 1935 a été de 72,744.

Les noix écalées venaient au pre- mier rang des exportations de la Chine au Canada de janvier à 1935; elles représentaient 30 pour cent des exportations totales de la Chine $379,482 sur le Domi- nion.

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Au souper, le bouquet du mi- di n'apparaissait plus… Elle au- ra vu dans mon discours de cet après-midi une manifestation provocatrice, hélas!

Pleurer est bon. Et. Lan- tagnac pleura toute sa dé-

tresse, Mais tous ces mal- heurs, se disait-il, je les ai voulus, préparés, par un marisge mal assorti:

f

LA SURVIVANCE:

GRAND COLONISATEUR

UNE METHODE MIRACULEUSE

Aux dernières lueurs de l'année 1685, s’éteignait le premier gouver- neur du Canada français, Samuel de Champlain.

Son rôle était fini, il l’avait joué en héros.

oeuvre de colonisation. Sa confiante, sa prière, son voeu enfin d'ériger, s'il est exaucé, un sanctuaire à Ma- rie sous le vocable de Notre-Dame de Recouvrance touchèrent le coeur

de la Reine du ciel. Du coup, la po- litique européenne est modifiée,

Son oeuvre survivait, il l'avait ac- compli en chrétien. Son oeuvre! En 1608, le fondateur

de Québec l’ancra solidement au pied du cap Diamant. Sur le sommet, il alluma un phare spirituel pour éclai- rer sa route d’explorateur et ses des- seins de colonisateur.

Conquérir un empire à Dieu et à son roi, quel merveilleux rêve!

L'EXPLORATEUR s'élance au coeur du nouveau continent, sil- lonne en canot d'écorce le fleuve ro- yal, scrute ciel, lacs, forêts, atteint les rives de la Mer Douce [Lac Hu- ron], pour y planter une croix au nom du Roi des cieux et aux armes du roi de France,

Ce géant avait taillé, seul, la moi- tié de l'empire colonial français du XVIIe siècle. à

D'autres suivront la carrière ou- verte par cet énergique; d’autres complèteront son oeuvre: Duluth, Jolliet, Marquette, Aubanel, Cavelier de Lasalle, La Vérendrye.….

prend une nouvelle direction, roule dans l'orbite de la politique maria- le.

Le Canada fut restitué à la Fran- ce.

Et Champlain à la Nouvelle-Fran- ce.

De retour à Québec, il reprit avec courage son oeuvre de colonisation et avec pitié il accomplit son voeu: la construction d’un sanctuaire à Marie, symbole du premier MIRA- CLE DE LA COLONISATION en

terre canadienne. E KX Un grand colonisateur, un autre Champlain, n’est pas moins néces- saire aujourd’hui: tout un peuple le réclame, toute une jeunesse, avide de tra- vailler, l’appelle, toute une jeunesse qui veut gar-

der intacte son âme, fuir le désoeu- vrement.. “200,000 jeunes gens pour qui l’avenir est sans issue” dit

Ïleut surtout mission de fonder un empire par la colonisation. Grand Colonisateur, tel il nous apparaît S j malgré les circonstances extrême-| le Cardinal Villeneuve. ment défavorables, malgré l’âpre Sans issue! Quelle noire perspec- convoitise des compagnies de mar-| tive! Quelle situation tragique! Car chands ou de capitalistes. le jour où, dans le coeur de ces jeu-

À cette époque la nôtre est-elle i nes, aïigris, fortement travaillés par

si différente ?? deux politiques s’affrontaient: celle de Champlain, celle des marchands. La première in- carnait l’idée de colonisation: salut de la Nouvelle-France. L'autre, li. dée mercantile: ennemie de la colo- nisation parce qu’elle faisait tort à la conquête des peaux de castors. Car le puissant trust des pelleteries n'avait qu’un objectif: l'or, l'or, l’ex- écrable soif de l'or, “’AURI SACRA FAMES”. C'était l'heure de la cu- rée…. :

1629. À l'heure le gouverneur, les yeux rivés sui l'horizon du fleu- ve Saint-Laurent, attendait un fort contingent de 409 colons, au moment la petite colonie réduite à la ra- tion, espérait la fin de ses misères, une bande de corsaires calvinistes s’abat sur le rocher de Québec. Cette bourrasque venait bouleverser l'oeu- vre de Champlain. Vingt ans d’ef- forts, brisés, en un instant. Triste jour: une capitulation et la perte de la Nouvelle-France,

Mais non. Tout n'est pas fini: les Kirke ont attaqué Québec en temps de paix. Depuis un mois, elle était signée entre la France et l’Angleter- re: voilà ce qu’il apprend, rapatrié. Il proteste, il multiplie ses instan- ces à Paris, à Londres. Ce chrétien au coeur brûlant ne veut pas aban- donner son rêve d’apostolat et son

0 2

L'APPEL DE LA RACE”

les meneurs bolchevistes, la haine remplacerait l'amour de Dieu et l’a- mour du prochain; le jour leur intelligence, trompée par le mirage du paradis moscovite, fermerait l'oeil sur l'immense bienfait appor- aux hommes par Jésus-Christ et son Eglise, pour l'ouvrir uniquement férocement sur les tares de la civi- lisation moderne, alors la société as- sistera à une volte-face générale, à une poussée irrésistible vers ce faux paradis bolcheviste dont l’entrée pa- raît accueillante parce que fleurie d'inscriptions mensongères, mais dont, le dedans est un enfer...

Non, non. Nous ne tomberons pas dans ce guet-apens, nous désirons la lumière, non les ténèbres. Notre choix est fait. Pas de Lénine, pas

PAGE AGRICOLE

L'OEUVRE PRODIGIEUSE D'UN

LES CANADIENS À L’EXPOSITION INTERNATIONALE

Les cultivateurs de l'Est et de l'Ouest du Canada concourront à

nouveau avec les cultivateurs de toutes les parties des Etats-Unis ainsi que d’autres pays à la 36ème Exposition Internationale de bétail et à la 17ème Exposition Interns- tionale de grain et de foin, qui s'ou- vrira à Chicago samedi, le 30 no- vembre et se continuera jusqu’à sa- medi soir le 7 décembre. Plus de 12,000 têtes de bétail et 5000 lots de grain et de semence ont été ins- crits.

Les Canadiens ont remiporté tous les ans quelques-uns des prix les plus convoités à l'Exposition du bé- tail et à l'Exposition de grain et de foin. L'année dernière, à la clô- ture de ces deux institutions, le Do- minion comptait à son crédit un total de 17 championnats, 17 cham- pionnats de réserve, 66 premiers prix et près de 500 autres prix. Neuf des championnats étaient pour des grains et de la semence, huit pour des bestiaux; neuf des champion- nats de réserve étaient pour des bes- tiaux et huit pour des grains et des graines de semence.

La plus grande victoire de 1934, le championnat du blé, a été rem- portée par John B. Allsop de Wem- bley, Alberta, pour le blé Reward, une variété de blé de printemps rou- ge dur, créée par la division des fer- mes expérimentales du Ministère fé- déral de l'agriculture. C’est la 13e fois que ce championnat est rempor- par le Canada depuis que l’Expo- sition de Grain et de Foin est tenue à Chicago et la 20e fois depuis que les concours Internationaux de grain et de foin ont été inaugurés.

6

Parmi les lots de blé de cette an- née il y en a sept de la Nouvelle | Galle du Sud, Australie, qui ont rem- | porté les plus hautes récompenses | aux expositions principales de la F'é- { dération Australienne.

Pedant les quatorze premières se- maines de l'année actuelle de récolte {5 août au 4 novembre] il est sorti pour exportation des différents ports canadiens un.-total de 32,350,087 boisscaux de blé contre 40,982,237 boisseaux pendant la période corres-

| pondante de la saison de 1934-35.

de Staline aux mains souillées de | - sang, à la bouche pleine de haïne;| Un petit feuillet facile à porter mais un modèle de pureté, de lo-! dans la sacoche d’une dame et que yauté, à l'âme irradiante d'amour! vient de publier le Bureau de Publi- divin, cité et d’Extension du Ministère fé- mais un modèle à la fois capable déral de l'Agriculture, Ottawa, sous de protéger, de se pencher sur les | le titre “Le Guide du consommateur angoisses de l’agriculteur, de l’ou- | POUT l'achat d'aliments classés par vrier, de l'industriel, un moderne ! catégories” vient de paraître. Ii con- Champlain. tient les définitions des catégories

u ; sous lesquelles se vendent les oeufs, La méthode de Champlain reste} es volailles, les fruits et légumes

donc la meilleure: LA PRIERE, LE frais et en conserves, le sucre et le TRAVAIL, LA CONSTANCE. sirop d'érable, le miel, le beurre et

Lorenzo CADIEUX, S.J. le boeuf.

+

PAR ALONIE DE LESTRES

Légendre de Victor Barrette, Rédacteur au Journal “Le Droit”. llustration: Jules Paquette.

Lt

Editeur:

Le

LS

Et Maud ferait plus que bouder, elle se vengeraitl En effet, quel- ques jours plus tard, au Women Welfare, l’Irlandaise faisait sup- primer l'O Canada.

mt TEEN y f A Zi NÉE I V7) 7) / ES qe 1. à: Aid DRE ENT "J ON, D Gb PA, NN NZ DS —- D L E” &, 4 {té " D By) a AN St » ,

I ne me reste plus que Wolfred. De quel côté s'en ira-t-il? Lui, qui me semble vrai- ment de ma race! Lui, qui en a jusqu’ici- béni, savouré le doux et mystérieux appel

ET

CZ

Et Maud, cette fois, parla net- tement de séparation. In ne l'arrêterait. C'était déjà com- menté: elle avait choisi domici- le dans un quartier anglais.

L'Association Catholique des Voyageurs de Commerce du Canada”, Section des Trois-Rivières.

ñ

Tout le calvaire n'était pas en-

core gravi. Virginia avait son se- cret. Pour la Cause, pour lui, et pour elle, elle se ferait religieu- se, sa Virginia!

ï { j)

Too dreil réserves

Chaque jour créait le vide, et

cependant la patx emplissait cet- te âme de héros. La maison, la

famille s’écroulait, quand lui combattait pour la grande Famille... ;

SK ce

LETÉENNNT TER qu LES

Le soir, Wolfred vint et s'agenouilla aux pieds de son père; il implorait sa bénédiction, s'appellerait, dé. sormais André, sérait fier et fidèle à jamais.

. Rega de la défor- | naïent régulièrement et il pouvait à :

jmis ce qui est défendu, com

4 DECEMBRE, 1955 À

TIENS-TOI DROIT !

“Tiens-toi droit”. C'est un|k mot que parents et maîtres a- dressent à l’enfant, penché sur son pupitre ou écrasé sur sa chaise.

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escompter ce que cela rapporte et dédaigner le qu’en dira-t-on. C’est ne pas se baïsser quand il faudrait se salir; c’est défen- dre la vérité et le droit parce

qu’ils sont la vérité et le droit, | nn À avec le. désintéressement du|pememmmemmnemmemams

chevalier.

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“Se tenir droit”, cela semble tout naturel à celui dont le corps en à si bien contracté le pli, qu'il y trouve même son bien-être. Or, la droiture mora- le aussi s’acquiert: elle finit bar constater un besoin, une jouissance surtout quand elle a passé à l'état d'habitude, ce qui n'a lieu qu’au prix de généreux efforts et de constants rappels au devoir.

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bles dans vos. intentions, c’est- | Constipé et ne pouvait prendre ax} à-dire surnaturels. cune nourriture, Je lui donnai alors] Soyez droits avec votre cans- 2 cuillerée à café de Novoro du Di

Pierre deux fois ] È ee i : s c par jour, ei deux cience. Combien par intérêt ou | jours après ses intestins fonction.

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mer, de la rendre sourde, aveu- nouveau se nourrir, Ma femme était gle, ou muette? Combien cher- rod souffrante mais 52bk

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LS »|prend votre médicament. J ’espèreh à lui faire avouer comme per-|que le Novoro du Dr Pierre s'en-l

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Ne trouves-tu pas, lui demand!

Le petit Riquet. Mais non, ri ï.

ÉECEMBRE, 1935

Hier, je rencontre sur la rue un Eine hommé d’allure légère. Je le M naissais, mais il y a tant de gens Me je connais. J'avais fini par per- L: son nom. Il m’aborde: —Bon- Œur, me dit-il. Comment va la coi- tion? —Ah! mais j'y suis; c’est D philatéliste. —La collection que É Jui dis, mais elle ne va pas; c'est Roi qui la fais aller d’elle-même. Il Py a pas de progrès, mais près d’elle B trouve une montagne de timbres, Bns cesse croissante, montagne qui battend qu’un collectionneur pour se Héplacer. ,

Ë __Vous m'avez l'air d’être enthou- asmé pour les timbres, me dit-il.

É Vous êtes bien chanceux vous, de Bavoir autre choses à faire, que de Banipuler ces petits papiers.

D -Oh! que je reprends, vous cro- Éez que je ne fais que cela? Non, je Bai pas touché à mes timbres depuis Blusieurs mois.

Mais, alors, comment se fait-il Mic votre collection grandit cons- Éimment?

D Voilà, mon ami. Je me procure M douces joies; je laisse monter un Etit “tas” de timbres, puis, je verse

| SCOUTISME |

FA PROPOS DES JEUX

M Le scoutisme est un grand jeu, et, Hant de montrer qu'il est beaucoup Mieux et beaucoup plus, précisons Mu'il s'offre d'abord à l’enfant com- Me UN GRAND JEU, un jeu d’une briété infinie, l’on apprend tou- Murs quelque chose, mais toujours mme en jouant, l’effort même ap- Peraissant peu à peu comme un li- re jeu de toutes les facultés. Ce incipe de libre expension, pour le Moter au passage, explique ces usa- Mes scouts, cris, danses, auxquels fous avons fait allusion tout à l’heu- Ée et qui peuvent surprendre. L’en- Hnt a besoin de s’extérioriser bru- ment après les jours de classe. Me scoutisme s’y prête; mais, à la Mifférence d'autres méthodes plus ou Boins anarchiques, il réalise ce coup maître d'ORDONNER MEME BE DESORDRE, et cela sans faire rte d'autorité, simplement en lui hegérant des formules tradition- elles ou s’exprimeront, suivant les s, la joie, l’'enthousiame, l'impa- nce collective.

Ces formules s’inspireront du goût ‘ont les enfants pour les aventu- És lointaines, le besoin encore de SORTIR DE SOI et d'élargir le ca- Me de ses horizons quotidiens... Qui a joué, tout petit, au Robinson ? ces figurations qui ont pu éton- r des spectateurs non avertis: les ants comme les peuples enfants, ment avoir leur RITES A EUX, e le profane ne puisse pénétrer du ier coup. Les profanes auraient tort de se scandaliser pour si

ailleurs, le scoutisme ne s’inspi- as seulement des indiens pour é- ir l'horizon des jeux. Très vo-

iers aussi il emprunte au passé usages, gestes et acclamations

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le tout sur une table; ensuite, je me procure l'illusion d’être un chercheur d’or, ou de perles précieuses. J’atta- que par la base ce lot de timbres dis- parates et avec passion, tout comme le chercheur, je passe des heures douces, bercé par l'illusion. De temps à autre, j'emploie la dinamyte, c’est- à-dire que sans y penser, j'‘'ETER- NUE”, alors, c'est un désastre in- concevable. Tous mes timbres, aux quatre coins du ciel. et sans me dé-

courager, je recommence. C. V. OFFRE POUR CETTE SEMAINE A. 1000 timbres tous différents POUR s-csiescienenmssonlsesces 50.90 B. 500 timbres différents de tous les pAYS res 0.50 C. 200 timbres différents DOUÉ sum annin is rnerhin rs D. 100 timbres pour E. 50 timbres pour F. 95 timbres tous différents du Canada pour 0.05

ou 25 timbres différents de la Fran- ce, ou de l’Allemagne, ou de la Bel- gique, ou des Etats-Unis, ou Tchéco- Slovaquie, pour =

de n'être pas françaises et tradition- nelles. Mais il y a des gens qui n’aïment

aiment les enfants, qu'ils ne tläment pas le scoutisme de les PRENDRE TELS QU'ILS SONT POUR LES ELEVER un peu plus chaque jour sans qu’ils y prennent garde.

En attendant, et pour clore cet ar- ticle, on rerfdra à nos petits “SAU- VAGES” cette justice qu’ils sont, au- trement que bien des “CIVILISES?, RESPESTUEUX DE L'ORDRE CHEZ LE PROCHAIN, jusque dans le tumuite des plus ardentes parties. Le fait est digne de remarque à no- tre époque d'universel sans-gène, et par encore le scoutisme se rat- tache aux meilleures traditions fran- çaises.

pas le pittoresque... Si, du moins, :

La minute gaie |

Temps variable. Depuis quelques jours, le temps

= de l’envahisseur avaient

PAR LE R. P. TARDIF, O.M.I. [suite et fin]

Les annales des Hospitalières de Montréal ajoutent un coup de pin- ceau: “La religion paraît près de s’éteindre: le libertinage est à son comble et il se commet tous les jours des crimes atroces, les femmes mê- mes semblent avoir perdu Ja crain- | te de Dieu”. Mais les saintes gel gieuses apportent un motif d’espé- rance qui ne fut pas vaine: “Nous avons un saint Prélat… la vraie re- ligion va.refleurir. Cela arrivera in- dubitablement si les projets de notre bon et respectable évêque peuvent réussir.”

Avant la réussite, que de luttes n’eut pas à soutenir le pacifique é- vêque contre ce peuple qu’il a quali- fié avec trop de raison, d’indocile, de critigueur, d’avare [on trichait sur les dîmes.]

Ïl écrivait à M. Jollivet, curé de Montréal: “Il est étonnant combien il paraît d’indolence dans le peuple pour s'assurer sa religion”. Il ne comprend pas que la foi est en dan- ger.

Il ne coûtait peu, en effet, à ces descendants de Bretons et de Nor- mands, de ne pas exécuter les ordres quand ils ne poussaient pas l’entête- ment jusqu'à traîner leur évêque de- vant les tribunaux et à résister aux ordres du gouverneur.

S'agit-il de construire une église, on se chicane 15 ans à la Pointe à Lacaille; 20 au Cap Saint-Ignace. Un curé part, un autre arrive, nou- velle chicane. Ajoutez à cela cent au- tre débordements cachés sous ce qu’on appelait les mariages à la gaumine ou sans cachette aucune.

À cause de toutes ces misères et justement pour cela, Mgr Briand ai- mait le peuple et ne l’oubliait pas. Loin de là!

Ii ne m'est pas loisible de don- ner maints détails. Je me contente- rai de citer deux faits, preuve de son dévouement et de sa clairvoyante fermeté.

0 +

om

Le zèle de l’apôtre ne se confina pas au bien des sujets présents sous ses yeux, il se tourna encore vers ceux que le sort des conquêtes et la

dispersés jusqu'aux extrémités de son vaste diocèse qui s'étendait du Labrador au Mexique, pour rassem- bler sous l’oeil du pasteur tout le troupeau dans ia bergerie,

‘Pour cela, n'alla-t-il pas jusqu’à faire instruire lui-même, préparer et ordonner un jeune Acadien exilé, Jean Bro, qu’il envoya ensuite à la recherche de ses compatriotes dis- persés, dont un bon nombre, rassem- blés à Saint-Jacques l’Achigan eu- rent le bonheur de l'avoir pour pre- mier curé.

lations de Mgr Briand avec le peu- ple, fut, certes, l’action de l’évêque

| Le fait majeur, cependant, des re-;

lors de la révolution américaine en 1774.

Les états de la Nouvelle-Angle- terre, soulevés, cherchaient à entrai-

. MONSEIGNEUR BRIAND

la rebellion, l'entière liberté religieu- se] le peuple, disais-je donc, se ré- volte et en plusieurs paroisses se laisse aller à de graves désordres: il insulte les prêtres, les accuse de n'ê- tre pas patriotes, lutte même, en ar- mes, contre les miliciens.

Mgr Briand, ne pouvant tolérer une telle conduite, dut sévir dans un mandement où, après des saluts et bénédictions, il ne craint pas de don- ner la loi inflexible avec des mots sévères contre les parjures, les me- naçant de l'excommunication.

La masse du peuple comprit; son repentir fut sincère; malheureuse- ment des obstinés résistèrent et moururent impénitents.

Les armées américaines triom- pantes à Montréal et aux Trois-Ri- vières furent défaites à Québec les Canadiens, sur le conseil de leur pasteur avaient organisé des batail- lons. Dieu avait une fois de plus sauvé son peuple en lui gardant les mo- yens de conserver sa liberté religieu- se.

Je ne parierai pas de l'ordinaire travail de l'infatiguable évêque, ni

ni des serments qu'il réussit à faire modifier en refusant d’abord de prêè- ter le serment d’allégeance avant qu’il fut remanié et soumis à l’ap- probation du pape, ni de l’Acte de Québec qu'il prépara, ni du caté- chisme qu’il rédigea, ni des visites canoniques faites aux communau- tés religieuses, ni des courses apos- toliques entreprises par trois fois sur toute l'étendue de son diocèse immense, pendant lesquelles il jeû- nait tous les jours, prêchait 8 fois quotidiennement, confessait, donnait lui-même la sainte communion.

{

La tâche est achevée, : l’ouvrier peut en jouir. Non, il cède sa place,

il se retire: “Alius qui seminat et |}

alius qui metit”.

Ïl a 70 ans, son coadjuteur est encore plus âgé; il craint la mort surprenant l’un et l’autre avant que les communications lentes d'alors

permettent de sacrer un successeur | À

et laisse le siège vacant. Il démis- sionne, le 29 novembre 1784.

À la coupe d'or de son dévoue- ment et de sa charité, il ajoute la pierre précieuse de son désintéres- sement et de son abnégation.

Il eut la joie de sacrer lui-même

son éeuccesseur, deux ans plus tard. : C'était M. Jean François Hubert. Il avait été le premier prêtre ordonné par lui 20 ans auparavant, le len-

demain de sa prise de possession du |}

siège de Québec.

Retiré au Séminaire dans la re- traite, la prière et la souffrance, il ‘songe à Dieu, à son salut et se pré-

pare à la mart.

Eon éminent panégyriste: M. Ples- _sis, futur successeur du grand évê- que, Dieu résolut d'appeler à Lui _son serviteur. Le mal redoutable et | avec lui la patience, avec lui la fer- ‘veur, avec lui l'amour de Dieu, avec lui la piété la plus affectueuse. Je le vois étendu sur le lit qu'il ne doit . plus quitter, attendant comme Moïse ! sur la montagne, ou comme Jacob au milieu de ses enfants et de ses pe- tits enfants, lr «vun salviuire qui doit délivrer son âme &e la prison elle était enfermé. Enfin, muni _de tous les secours de la religion, | comblé d'années, de travaux, de ver- .tus et de mérites, après ti ans de

Le malade. Jamais je ne pour-| J,ré6e, on appelait aux armes, les maladie, 23 ans d'épiserit £t 58 ans

est variable, | . M. Mulaurier s’en plaint devant|ner, dans leur lutte pour l’indépen- Joseph, son domestique. dance, les Canadiens. Pour les inti- __ Hélas! dit celui-ci, je n’oserais | mider, l’armée des rebelles envahit le ed i is c’ pays. RES est Mer Briand dont l'intuition mer- __ Comment! ta faute? veilleuse ne le trompait pas, vit les Mon Dieu! oui, j'ai cassé le suites désastreuses que pourrait a- baromètre, il y a huit jours, et| Mener une scission avec l’Angleter- maintenant il fait le temps quille: k : veut. | Dans un mandement, il rappelle à ses ouailles “la loyauté due au sou- : verain bon et tolérant qui a permis Cnenitarian ' . l'usage des lois et le libre exercice Le médecin. —.Je vais vous pres | Ge Ja religion”, loyauté jurée par crire un soporifique. I y aura! ment. DORA EE ROIS: Le 7 juin 1775, la loi martiale dé- }

rai dormir si longtemps...

‘Avé les pom-pom..….

Alors, vous n'éteignez pas le feu? - Patience! Le temps de fumer une pipe pour m'habituer à la fu- mée et j'y vole.

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miliciens. Les esprits s’échauffent. Les prêtres et les nobles avaient compris la folie et l'iniquité d’une révolte, mais ils ne purent mainte- nir qu'un certain nombre de sujets dans la neutralité. Le peuple soule- par les émissaires des révoltés Bostonais [hypocrites qui n’avaient pas craint d'écrire en Angleterre que

de prêtrise, après avoir vu mourir |}

.la coadjuteur du coadjuteur de son

_coadjuteur, le 25 janvier 1794, ce vé- |}

Inérable patriarche, digne de vivre

{ . encore des siècles, rend doucement |} Îsa belle âme à Dieu à l'âge de 80 ans |}

let s’en va dans l’autre monde rece- ! voir la seule couronne qui soit réel- lement désirable, celle de l’immorta-

la religion devait être balayée de la lité.” face du pays, tandis qu'ils promet- À, C. F. A.

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PAGE 8

Nouvelles religieuses

MONTREAL Son Exec. Mgr Gauthier, archevêque coadjuteur de Montréal, a assisté au trône, au Grand Séminaire, à la célébration de la fête de la Présentation de Marie au Temple. Au cours du dîner, M. Rosario Lesieur, P.S.S., supérieur du Grand Séminaire, a annoncé la fon- dation de l’Association des anciens élèves du Grand Séminaire, lequel .<ompte plusieurs milliers d’anciens élèves dont 34 archevêques et évê- ques vivants.

CITE VATICANE. Mgr Gio- vanni Pamio, conseiller de la Non- ciature papale de Tchechosiavakie, a été nommé archevêque ‘titulaire de Justiniana et délègué apostolique de l'Australie.

_ LONDRES Aux récentes élec- tions générales en Angleterre, vingt trois catholiques ont été élus dépu- tés de la nouvelle chambre des com- munes. : É

PARIS C'est de la bouche de Mgr Villeneuve, archevêque de Qué- bec, que Mgr Baudrillart apprit que Je Souverain Pontife avait résolu de lui accorder.le chapeau cardinalice. À peine revenu de Rome, Mgr Ville- neuve se rendit à l’Institut Catho- lique, accompagné du cardinal Ver-

- dier et lui transmit la nouvelle dans une accolade fraternelle.

PREMIER CONCERT ANNUEL (Suite de la page 1)

-.Toutes-les pièces du concert ont été exécutées avec. un fini artisti- que vraiment digne des plus beaux éloges. M. Hendra s’est affirmé une fois de plus un véritable directeur musical et on doit lui donner beau- coup de crédit pour le splendide sens artistique déployé par ses chanteurs.

Les artistes invités au program-. me ‘étaient Mlle Mary Drummond, AT.C.M., L.R.S.M. pianiste et M. Egon Grapentin, violoniste.

Le public ne leur a pas ménagé ses applaudissééments pour les re- “mercier la brillante interpréta- tion de leurs ‘pièces musicales. =. Les solistes ont eu ‘l'occasion, de faire valoir la richè' tonolité de leurs

cordes vocales, ‘l'nous à fait parti-

- culièrement plaisir d’entendre notre

‘compatriote, M. le Dr Emile Bois- sonheault, président de cette société musicale.

À ce titre, il SHénts le Dr F. -S. Me Call, B.A., D.D., président ho- noraire, qui dit quelques paroles du- xrant l'intermède. Celui-ci déclara que les citoyens d'Edmonton devraient être fiers de l'“Edmonton Male cho- rus,” lequel a apporté une contribu- tion si précieuse à l'art et à la cul- ture musicale. Il souligna aussi les talents artistiques de M. Hendra et l’harmonieuse entente qui existe en- tre tous les membres de la chorale.

FORT KENT

Depuis quelque temps notre cor- respondant était beaucoup occupé à faire la chasse. Parmi nos jeunes chasseurs, MM. Eugène Gaucher, A- drien Michaud, Roger Mercier ont réussi à prendre deux renards croi- sés vivants.

Notre club de Bridge qui bat son plein se réunissait pour ia 4e fois à l'hôtel du village. Mme Willie Mi- chaud remporta le prix des Dames; M. Archie Ducharme, le prix des hommes. La semaine dernière, ce fut Mlle A. Lynch qui fut l’heureuse ga- gnante tandis que M. Armand Lan- dry remporta celui des hommes.

À une assemblée spéciale du con- geil, M. Anatole Mercier fut choisi ‘comme inspecteur du secours.

Mme Docite Landry qui était en promenade chex sa fille, Mme Hec- -tor Brosseau de St-Paul, nous est revenue enchanté de sa promenade.

Notre boucher, M. J. Fournier se -remet très bien de son récent acci- dent.

Dimanche. derier nous avions le “plaisir d'avoir les acteurs et actrices de Bonnyville pour notre deuxième soirée. Tous se sont surpassés dans leur rôle et méritent nos félici- £ations. Une partie de cartes animée au 500, commença la soirée. Les pre- miers prix.allèrent à M. et Mme Al- ‘phonse Paul; les deuxièmes à M. et Mme Willie. Michaud; les prix de consolation à Mme Max Levasseur “et J. Levasseur.

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DES ELEVES UNE SEANCE DE CHOIX VRAIE LECON D’ACTION CATHOLIQUE

NOMBREUX AMIS DE L'OEUVRE ALLOCU- TION DU R. P. ROUTHIER.

Le Juniorat d’Edmonton vient d'être le témoin de fêtes inoublia- bles, en l'honneur de son digne et dévoué Supérieur, le KR. P. Henri Routhier, O.M.I

La fête, commencée dans l'inti- mité, se complétait, dimanche soir, par une soirée. une couronne de prêtres, Oblats et autres, de reli- gieux et de religieuses et de nom- breux amis de l’oeuvre entouraient le héros de la célébration.

Vendredi soir, deux adresses é- taient lues au R. P. Routhier, O.M.I, une par le R. P. Nadeau, O.M.I, au nom du personnel enseignant; l'au- tre, par un des élèves finissants, au nom de tous les Junioristes. On y insistait à l'envie sur les devoirs des enfants envers leur père: obéissan- ce, respect, reconnaissance et priè- re. En érpondant à ces.voeux, le bon Père Routhier laissa déborder son coeur de prêtre et d’apôtre et il insista pour que l’idéal de tous et de chacun soit une vie d’apostolat, vie intense et conquérante.

Le samedi, évidemment, était un jour de réjouissance: c'était la Saïnt André, et les coeurs étaient à la joie. Le matin, grand'messe que le R. P. Supérieur offrit pour toute la communauté du Juniorat à la fête de laquelle il se dépense depuis cinq ans.

Dans l’après-midi, beaucoup de re- ligicuses et d'élèves de diverses ins- titutions d'Edmonton et des environs profitaient de l'invitation qui leur a-

campagne. Mais l’acte ne se ter- mine pas sans que la fortune si mal- proprement acquise ne s'écroule tout à coup: le, banquier de Darsan se suicide et ce dernier est ruiné.

Au troisième acte, Darsan, pauvre loque humaine, frappé dans sa for- tune, abandonné de tous, rêve du passé; il est dégoûté de tout et de tous; il exhale même sa douleur de- vant le seul ami fidèle qui, par ha-

. LA SURVIVANCE

UREAU DE BIENFAISANCE

Cette semaine au delà de 200 cas se sont présentés pour demander de l'assistance. Avec le secours d'âmes charitables le Bureau sera capable de faire beaucoup de bien.

B

Ces jours derniers une mère écri-

vait au directeur du Bureau: “Je vous serais très reconnaissante si vous pouviez m'envoyer une couver- ture pour le lit des enfants.” C’est évidemment peu de chose pour ceux qui en ont; mais pour ceux qui souf- frent du froid, une couverture a beaucoup d'importance.

Un jeune homme qui a de bonnes recommandations désirerait travail- ler pour sa chambre et sa pension.

sard, a appris le lieu de sa retraite. {11 a seulement un bras. Si quelqu'un

Devant lui, il raconte le drame de sa vie, et tente de mettre fin à ses souffrances en s'enlevant la vie: son ami lui enlève des mains l'arme meurtrière, . et l'amène graduelle- ment à de meilleurs sentiments. Darsan lui promet de VIVRE désor- mais de la seule vie qui compte : rentrer dans l'amitié de Dieu et fai- re ensuite beaucoup de bien autour de lui.

Voilà toute la pièce en quelques li- gnes. Les acteurs savent tous ren- dre de façon heureuse les divers sen- timents qui se heurtent dans ce dra- me, pour aboutir finalement au tri- omphe de la morale et de la foi. “En voilà une pièce de fond”, se com- muniquaient les auditeurs émus.

Dans les entr’actes, on fit vibrer

successivement la note religieuse et culée-Conception.

la note patriotique.

|

Un Junioriste nous dit en quel-|

ques mots le rôle du Christ-Roi dans la vie de l’étudiant catholique, in-

>

vite tous les étudiants à s’enrôler

vait été faite, et venaient assister | dans la milice de leur Maître et Roi,

à la répétition de la séance.

Celle-ci qui, normalement, aurait avoir lieu ce soir-là, avait été re- mise au iendemain, afin ç —"rmet- tre à un plus grand nombre & y être présents.

Dimanche soir donc, à 6 h. p.m., banquet, agapes fraternelles que partagent une bonne trentaine de convives.

À huit heures et demie, tous se rendent à la salle des séances, ils passent une soirée très intéres- sante.

Le plat de résistance est une piè- ce en trois époques, de Marcel Lau- rent: “VIVRE”; pièce de facture très moderne, mais d'une ‘saine et forte morale.

Quand le rideau se lève, deux é- tudiants discutent d’avenir; l’un est philosophe et chrétien: il veut donc vivre d’accord avec ses principes. l'autre, au contraire, après avoir gaspillé ses facultés intellectuelles et morales, fait fi de toute religion, et se lance dans le théâtre d’où est exclue toute morale. La fortune lui sourit, et son premier essai lui vaut une somme rondelette et de promes- se d’un brillant avenir.

Au deuxième acte, Darsan, notre dramaturge, est à l'apogée de la gloire et de la fortune: il est riche à millions, il est adulé; il éconduit même son ami d’autrefois qui, lui, n'est devenu que petit marchand de

et nous cite des exemples de jeunes qui ont “véeu” leurs vingt ans: Clo- vis, sainte Jeanne d'Arc, Montalëm- bert, Ozanam.

Ensuite, un groupe d'élèves vient nous chanter “La Patrie”, du R. P. G. Boileau, O.M.I., hymne au Cana- da français bien digne de figurer au programme de cette soirée. On y chante tour à tour notre langue, no- tre terre sacrée, le vieux cimetière, les clochers argentins, l’église véné- rée, notre histoire, nos héros, nos saints. Nous comprenons tous la le- çon contenue dans ces lignes vibran- tes.

Enfin, le R: P. Supérieur se lève pour laisser déborder son coeur. Il nous dit en quelques mots son bon- heur de voir tant d'amis autour de lui, tant d'amis dévoués à l'oeuvre du Juniorat qui lui est si chère.

Ii rappelle le souvenir de la: fon- dation du Juniorat, au printemps de 1911, parlé premier Supérieur, le Père André Daridon, O.M.L, et dit que c'est de que date la tradi- tion de fêter le Supérieur du Junio- rat à la Sainte-André. D'ailleurs, nous dit-il, saint André était apôtre et le Juniorat est une oeuvre nous préparons nos jeunes gens à l’apostolat.

Il invite ensuite tous les assis- tants à revenir, et à amener leurs amis aux fêtes qui, en mai 1936, marqueront le vingt-cinquième an-

pouvait l'employer il pourrait en s- vertir le Bureau. Le Bureau de Bienfaisance catholique.

SEANCE AU PROFIT DE LA PAROISSE DE L’IMMA- CULEE-CONCEPTION

Tous sont cordialement invités de se rendre à la salle de l’Ecole Sépa- rée, vendredi soir le 13 décembre pour assister à une séance donnée au profit de la paroisse de l’Imma- Sous l’habile di- rection de M. Alphonse Hervieux, des acteurs bien connus de notre vil- le présenteront “l'Abbé Constantin” pièce en trois actes. Prendront part! à la pièce Mmes A. Hervieux, L. Blais, G. Lambert et Mile Lilliane Côté et MM. L. Picard, P. Chatain, : G. St- Germain, A. Turcotte et G. Baril,

Durant les entr’ actes nous aurons le plaisir d'entendre la voix sympa- thique de M. À. Morin et Ted Linds- koog, jeune violoniste.

Ne manquez pas ce qui sans doute sera une des soirées les plus agréa- bles de cette saison.

Le résultat de la récente partie de cartes jouée sous les auspices du Bureau de charité catholique est le suivant: Pour le bridge [résultat ca- ché] Mme G. Beauchamp; [résultat le plus élevé] Mme R.-B. Maloney.

Fuidlay. Cette partie de cartes, or- ganisée par Mme Dow a rapporté $128. 50.

niversaire de fa fondation du Junio- rat: le bien qui s'y est fait, ajoute- t-il, la moisson de vocations sacerdo- tales et religieuses [Une soixantai- ne de prêtres, plus une quarantaine de scolastiques ou séminaristes], l'extension du ‘règne de Dieu qui a résulté des travaux de ces nombreux apôtres, vaut bien que nous com- mémorions cet anniversaire de fa- çon digne. : Si nous jugeons de la fête de mai par celle qui vient d’avoir lieu, nous “e serons certes pas déçus dans no- tre attente.

AVIS AUX ABONNÉS

: À partir du ler janvier 1936, l'Administration de La Survivance adop- tera le système commun des journaux en ce qui regarde l’abonnement.

TOUT ABONNEMENT SERA PAYABLE D'AVANCE

Pour le whist, la gagnante est Mme |

a

————————————— l'AVIS aux CREANCIER

PETITES NOUVELLES

NOUVELLES NATIONALES

CALGARY Le maire Andrew Davidson de Calgary sera le seul re- présentant de l'Alberta à la confé- rence des maires du Canada, laquel- le aura lieu à Montréal le 7 décem- bre. Le maire Davison représentera toutes les villes de l'Alberta à cette conférence qui préparera les résolu- tions qui seront présentées à la con- férence interprovinciale d'Ottawa le 9 décembre.

WINNIPEG Bien que le crédit social ait ses partisans au Manitoba, ce nouveau parti politique n’y 2 pas encore des racines profondes, vient de déclarer C.-L. Stoney, président de l'union des municipalités du Ma- nitoba. Tous les yeux sont sur PAÏI berta: Si la population manitobaine ne condamne pas le erédit social, el- le surveille quand même ce qui pour- ra se produire en Alberta. Si le cré- dit social a du succès en Alberta, les autres provinces ne tarderont pas à adopter ce système, a BIQUÉE M. Sto- ney.

VANCOUVER Le maire Mc- Geer a suspendu trois employés de la ville en attendant une enquête qui sera faite au sujet de certaines ir- régularités qu’ils auraient commises.

‘OTTAWA D.-Leo Dolan, direc- teur du “Canadian travel bureau” a été élu président de l'association ca- nadienne du tourisme et de la pu- blicité. I1 remplace le lieutenant G.-

F.-C. Poussette de Winnipeg. Au nombre des directeur élus, on re- marque les noms de MM. Aristide

Ro oo mm

de Chicoutimi.

|

VOICI LES DEPUTES ELUS A LA DERNIERE ELECTION PRO- VINCIALE GENERALE DANS QUEBEC [X INDIQUE QUE LE DEPUTE FAISAIT PARTIE DE L’ANCIENNE LEGISLATURE.]

LIBERAUX Abitibi—xHector Authier. ÂAthabaska—xHon. J.-E. Perrault. Chambly—Alex, Thurber.

. Charlevoix-Saguenay xEdgar Rochette. Chateauguay-—xHon. H. Mercier. Drummond--Dr Arthur Rajotte. Gaspé Sud—xAlex Chouinard. Hull—Alexis Caron. Iberville—-xLucien Lamoureux. Joliette—xLucien Dugas. : L’Islet--xHon. Adélard Godbout. Lotbinière-xHon. J.-N. Francoeur. Îles Madeleines—xAmedée Caron. Maskinongé—x£.-S. Thisdel. Matane-—xJ.-A. Bergeron. Matapedia—xJos. Dufour. Montcalm—Gaetan Daniel. Montmorency—xHon. L.-A. Tasche- reau. Iberville—xLucien Lamoureux.

nn

INVERNESS, N.-E. Se met- tant en grève pour arrérages de Sa- laires, les instituteurs de Inverness ont annoncé qu’ils ne retourneraient. pas à leur emploi à moins d’arran- gements satisfaisants relatifs au paiement de leurs salaires. Une vingtaine d’instituteurs ont déjà en- seigné pendant une année sans Tre- cevoir un sou de salaire. La com- mission scolaire leur doit la somme de %16,000. Le gouvernement pro- vincial a octroyé $3,000 à la com- mission de Inverness pour lui aider à sortir de cette impasse financière.

NOUVELLES INTERNATIONALES

MEMPHIS G.-Henry Sanders que ses parents disaient âgé de 105 ans, est décédé le 29 novembre à la maison de son fils, après une cour- te maladie.

NEW-YORK Sir Norman An- gell, titulaire du prix Nobel pour la paix, a proposé ces jours derniers un moyen de sauvegarder la paix dans le monde en préconisant le dé- sarmement intégral de chaque na- tion ou le réarmement collectif des nations contre une nation agressive.

WELLINGTON, N.Zélande.— A! la récente élection générale qui a eu|

lieu en Nouvelle-Zélande, trois can- didats crédit social ont été élus.

RIO-DE-JANEIRO Les trou- pes fédérales ont mis en déroute les

‘forces communistes qui avaient com- ploté de renverser le gouvernement.

Les chefs de la révolte ont été ar-

‘rêtés et seront jugés par une cour

Montréal Mercier xDr Anatole:

Plante.

martiale. Plus de trois cents révol-

Bélanger d'Ottawa et L.-A. Dussault tés ont été incarcérés. Le reste n’a|

trouvé son salut que dans la fuite.

LA LEGISLATURE DE QUEBEC

Shefford—Hector Choquette. Sherbrooke-—J. Bourque. Stanstead—Roland Beaudry. Temiscamingue—N.-E. Larivière.

CONSERVATEURS Beauharnois—Delphat Sauvé. Compton—J. Sherman. Huntingdon—xMartin Fisher.

Lac St-Jean—Dr L. Duguay. Laval--François J. Leduc- Maïsonneuve—William Tremblay. Missiquoi—F. -A. Pouliot. . Montréal St-Georges—xC.-E. Gauit., Montréal St-Jacques—-H.-L. Auger. Montréal Verdun—xP.-A. Lafleur. Richmond—Albert Gaudreau. Rouville-xLaurent Barre. St-Sauveur—xP.-A. Bertrand. Trois-Rivières—xM.-L. Duplessis. Westmount—xC.-A. Shart. Yamaska—xAntonio Elie.

Apposition, 42.

Total 16.

BONN YVILLE, 2 déc. —- Diman- che avait lieu l’inauguration de la

Montréal St-Louis—xPeter Berco- Patinoire. La rondelle fut lancée par

vitch, Montréal St-Laurent—xJos. Cohen. Nicolet-—xAl:xandre Goudet,. Pontiac--E.-C. Lawn. Québec—-Frank Byrne. Québec Ouest—Charles Delegrave. Richelieu—-xJ.-A, Turcotte. St-Hyacinthe xHon. T chard. St-Jean——xDr A. Bouthillier. Soulanges--xJ.-V.-A, Farand. Temiscouata— Alphonse Beaulieu. Terrebonne-—xHon. L.-A. David.

; Deux Montagnes—Jean Rochon.

. Ceux de nos abonnés, par conséquent, dont l'abonnement ne serait pas à date sont priés de se mettre en relation avec l'Administration du journal pour en arriver à un règlement avant la fin de l’année.

Tout abonnement en arrérage et pour lequel l’abonné n'auté. pas

sollicité de règlement cessera le ler janvier 1936.

Après cette date, les comptes d’arrérages seront transmis. à, une Agence de Collection qui se chargera d’en faire la perception—à moins d'arrangement préalable entre l’abonné et La Survivance.

L'abonnement peut être payé au Cercle local, au Secrétaire- Général, au Secrétariat de l'A.C.F.A., ou directement à l'Administration de La Sur-

vivance.

La commission: ordinaire sera créditée au Cercle local pour ‘chaque abonnement perçu d'une façon ou l’autre per ke) C.F.A. et DENe au Secré-

tariat GÉERE

A l'avenir, un avis sera “envoyé: à: ‘chaque bonne : un ne avant

He de son abonnement.

L’abonné est prié de renouveler son abonnément das les” 30 jours EE, pour éviter toute PE Lo dans l'envoi - du JORRSE

L’abonné ne doit pas s’offusquer de cet avis. Ce sont les termes or- dinaires de tous les journaux du pays, termes qui rendent service autant à FaponnRe Êcs au FIQUERE en ne peEmentae pas l'accumulation d’ ANPÉIRERS,

Prière de se mettre en relation avec La Survivance avant la fin de l’année pour tout règlement d’arrérages dans l'abonnement.

u D EE EE

Verchères—xFelix Messier. Wolfe—xT.-H. Lapointe. Argenteuil—xGeorges Dansereau. Bagot—Cvrille Dumaine. Bellechasse—xRobert Taschereau. Berthier—xCléophas Bastien. Brome—xHon, R.-F. Stockwell. Gaspé Nord—xJ.-T. Côté. Gatineau—J.-D. Merleau. Kamouraska—xPierre Gagnon. Napierreville - Laprairie xJ.-E Charbonneau.

Rimouski—xL.-J, Moreault.

Rivière Du Loup—xLéon Casgrain. Vaudreuil—xE, Sabourin.

Total: 47.

LIBERAUX-IND.

Montréal Ste- Anne—F.-L. Connors.

Total. un. Gouvernement: 48.

Beauce—Vital Cliche. Champlain—W.-W. Rousseau. Chicoutimi—Arthur Larouche. : Dorchester—J.:D. Bégin.. Frontenac—T. Tardif. : Jacques Cartier—F.. Monk. Labelle—Dr J-H.-A. Paquette. : L’Assomption-Paul Gouin: -Laviolette—Romulus Ducharme. Lévis—J.-T, Larochelle, Megantic—Tancrède L'abbé, Montmagny—J.-E. Grégoire. Montréal Dorion—J.-G. Bélanger. Montréal Laurier-—Dr 7, Lesage.

4

Montréal Ste-Marie—-N. Rochefort. Papineau—-Roméa Lorrain. Portneuf—Bona Dussault.

Québec Centre—Dr P. Mamel. Québec Est—xJ,-0.-A. Drouin. “Roberval—Antoine Gastonguay. St-Maurice—Dr M. us

ri Fe Be

ACTION LIBERALE NATIONALE

.-D. Bou-| Manque d'entraînement au début de

| lub Vallée. Les uniformes ont été

marchands, La glace est entretenue

* points furent faits du côté Vallée | | par Paul Bougie, cap.: André Je ‘|lée et S. Rosse; du côté Brosseau,

le maire J.-0. Binette. Les clubs lo- caux Brosseau et Vallée étaient aux prises. Une partie chaudement con- testée À chaque minute intéressa beaucoup la foule des spectateurs. Les joueurs de côté et d'autres mon- trèrent un peu de fatigue, au

la saison, maïs tous firent bonne fi- gure. Les organisateurs de chaque équipe, MM. Vallée et Brosseau é- taient au poste et jouirent beaucoup du joli coup d'oeil offert par des uni- formes tout neufs. Les Vallées sont en blanc avec initial rouge: les Brosseau en rouge et les Dubuc ap- paraîtront mardi en bleu, contre le

fournis gratuitement par nos trois. pär MM. J.-B. Nadeau et Oscar Ri- vard.

Le résultat, 3 à 8, montre com-

bien contestée fut la joute. Les

par Louis Thomas, Lyle Mark et Maurice Sabourin.

| MONTREAL _ L'Union r nationa- le demandera des recomptages judi- | ciaires dans les comtés de Deux- Montagnes, Argenteuil, Drummond -[et Pontiac.

| an

Montréal St-Henri—-W.-E. Lauriault

HOTEL CORONA, DIM,

Conférencier: R. P. ALPHONSE CLAUDE-LABOSSIERE ‘4

Artiste e He

\]

4 DECEMBRE, 194

Succession de feu Jean Royer [col nu aussi sous le nom de John Roÿe ‘de Beaumont, Alberta, cultivateik Avis est par les présentes donri que toutes personnes ayant des clamations contre la succession d défunt Jean Royer connu aussi s0$ le nom de John Royer, décédé le septembre 1935, sont tenues ‘le f re, à M. Paul E. Poirier, avocnt l’'exécuteur Achille Royer, Edifid Banque Royale, Edmonton, Aïbert} le ou avant le 31 janvier 1985, l'ét: complet et dûment vérifié de leu réclamations et de toutes suroetéd détenues par elles, et qu'après cett date l'exécuteur distribuera les vierk du défunt entre les ayants droits n tenant.compte que des réclarrationk ainsi présentées qui suont éd portées à sa connaise ince. | Edmonton, ce 2 décembrx 14 Paul-E. Poirier, Avocat de l'exécuteur, À Etude Milner Steer Dafoe Poiricr à Martland, Edifice Banque Royaie, À Edmonton, Alberta. ACHETEZ CHEZ

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‘TORONTO-—-Le ministre du bien- être, l’hon. David Croll, a déclaréh que la province n'apportera pas le ler décembre de réduction générale dans les secours qu’elle accorde aux] municipalités pour les nécessiteuxh

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