1 MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET Exposition LI SECTION Rapport de LA CLASSE 12 (Photographie) Charles MENDEL Rapporteur PARIS COMITÉ FRANÇAIS DES EXPOSITIONS A L’ÉTRANGER Bourse de Coitimerce, rue du Louvre 1906 DU TRAVAIL ^ ^ ^ Internationale de ÈQ E 1905 FRANÇAISE . \T O P' ? - K ■ i- 1 ( Ai Exposition Internationale de LIÈGE 1905 CLASSE 12 MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DU TRAVAIL ^ ^ ^ Exposition Internationale de LIÈGE 1905 SECTION FRANÇAISE Rapport de LA CLASSE 12 (Photographie) Charles MENDEL Rapporteur Secrétaire du Jury PARIS COMITÉ FRANÇAIS DES EXPOSITIONS A L’ÉTRANGER Bourse du Commerce, rue du Louvre 1906 ' fUKlTE français A QbS EXPOSIIIQilS A L'EfRANBEB [a- I0d~\ BIBLIOTHEQUE Digitized by the Internet Archive in 2018 with funding from Getty Research Institute https://archive.org/details/expositioninternOOmend jf ROYAUME DE BËLGrQÜF~^ AVPIL-nOV WJ INDUSTRIE, fj ÉLECTRICITÉ ^ /Lgn’^uKiirç-Horticulhdn? Economie sociale HTCIEHE Assistance publique Education \1 Efiseignemenr Œü»res d’Ârt Arts Libcraui Industriels et Décoratifs Travail Manuel de la Femme Coffltnma -C jloniwifün - Arrncei de terre l de Sports - Congres & Conférences feîes et Attractions AFFICHE OFFICIELLE DE L’EXPOSITION DE LIÈGE. ENTRLK DR i/e X POSITION . .VCCLIIVIATATTON. AVANT=PROPOS La lielçiKjae célrla'ail celle aiuiée le soi.ranle-(jutii:ièiae aniitver- saire de son Indépendance. Désireuse d'associer loules les nalions à .son jidàlé, elle les arai! conriées à une lérposilion f nleriud ioiude e! I idverselle organisée en conunéinojudion de celle dale iflorieuse. Anvej’s en ISOI), puis Dru.velles en lSil7 araieul eu le pririh'nie des précédenles Exposilions : c'esi à la ville de Li/uje DÜSIUIES. TRAVAUX DU COMITÉ D’ADMISSION ET D’INSTALLATION l’ar (lécrel en dole du 7 avril i<)0''i, le Cmnilé Franeals des Expositions à I l’étranger a été chargé de rorganisation générale des grou|)es III à X\ , Wlll et \I\ tic la Scclion Irançaisc, sons le contrôle dn Céominissaire général, M. Fernand Chapsal, maître des rcipiètes an Conseil d Etat, directeur dn Cahinet, puis direc¬ teur dn Commerce au Ministère du Commerce. \ux termes de ce décret, le Comité l’hançals des Expositions à ri’étranger devait procéder au recrutement, à radmission et a l’installation des exposants ; Il se mit immédiatement à rouivrc et constitua, sous la présidence de M. \. Finard, le Comité d’organi¬ sation de la Section iVançaisc. Une circulaire en date du i5 avril i<)0!'i invitait tous les meni- 8 EXI'OSlTIO\ IM'IÎUXATIOXAEE DE LIEGE bres du Coniilé Français des Expositions a rÉtranger à parliciper à cetie Exposition et les iidonnait (jii’anx termes du décret du 7 avril précité les Comités d’admission et d’installation seraient unicpie- ment composés de mend)rcs du Comité Français des Expositions à rEtranger ayant pris rengagement d’exposer et présentés à l’agré¬ ment du Commissaire général. Le 27 juin 190/1, les inendjres de la classe 12 (|ui avaient répondu à 1 appel du Comité se réunissaient en séance à la Ironise de Commerce, sous la présidence de ^E A. Pinard, président de la Section française, pour élire leur bureau et procéder a la consti¬ tution du Comité d’admission. [jC bureau élu au premier tour de scrutin fut ainsi composé : PrésiilenI : iM . Paul Poüugeois. ] Ice-I^j'éüideiils : MM. Léon (iauîmont et A. Niaïuniii.x. Secrétaire : M. .Iules Demarjx. Trésoi 'ier : M. Pii <;hhe Mekcieh. Le Comité d’admission comprenait ; MM. C. Balvgny, E. Hüesi>- FLUG, A. BeKT, P. PoVEH, C. HkAUiX, M. BuCQUET, P. CllÈXE, R. DeMACIIY, il DeMAIIIA, L. CiEISLEH, Cil. GeHSCHEL, e. Ghiesuabek, IL GuÉum, R. Guilleminot, .Ioügf.a, A. Lumière, L. Lumière, Cil Mexdel, F. M laiciER, P. Nadar, Otto, C. Puvo, 11. Revaio.nd, L. Tuiullox, e. Thouroude, E. Wallox. A cette séance, M. le Président de la Section française ayant sollicité le concours de la classe 12 pour la constitution du capital de garantie de la Section française, A-ingt-deux parts de mille francs furent souscrites par les membres présents. Comité d’admission La première réunion du Comité d’admission eut lieu le 5 juillet, sous la présldcnec de M. Paul Bourgeois. Iæ premier soin du Comité devant être de procéder au recrutement des expo¬ sants, il fut décidé ipi iine circulaire serait adressée à tous les indus¬ triels et pbotograpbes susceptibles de participer à l’Exposition de SIÎCTION FUANÇAISE. ISAl’PUirr DE I,A CLASSE 12 0 Liège. Au lendemain de l’Expusilion de Sainl-ljouis, la lâche du (lomilé clail parliculièremejit diiricile, el tous ses membres furejit invilés par le Président à appuyei’ par des démarches personnelles la propagande l’aile en faveur de l'Exposilion de liiège. I^es ell'orls de M. le Pi-ésidenl Hourgeois, pour réaliser une hrillanle parlici- LIÈGE. - QUAI DE LA BATTE pation de la photographie française, fiirenl admirahlemenl secondés par la fdiamhre syndicale de la Photographie el de ses Applications et la Cdiandu’e syndicale des Fabricants et Négociants de la JMioto- graphie. (les deux Fhamiires syndicales envoyaient, en ell’et, un appel pressant à tous leurs membres et créèrenl en fa\eur de l'Exjio- sition un mouvement (|ui facilita singulièrement la lâche du Comité d’admission. La Chambre syndicale de la Photographie el le Pholo-Cluh de Paris formèi’ent des demandes d'admission pour des collectivités constituées par leurs soins et assurèrent ainsi une nombreuse parti¬ cipation à la classe, lO KXPUSlTiON I-’SÏIÎUN’ATIOSALE DE LIEGE Comité d’installation Une décision de M. le (iornniissaire général, en date du i*-'* oclobi-e 190/1, constilLiail les Comités d'instaüation. Ces Comités étaient composés îles mêmes éléments que les Comités d’admis¬ sion. Le (/omité de la classe la, investi dès Jors de tous les pouvoirs, put se mettre ;i son œuvre d’organisation définitive, il se consacra aussitôt à assurer ragenceinent matériel de la classe. Le choix d’un architecte s’arrêta à l’unanimité sur M. de Montamal, architecte de la îSeclion rrançaise, (jui avait déjà donné tant de preuves de dévouement et de capacité à Paris en 1900, à Clasgow, à Hanoï, à Saint-ljouis. Les demandes d’admission comportaient un emplacement de /loo mètres carrés pour satisfaire aux exigences des diverses instal¬ lations projetées ainsi qu’aux règlements de la Section française qui laissaient à la charge de chaque classe les grands chemins olihgatolres et ceux destinés à leur service particulier. Une demande de concession de terrain fut faite à M. le Prési¬ dent de la Section française, et la classe 12 obtint un emplacement de 3oo mètres seulement par suite de la réduction considérable que le ( lomilé dut Imposer à toutes les classes. Si la classe 12 eut a suliir une réduction de surface importante, en revanclie, remplacement qui lui était attribué, grâce au zèle de son Président, était admirablement situé. Ayant accès sur la grande galerie centrale du Hall des Industries, à l’entrée même de la galerie réservée au groupe 111 de la Section française, la classe. 12 occupait pour ainsi dire un poste d’homieur. Le Comité d’instal¬ lation eut a cœur de lui donner tout l’éclat rpie comportait un sem¬ bla I ) I e e m P la ce m en l . Pour I etald issemen 1 de son budget et la lixation des redevances à demander aux exposants, le Comité eut à étudier toutes les charges lui incomliant et à prévoir des dépenses évenlueîles au cours de 1 Exposition. Les charges incombant à l’organisation d’iine classe SIXTK )N’ Fl\ A>ÇA ISE . liAlM’Uirr DE I>,V CEASSE 12 1 1 i" 1/iiisUillalloii cl rDiiicnienlatioii yéiic— raie, le garcliciiiiage, les frais généraux lie la EA MEUSE. - LE QUAI DES l’ÈClIEUUS. claSSC, la | la l' 1 1 C I ]ia 1 1 OH à la ilécoratiim générale avec la redevance due au flomllé de la Section française de d5 francs par mètre brut de terrain concédé; 2^’ La vitrine, surface murale décorée ou Salon à fournir à l'exposant ; sont d’ordres dillercnts et peuvent se résumer ainsi : L'installation intérieure de la vitrine et la représentation personnelle de l’exposant, comprenant le transport des marchan¬ dises, leur Installation et entretien pendant rexpositlon, le ma¬ gasinage des caisses vides, le réemballage, les formalités de douanes, etc... : La représentation commerciale, comprenant les renseigne¬ ments a fournir aux visiteurs sur les produits exposés, la dislribu— lion des prospectus et catalogues, la prise de commandes, etc... Plusieurs séances furent consacrées a I étude de toutes ces ipies- llons sur lesquelles le Comité ne se prononça ipi’après un long EXPOSITION INTEUNATIOiVALE DE lAEGE J 2 examen. M. Bourgeois se mit en rapport avec divers entrepreneurs, et après avoir étudié avec M. de Montarnal les projets et les devis (|ui lui avaient été adressés et les avoir longuement discutés, soumettait le résultat de ces études au Comité d’installation. Le projet aiupiel s’arrêta définitivement le Comité fut celui de M. Cheminais. f|ui présentait de sérieux avantages de prix et un ensendde décoratif de nature à donner à la classe tout l’éclat dési¬ rable. La question de la représentation des exposants fut l’objet d'une étude très minutieuse et le Comité décida, sur la proposition de son Pi ésident, (pie la représentation commerciale des exposants serait assurée par un employé spécial constamment à la disposition (lu public, dans la classe, pour lui fournir tous renseignements utiles sur les objets exposés. Le Comité estima avantageux de confier à M. Cbemi nais la représentation complète des exposants, comprenant la repiésentation personnelle telle (pie nous l’avons définie plus liant ainsi ipie la représentation commerciale, à charge par lui d’assurer cette dernière dans les conditions arrêtées par le (lomité et par un représentant agréé par lui. Redevances. .Après avoir examiné toutes les dépenses à prévoir, le Comité décida, pour la commodité des exposants, de fixer un prix global comportant tous les frais incombant aux exposants de manière à les exonérer de toutes charges ultérieures, laissant toutefois en dehors et a la charge de chacun l’assurance des marchandises contre le vol et l’incendie au cours de l’exposition. Les prix des redevances, arrêtés dans ces conditions, furent les suivants : Vitrines adossées, le mètre courant de façade, j®‘ mètre. Fr. 55o — — — 3° mètre . . 5oo Betour en façade, en plus pour un mètre . . 870 Surfaces murales. — Le mètre linéaire de cimaise sur s"", 80 de SECTION FUANÇAISE. - «APPORT DE LA CLASSE 12 l3 partie utile, la frise décorative et l’inscription du nom de l’exposant non comprises : I^e i®‘ mètre . Fr. 275 2® mètre . 2 5o 3® mètre . 280 4® mètre et suivants .... 220 Salons. — Ne comportant aucun mobilier à l’intérieur dont l’installation reste entièrement à la charge de l’exposant, mais livrés munis d’une moquette, tenture murale et vélum : Le mètre carié. . . .Fr. 45o Par une circulaire en date du 7 janvier iqob, M. le Ibésident portait à la connaissance de tous les intéressés, les condilions de participation arrêtées par le Comité d’installation, et leur deman¬ dait de lui faire parvenir, avant le i4 janvier, la confirmation de leur demande provisoire avec acceptation de ces conditions. Les réponses à cette circulaire ne se firent pas attendre et le Comité arrêta aussitêit le plan général de la classe et la répartition défini¬ tive des emplacements. Budget. Nous ne pouvons donner ici la situation exacte des recettes et des dépenses de la classe, les comptes n’étant pas définitivement apurés au moment de l’impression de ce rapport; cependant Noici sur quelles bases fut établi le budget : Hecettes . Fr . 4 5 . 000 Dépenses prévues : Uedevance au Comité français . . Fr. 10.754 Décoration générale . 2 . 3oo Installation et représentation . 28.000 Cardiennage . 2.000 Frais divers . 2.000 EXPOSlTIO?< OTEUNATIOXALE DE LIEGE l4 Ces prévisions ne furent pas atteintes et il y a tout lien de croire que le Comité sera en mesure de faii’e une ristourne d’envi¬ ron iT) o/o aux exposants. l/cxiguïté du terrain concédé à la classe 12 n’a malheureuse¬ ment pas permis la réalisation de certaines attractions projetées par le (lomité; il lut possible néanmoins d organiser un salon lumineux S|)écialement aménagé ])Our la présentation d'épreuves positives et négatives sur verre. Ce salon, qui l’éunissait les très remanpiahles envois île MM. Ijumière, Criesliaher, Jongla, Cuil- leminot, Mercier, mollirait les s|)écimens (le la grande variété de préparations sensibles aetiiellemeiit l'alirupiées en France, et obtint un très yraiid succès. O Exposants. La classe 12 comportait cent six exposants, dont deux collecti¬ vités pbirinomiiiales ; celle du Pboto-CJul) de Paris ((piarante-nn exposants) et celle de la (diamlirc Syndicale de la Pliotograpbie et de ses Applications (viiigt-neiir exposants). Palagvv (Ceorges), ir, rue Salneuvc, l'aris. I)\i!in:i (A.), pbotogravenr, lo/l, boulevard Montparnasse, Paris. PiELLii.M (Henri), a|qjaieils de précision, 17, place Carnot, Nancy. I )ovEH ( Paul ), pbotograpbc, 25, boulevard des ( iapucines, Paris. Piiivi x, Ci.ÉMEvr El C"‘. pliotograpbie au cbarbon et photogravure, 18, rue Louis-lc-( irand. Pans. (ioLLEO'l’IVri'É DE LA CuAVUmi' SvMUCVLE DE LA PlIOTOO H \ l*H I E ET DE SES Ai'clioa'i loxs, 48, rue de liicbebcu. Pans. Al TLA, boulevard de Strasbourg, Le Havre. 1)1, \ VIST, (io, avenue de Clieby, Paris. Hoveis. 55, boulevard des Capucines, Pans. Dvvii), ()0, rue de Courcellcs, Lcvallois. Desi {OIS. 55. cité des Fleurs, Paris. Dibiseuil, boulevard Samt-Marlm, 7. ( triéans. Falciv V, Dunkenpie. Fauriî, 7, rue Jean-l\oisin , 1511e. SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 Fehmoue, 3i, rue de Fleurus, Paris. Fréon, io6, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine. (lARMER, 147, avenue de Villiers, Paris. (Iendrald, 5, rue d’Assas, Clermont-Ferrand. Cerscuel, 23, lioLilevard des Capucines, Pai'is. Cirai DON, i5, rue Bonaparle, Pans. Fazon, Cambrai. IjE Dki.et, “3, rue Claude-Rernard , Pans. Léon et Lamoiiie, 3(), avenue de \4ayram, Pai'is. Martin (Louis), Nantes. Mercier, rue Saint-Pierre, Versailles. Moreau frères, i5(), lioulevard Sairit-l îermam. Pans. Nauar, 5i, rue d Anjou, Pans. Pierre Petit, 122, rue Lafayette, Pans. Pe'iiton, (), rue ( iulllaume-le-Con(|uérant, Rouen. Poyet, rue Gambetta, Epeniay. Société Indl si rieele de Photographie, Riieil. \ ai.i.ois, ()(), rue de Rennes, Pans. VizzwoNA, ()5, rue du Rac, Pans, \\ \ÈRE (lie), avenue d Avon, Fontameldeau . W I N G A A R D , 13 O U 1 0 gii e-s U l’-M e 1' . Chambre Syndicale des Farricants et' Négociants de la Photo¬ graphie. .34, rue Étienne- Marcel, Paris. Demaria frères, constructeur d’aiipareils pholograpbiques, 2, rue A I ex a n d i-e- P a r o d i , Paris. Desbois (Léon), 33, cité des Fleurs, Pans. — Agrandissements et retouches. Du RouLoz (J,), 9, boulevard Poissonnière. — Autocopiste pboto- graphique et céramique, Galîmont et C"^ (L.), 67, rue Saint-Rocb, Paris. — Appareils pho¬ tographiques et cinématographiques. Geisler (Louis), aux Chatelles, par Raon-Llttape (Vosges). — Photogravures en noir et en couleurs, papiers et impressions. Geilschel (Charles), 24, boulevard des Capucines, Paris. — Pho¬ tographies. Grieshaber et C"^, 10, rue du Trésor. Paris. — Plaques et papiers photographiques. Ijam)<)uz'^ (Ellejviie), à Dciiain. — Pliolographics. Mamiîl (lleiii'l), rue tlü Faiiboiirg-Moiilniarlre. — Portraits. iM \(:kK,NSTKi\ ( hitablisseniciils), ]5, me des Carmes. — yVppareils (le pbulograpbie. Miùmjrl (Charles), :it8, me d’Assas, Paris. — Publications et ( > U V ra ges [> b (jtog rap 1 1 1 ( | ii es . Ut'i'o, place de la Madeleine, Paris. — Portraits. .Miîuciiîu (Pierre), ()5, me Leinercier, ICiris. — Produits pour la photographie ; pla(|ues. Péuiciiotk et PnoToiiAAiA (Société anonyme), o5, me .louberl, Paris. — y\ppareils panoramujues réversibles. Piioio-Cele, 1)1’. pAiiis ((Collectivité du), /|/|, rue des Matburins, Paris. — lypreiives pliotograpliupies ; publications diverses. l6 EXPOSITION INTEKNATIONALE DE LIEGE Glilleaiinot, Poespflug et C'®, 6, rue Choron, Paris. — Plaques, papiers et produits photographiques. •:lise (J.), iid, rue Notre-Danie-des-Cbamps. — Héliogravures, IvoiisTEN (h.), lo, rue Le Ihun, Paris. — Appareils de photo¬ graphie. ENTltKE DE i/eXPOSTI'ION AUX YENNES. SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 Beugon (P.), 4o, boulevard ITaussniaiin, Paris. Behte.vux (G.), 75, avenue du Houle, Neullly. Besson (G.), lo. rue des Isleiles, Ibiris. Binder— Mestro (iM™'), 7, rue d’Arlois, Pans. Bonzoai (E), 4b. boulevard Baspail. Paris. Bourgeois (P.), 8o, lioidevard Malesberbes, l'aris. Brémari) (M.), 4I) boulevard llaussniaiin, Pans. Blcquet (M’'®), 12, rue Paul— Baudry, Paris. Bucquet (M .), 12, rue Paul-Baudry, Ibuis. Gorbin (P.), io4, avenue des Gliainps— Elysées, Paris. Goste (E.), à Lacanclie. Guniia (iV. ])a), 2. rue Meissonier, Pai'is. Dardonville (L.), i5, chaussée de la Muelle, l’aris. Demacua (B.), id, rue Erançois— I''' , Paris. Dlgolrai! (E.), io4, Ijoulevard |[aussinann. Paris. h’ERRVM) (G.), à Noyenl-sui'-Marne. (îiLiBERT \.), 55, rue de Prony, Paris. Griaiprel (G.), 71, lauboury Sainl-llonoré. Paris. Guérin (11.), 21, rue du Général-Eoy, Paris. IGciiETTi: (A), 4- l'iie Bayard, l’aris. iluGUET i4b, avenue des Gbainps-I'dysées, Paris. Launay (Baron de). 10, rue Dupliol, Paris. Le Bègue (B.), 5f. rue IjG IGlelier, Paris. IjEgreux (IL), II), rue Vinliniille, Paris. IjEmoine (A.), 22, rue de Douai, Paris. M ABiRE (E.), G, rue de Madrid, Paris. Mathieu (E.), .‘G, rue Eorluny, Paris. Naudot (P.), 35, rue Wasbinglon, Paris. Ibrrrr (G.), do, avenue de Messine, Paris. PuYO (G.), dd, rue de Turin, Paris. Begad (A.) [\'i, rue du Pré, à Sainl-Glaude. Boy (G.), i45, boulevard ilaussniaiin, Paris. Saint-Giiaaiant (de), lod, rue de l Universilé, Paris. Schneider (J.), 4, place des Saussaies, Paris. SiNGLY (Vicomte P. de), dp, boulevard de Malesberbes. Paris. Stoiber (A.), di, boulevard l[aussnianu . Paris. Toutain (A.), dp. rue Gopernic. Paris. i8 EXPOSITION INTEUNATIOXAEE DE LIEGE Thurnexssen (E.), io, rue de Tilsitt, Paris. TYs/kiEAAicz (Coiiilc P.), 4, rue Lamennais, Paris. Vagossin (II-)- 50, rue de Monceau, Paris. W ALLoix (E.), 05, rue de Prony, Paris. lOiiELU ET Dubois et :?.0, l'ue de la llépulillque, Puteaux. — Epreuves de liraye en trois couleurs. l^EEB (Henri), rue .loullroy, Paris. — Produits jiliotogra— pliiipies. Ueaue Ijuaiimîuse (l^a), (). rue Foyalier, Pans. — Appareils plioto- grapliiipies. liicvAioND (Henri), 7O, rue de Uennes. — Photogravures en noir et en couleurs. UiciiAnn (.Iules). ;i,5, rue Mclingue. — Vérascopes et taxi|)liotes. Société anomme ,1. .Ioigi.a, /|5, rue de RiaoIi. — Plaques, papiers, ap|)areils pliolograpliiqiies. Société anonyme dils Plaijues ivr PAïuiais Euaiièue, a Lyon. — Plaipies, papiers et produits pliotographiques. Société Iniu sttu 1:1,1. r: de l'iiorociiAi'uiE, Uueil. — l’hotograplue rotative, plaipies et pajuers. Si’ECirr El' Hi'.i.i.on, /|.5, rue de Eévis. Pans. — Agrandissements, a Si'LDiA Eux w. |)liotograpliie de la Jieoue (/lédirale. ;^8, avenue îles (lhamps-l'dysces, Pans. — Pliotograpliies. "J iioL Koum: (E.), rue Ee Peletier, Pans. — Epreuves microgra— phiques. Tlkii.lon (Eouis), rue de (Iravel, Tjevallois. — Optiijiie et appareils pliotograp Impies. Vali.ois (E.). ()•), rue de Uennes, Paris. — Portraits. Description de la Classe. = Visites officielles. Ea Section Erançaise, à l’Exposition de Eiège, présentait un cnsemlile très remarquahle par le bon goiit qui avait préside à l'organisation matérielle de toutes les classes, et d’unanimes éloges ont consacré son éclatant succès. Tous les comités de classes avaient, en ellet, rivalisé de zèle et d’ingéniosité pour présenter leurs jiro- SECTION FUANÇAISE. - nAIM’OUT DE LA CL \SSE 12 K) duits dans nn cadre approprié et des plus allrayanls ; dans ce concours d’cllorts, les organisaleurs de la classe 12 ont parliculiè— renient réussi à donner à leur classe un aspect digne de la situation très en vue ipii avait été attribuée à la Photographie. La classe 12 occupait un emplacement de 21 mètres de lon- Classtf 17 = Vitrines -gRcjmond p a Bnmel Reeb 5 oc ''Lumière el ses fils Guiileminüt tteuse Vallois BoijeT g. cia G-eisler Otto ChamliTe Syndicale -3 Desbons le la Fholo^raplile -J =□ Société Lumière el ses U==: T =0 oociété Joujjl.i Gneohjber a 1?'“ CdufnùfiL i _ g G - - n 1 Salon des ^ 0 - n g i Iransparenls 1 "J J Richard 5 Jouola Cpieshabcr M II =i I) émana frères Specht Braun Clément el et Bell on Tbnlloi MaeLenstein niera er Kotslfii Belheni Photo - Club de Paris Vitrines =a gueur sur 10 mètres de largeur, en façade de la Section Lrancaise, sur la gi'andc galei'ie centrale du Mail des Industries. De larges dégagements en assuraient un accès facile aux \lslteurs. La classe était divisée dans toute sa longueur ])ar uni' allée centrale se pro¬ longeant jnsipi a 1 extrémité de la galerie réservée au groupe III des y\rls Libéraux, et desservie par des chemins latéraux permettant l’examen des expositions murales. lue ]dan ei-dessus Indupicra la disposition générale adojitée par le comité et les emplacements occiijiés par les exposants. Sur I allée centrale se trmn aient les salons occu[)és par MM. De- Galerie Centrale da fiali des Industries 20 EXPOSITION INTEliXATIOXALE DE LIEGE maria frères, Gaimioiil cl G'°, Jules Richard, Grieshaber el C'“, la Société Jongla et les épreuves Iraiisparenles sur verre. Ces salons étaient constitués par une large frise en acajou sculpté supportée par des co¬ lonnes d’an- g I e d ’ U 11 e élévation de \ mètres, surmontées d e c 1 1 a P i - t eaux en a c a j o U e t élevées sur un socle garni de m O q net te. Les vitrines en a c a j o u étaient or¬ nées de sculplurcs exlrèmcmeut sobres et surmontées d’une frise contenant I inscripliou du nom de I exposant. I^a garniture inté¬ rieure, d’une tonalité \erl-mousse, faisait admirablement ressortir les appareils en acajmi el cuivre et les instruments exposés, tous disposés avec goût. Res surfaces murales, situées à Rentrée et sur les cloisons laté¬ rales de la classe, coni|)orlaient un soubassement de o"\8o avec cimaise, une paroi verticale de 2"\(So de baulcur tendue de toile de pite vei'l-mousse dcstiiiée ;i receioir les cadres exposes et une frise conqioi'laul le nom de I exposant. Tout autmii' de la (dassc courait une frise décorative exécutée par M. Dutboit, il un dessin et d’uii coloris très beureux ; des motifs enqiruntés au tournesol alternaient avec des cartouebes con¬ tenant Rinscription des grands noms de la pliotograpbie Irançaise : Mepcc, Daguerre, ’Ralbot, Rayard, Lippniann, Marey, etc. La classe était entièrement tendue d’un vélum léger et trans¬ parent qui tamisait le jour tomliant des verrières, et le sol était garni d un linoléum uni. SECTION l'HANÇAlSE. - UAl’l’OUT DE I.A CLASSE l‘l Jja classe 12 commuiiicjiiait a son exlréiiiilé avec la classe 17 (Musique) par un large portique. Les travaux de la classe furent conduits avec une telle activité et les prescriptions du comité d'installation si bien suivies par tous les exposants, (pie la classe 12 se trouva seule entièrement prête le jour de rinauguration ollicielle de l’Exposition. La cérémonie d'ou- verture eut lieu le 27 avril, présidée par LL. AA. Ul\. le Prince et la Pi ■incesse Albert de P)elgl([ue, et la réception du Prince et de la Pi •meesse de Lelgique eut lien jioiii' la Section Eranc-aisc dans la classe de la Photographie ipii avait été ti'ansl’oi'uiéc pour la circons¬ tance en salon oilicicl de la Section f'rançaise. La classe 12 reçut par la suite d autres visites olbcielles. IjC 2(j juin, M. Dubief, Ministre du (Commerce, accompagné de _M. Cbapsal, Commissaire général, y fut reçu par M . Ilourgeois, président de la classe, entouré de MM. (laumonl. vice-jirésident, Demaria, secrétaire, et MM. Loyer, Griesliaber, Jongla, IVicbard, Heymond, Charles Mendel. Mercier. Utlo, Turillon, membres du Comité d'installation . Plus tard, le 7 octolire, la classe eut riioimeiir de recevoir la visite de S. M. le roi Léopold, accompagné de M. lêlienne, l\lmistre de l'Intérieur, M. Cbapsal, commissaire général, et de M. Pinard, président de la Section Française. Sa Majesté, guidée par M. Bour¬ geois, président de la classe, voulut liien s'arrêter devant ipielques expositions, marquant ainsi un intérêt tout spécial aux O'uvres et portraits exposés. AFFICHE DU VIEUX LIÈGE. PONT DE FR\GNÉE DESCRIPTION DE L’EXPOSITION \oiis allons aborder maiatenaiTl la (lesei'iplion des diverses expositions françaises et étrangères; mais (pi’il nous soit permis, avant de procéder a cet examen, de manifester les regrets que nous avons éprouvés en visitant les sections étrangères. Si la France a apporté a l’Exposition de Liège une participation digne d’elle. nous n’avons mallieureusement pu constater le même élan de la part des autres pays. L’Allemagne, 1’ \ngletei-re, les Etats- Unis, où la production pliotogrtapinque a acquis une si intense activité dans toutes ses applications, s'étaient pour ainsi dire abstenus d’exposer, tandis que d’autres pays, a part la llelgiqiie et la Suisse, avaient des expositions vraiment insuffisantes. Nous ne pouvons que déplorer très sincèrement ces abstentions, car il eût été intéressant de rencontrer une participation complète de toutes 24 EXPOSITION JXTEIINATIONALE DE LIEGE les nations on la pliotooraplnc a fait, depuis quelrpies années, 1 objel d’éludes, d'applications cl tie pEogi'ès considérables. FRANCE Nous avons dit ' !• UA^Ç A ISIÎ. HAI’l'OUT Dlî LA CLASSE 12 2b li'oiiAons le plus IVécpiemnieiiL exposé ù Liège. Toulcrois, les conslnicleiM's IViiiieais u’onl pas unicpiemeiil ii lenir coiiiplc du goùl (le leurs conipalrioles ; ils doiveut rechercher ipiels sont les appa¬ reils les plus eu laveur à l'él ranger, de façon à se conforiuer, dans la mesure du [lossihle, à celte vogue pour leurs produits destinés à l’expoi'latiou. Aussi, nous trouvons égalcnienl à Liège des appareils plus légers cl plus léduils ipie la jumelle ; nous pouvons même dire ipic sous ce rap[)orl nos construclenrs ont su réaliser de véri¬ tables [U'odiges en ne sacrihant en lien la précision à la légèreté et à l’élégance. M. H. BELLIENI, de iNancy, expose ses appareils pliologra— phiipies du type dénommé Jumelle, ajipareds de précision par excellence et (pu ont acipiis à la manpie lîellicni une réputation universelle. La Maison Lellieni, roiidéc ;i Met/ en 1812, n’élail au début (|u’un magasin de détail ; plus lard, ses rapports suivis avec l’Ecole d application ramenèrent à construire les nomlireux instru¬ ments dont elle a conservé la spécialité. 1ÎVI>()S1T!()> IM’EUNATIONALE DE LIEGE aG Après la guerre, elle se Iraiisporla à Nancy avec son matériel el tous ses ouvriers ; c'est là (|u’elle continue, depuis celle époque, la ral)ricatlon des instruments employés dans les services du génie, de l'artillerie, des chemins de fer et des forêts. Utilisant les capacilés professionnelles des ouvriers expérimen¬ tés, formés dans scs ateliers, pour la construction des instruments de géodésie, la maison nellicni a, depuis 1889, créé de nouveaux types d’appareils pliotograplii([ucs (pii ont, pour une large pail, contrifmé à établir la réputation mondiale des appareils pliotogi’a- plii([ues de construction fram;aisc. Le mode de visée emjiloyé dans les jumelles Bellieni, imité de ceux employés dans les instruments de lever, ont une précision rigoureuse qui permet à ropératcur de recevoir sur la plaipie sen- silile l'image exacte ipi’il a vue dans son viseur, quelle que soit la position donnée à rolijectif. Dans la vitrine de M. Bellieni ligiiralenl : Sa jumelle simple Ç) 1 lî à magasin indépendant de douze plaipies el double décentrement de l’objectif avec viseur et œilleton assurant une mise en plaipie parfaite; le môme modèle, plus léger et plus réduit, S|)éclal pour vues de projection du format 8X9. Une jumelle universelle 9X1-^ et le môme modèle en 8X0’ cet instrument mérite à tous égards son nom à' universel : il con¬ vient, en ell'et, pour tous les genres de pbotograpbie, et à cet ellcl il est muni d'un olituratcur de précision à l’olijectif pour les tra¬ vaux pbotogra])bi(pies courants ; d’un obturateur à rideau et à fente variable fonctionnant devant la pbupie pour les grands Instantanés; d’un téléob)eclif amovible pour la pliolograjilile des objets éloignés, donnant un grossissement de ipiatre ou six fois et pouvant servir également pour la téléstéréosciqiic. Celte dernière application exige (pie les deux vues destinées à l’examen binoculaire soient prises de deux stations assez éloignées si l’on veut obtenir un relief bien accentué ; il importe donc, pour faciliter la superposition des images, que l’appareil occupe une position identique dans les deux stations : le niveau d’eau ordinaire, indicateur d’aplonda, devient ici insulïisant, puiscpie l’on a souvent à prendre des vues plon¬ geantes ou en fiauteur ipii nécessitent une inclinaison assez forte de l’appareil . Pour olnier à cette dilTicullé, M. Bellieni a imaginé SECTION EKANÇAISE. - llAPrOHT DE I.A CI.ASSE 1 ü 37 iiii (lisposilir très simple et très pratique, composé d’im niveau fixé sur une petite platine actionnée jiar une vis (le rappel : l’appareil étant mis au point à la première station, on actionne la vis de rappel de façon à amener la huile du niveau au centre de la cuvette : la platine oeeupe alors la position lioi'izontale. Pour la seconde station, on transporte l’appareil au point voulu sans tou¬ cher au niveau ni à sa vis de rappel, et on incline l’appareil en tournant les ohjectifs vers le hut à photographier juscprii ce ipie la Inille d’air du niveau vienne de nouveau occuper la partie cen¬ trale de la cuvette : on est ainsi assuré ipie rinclmaison de I apjia- reil sur l’horizon est alisolument la même pour les deux stations. Lin dispositif aussi simple permet de mettre le sujet principal exac¬ tement au centre de la plaipie pour les deux poses également. Le dispositif n'est autre (|ue le viseur de l’appareil coill’é d’uii cache spécial ipii en réduit le champ et son œilleton, dont rouverture est ramenée à des proportions minuscules, assurant ainsi une visée ngoureiisemenl |)réclse. Ce même mode de visée peiTiiet de déter¬ miner de la première station téléphotographlipie la position de la seconde, pour ipie les deux vues soient prises exactement à la même hauteur. La jumelle universelle constitue de ce fait un Ins¬ trument de la plus haute précision, susce|)tilde d'être employé, non seulement pour la pliolographie ordinaire, mais pour tous les travaux de photogrammétrie. M. Helliem expose en outre une jumelle <)X i:î ii deux foyers, permettant l’emploi d'un objectif ordinaire de foyer normal ou d’un (dijectif grand angulaire pour la plioLographie d’intérieurs et dans tous les eas où le recul est insuffîsant. Une jumelle stéréoscopique donnant deux Images H Xi i) t“t un autre modèle donnant deux images h X ^ mêmes per- feetlonnements ipie nous avons signalés pour la jumelle univer¬ selle ()Xi3 ont été appli(|ués à ces deux modèles stéréoscopiipies. Dans la vitrine de M. lîellieni ligure également son nouvel ajipareil de poche 8X^o à ohturateur de pla(|ue : cet appareil est une véritalile merveille de légèreté et de précision ; Il a été étahli spécialement pour les amateurs de grands instantanés : chevaux sautant, courses, ete. On remanpie, dans cette nouvelle création de la maison Bellieni, le même soin et la même perfection apportés 28 EXPOSITION INTERNATIONALE JJE LIÈGE jns(|ne dans les plus menus détails qui caraclériseni tous les appa¬ reils sortant de ces ateliers renommés. M. Bellieni nous montrait encore sa jumelle appliquée à la pliolomicrograpliie ainsi qu’une série d’accessoires et appareils auxi¬ liaires, tels que châssis pour le tirage et la transposition des épreuves, chandDres de reproduction et d’agrandissement d’un travail très soigné. LA CHAMBRE SYNDICALE DES FABRICANTS ET NÉGOCIANTS DE LA PHOTOGRAPHIE présentait en tableaux et sous une forme très concrète les dillérents rouages de son organisation et de son lonctionnement : elle a été fondée en i88q dans le but de réunir en un groupe indépendant tous les industriels et négociants exer¬ çant les professions se rattachant à cette partie. Elle étudie et propage toutes les questions techniques, par l’in¬ termédiaire de son organe mensuel, publié régulièrement sous le nom de Bullelln. Non contente de défendre les intérêts de ses adhérents et de pourvoir aux mesures utiles et nécessaires pour développer et main¬ tenir dans la bonne voie le commerce photographique, elle vulga¬ rise et propage le goût de la pliotographie par des cours gratuits professés dans tous les arrondissements de Paris avec le concours des Associations Philotechnique et Polytechnique. La Chambre Syndicale, soucieuse enfin des intérêts de tous, protège et récompense les employés et ouvriers, concourt gratuite¬ ment à leur placement et facilite l’entente entre patrons et ouvriers ou employés. Enfin, la Chambre Syndicale, reconnaissant la haute portée de certaines œuvres d’intérêt général, fait partie des Chambres de Commerce de Milan, Anvers et Genève ; elle subventionne annuel¬ lement et selon ses ressources l’OIfice National du Commerce Extérieur, ceuvre créée par le Ministère du Commerce (loi du 4 mars 1898). Itlle fait, en outre, partie de l’Union Nationale des Sociétés Photographi(|ues de France et du Musée des Photographies Docu¬ mentaires, directeur M. Léon Vidal, auquel elle a oJfert un exem¬ plaire de toutes les épreuves admises au concours de photographie SECTION FUANÇAISE. - RAPPORT DE EA CLASSE 12 2C) instantanée, organisé en 1898 sous la présidence de M. le Ministre de I InsliTiclion pnbli(|iie, avec le concours du (conseil Général de la Seine et du Conseil Municipal de Pans. MM. DEMARIA FRÈRES, à Paris, dont la maison compte au nomlire des plus importantes du monde entier, avaient réuni dans leur vitrine les principaux modèles d appareils de leur laljricalion . Ces appareils se distinguent par leur lini et leur cachet tout spécial ipii alteslcnt du soin apporté à leur conslriiclion : chambres d’atclicr, chamlircs tourisles, chambres pliantes de lormal cl île volume réduits, jumelles simples et sléréoscopiipics en bois gainé et en métal, appareils pour la prujection et I agrandissement, ciné- malograplies, ol))ectils rectilignes, a portrait et anastigmats; le tout d’un travail irréprocbalde tant au point de i ue optupie 911 au [loint de vue mécaniipie, atteste ipie la ré|)ulation universelle de la maison Demaria est pleinement méritée. Passant successivement en re\uc les a|)j)areils exposés, nous notons : Une série d ap|)areils Caleh, les plus minces et les plus réduits ipii CMstcnl, en lormat 9X > et 1 .» 18: malgré leur légèreté et leur volume réduit au minimum ces appareils ollrent une très grande stabilité. L ii modèle spécial de (ji/ch, du lormal ()>’ FRANÇAISE. RAPPORT DE LA CLASSE 13 35 parler des objectifs rectilignes et autres combinaisons courantes, les anasligmats Demaria frères soutiennent avantageusement la comparaison avec les mar(|ues étrangères et ils font le plus grand bonneur à l'optique pbotograpbique française, dont nous devons déplorer l'absence presijue totale à l’Kxposition de Liège. MM. Demaria ont toutefois fait iigiirer dans leur vitrine leurs célèbres anastigmats qu'ils construisent en dilVérentes séries : La Série I ; objectifs universels à cin(| verres, ouverture F : 8, angle de 75 à 80 degrés, spéciaux pour instantanés, groupes, por¬ traits, reproductions et agrandissements. Série II : anastigmats doubles symétriques, ouvei’ture F : (i.8, angle moyen de (io degrés, composés de six verres associés par trois en deux éléments syméti'iques. Série III : anastigmats Coiivertihies asymétriipies. composés de deux éléments de foyevs dillérents et formés de trois verres collés, (ibacun des éléments peut s employer seul, ce qui donne en un seul ob|ectif trois combinaisons de longueur focale dilférente. soit : 1" l'objectif complet ; 3" la lentille avant, enqiloyée seule : d" la lentille arrière, employée seule. Dans tous ces instruments, la correction des dill'érentes alier- rations idrromatiipie, sphérique et de l'astigmatisme est excellente, le cbamp est absolument plan jusipi’aux bords de la pbupie pour laipielle ont été construits ces objectifs. MM. Demaria construisent également les cbamlnes d'atelier spéciales pour pbotograpbes professionnels et amateurs ainsi ipie pour la reproduction et la pbotogravure. Tous ces appareils sont soigneusement étudiés de façon à en simplilier, dans la plus large mesure du possible, les dillérents organes. Nous notons enfin une fort belle série d’appareils pour la jiro- jection et l’agrandissement, d'une construction robuste et élégante: les uns destinés aux séances classupies de projections, les autres plus spécialement adaptés aux besoins des amateurs ou des pboto¬ grapbes professionnels. Il convient de signaler en passant le dispo¬ sitif permettant de transformer un appareil pliotograpliique ordi¬ naire en un appareil d'agnindissement, par l'adjonction à la cbambre touriste ou folding d'un corps de lanterne en tôle et d un condensateur; dillérents instruments auxiliaires très utiles, tels ijue 36 EXPOSITION IMTEUNATIONALE DE LIEGE chevalets de mise au point, lampes à incandescence par l’alcool dénaturé, carburateurs et clialumeaux pour la lumière oxyéthérique on oxhydrique, lampes à arc avec rhéostats pour la projection, olijectifs et trousses pour la projection. L’exposition de la Maison Demaria était une des plus complètes et des mieux comprises : Mi\l. Demaria qui foui avec la Belgique un chitlVe d’aUaires considérable et {|ul sont tenus, par leur suc¬ cursale de Bruxelles, en relations constantes avec la clientèle belge, verront certainement augmenter encore leur clulïre d’aUaires avec ce pays. MM. L. GAUMONT et C'^ à Paris, en dehors de la faliricalion d'appareils photograpliiipies de précision, se sont fait une spécialité de la construction d’appareils cinématograpliiijues et d’édition de 111 ms pour cinématographes. Nous trouvons donc chez eux encore une exposition fort remarqualde d’appareils réalisant une perfection ahsoliie et frairpés de ce ca.cliet particulier (jui distingue la fabri- cation française. i\li\l. L. Gaumoiit et exposent en premier lieu leur dernière création : le Jylock-Noles, nom liien mérité s’il en fut et qui désigne un appareil photograjdiique minuscule, ne tenant pas plus de |)lace dans la jioclie ipi’un carnet et donnant cependant des images extrêmement (ines, du formai [[ pouvant être agrandies en id //i(S et i8 ,,<^2/1 sans rien perdre de leur netteté. Le Ij/oc/, -Noies se compose d’un corps avant mélallicpie, por¬ tant rolqectif, les diaphragmes, le viseur et roliturateur. Un corps avant est réuni ;i la partie arrière de l’appareil, mélalüijue égale¬ ment, au moyen de ipiatrc tiges en acier d’une rigidité absolue et articulées de façon à permettre de rapprocher les deux parties de l’appareil. Le corps arrière |)eut recevoir, soit des cliassis sinqiles métalliques, soit un châssis à magasin. Un simple mouvement dé|)lie l’appareil ; un second mouxement ouvre le viseur, démasipie l'objectif et arme rohiurateur ; l’appareil se trouve ainsi instanta¬ nément prêt ;i fonctionner; c’est donc, par excellence, le Block- \otes pliotographiipie, toujours prêt à saisir un croipiis instantané, l^e Siéréo-Jjloc/i-Noles est, comme son nom l’indique, un appareil stéréoscopique établi sur le même plan et d’après le même prin- SECTlUx^ l’UA>’ÇAlSi;. - KAI’l'OKT DE EA CLASSE 12 ■^7 clpe : le Sléi‘éo-l}/ocl, -Noies donne des iniiiyes sléi'éosc(>|)i([ues du IVn-niat '10X^107 inilliiuèlres. Désireux de d(.»iniei' sallsruelion à une cerlaine caléyorie d'ainaleurs, parlisans des appareils jif^ides, MM. L. (jaumonl el C'“ oui construil égalenieul un llloelv-Xoles el un Stéréo-Bluck-Noles dans lescjuels le soulUet en peau est rem¬ place par un corps rigide en métal. Les Spldos (|ui ligurenl également dans leur viirmc sont des appareds pliotograpln([ues de haute précision, conslrmls soit en l)ois com|»cnsé, soit en métal. Le ilécenlremenl de la partie opliipie s’opère dans les deux sens ;i rroltemenl doux : la planclietle d'ol)— jectif peut être innnolnlisée au moyen d une manette de serrage. (Quelle (]ue soit la position de la |)lanchelto de décenlremcnl, le xiseur donne toujours, d une laçon automalHpie et |)récise, rimage exacte du SLijet, telle qu elle sera laqiroduite sur la jdaipie sensible. L’olituralcur dit du ('ong?'ès est ;i très grand rendemcnl, ce qui permet d utiliser complètement la luminosilé des objectifs. Les Sjddos peuvent recevoir soit un cbàssis à magasin à escamotage, contenant 12 phupics, soit un châssis a roideaux pour pellicmles 38 EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE se chargeant en plein jour, soit encore les châssis doubles ordi¬ naires à rideau ou les châssis Film-Pack pour pelllcuies rigides en enipacjuetage spécial. Les Spidos se font avec corps rigide en bois compensé, pour le format <) >\ i2, (i Xi et 8 X ih, ou entièrement en métal pour le format 0 X id. Dans la série des Spidos, trois modèles méritent une mention spéciale : Le Spido universel p X d double décentrement et xdsée sim¬ plifiée est muni de deux obturateurs : un obturateur de plaque, pour les grands instantanés et un obturateur du Congrès (Brex^et Decaux) à grand rendement à l’objectif, pour la photographie courante. C’est cette disposition que nous avons trouvée déjà dans la jumelle univei'selJe Beltieni. Le Spido pliant 9X1^ également, est un appareil réunissant à une très gi-ande précision le minimum de poids et de volume ; il se compose essentiellement de deux corps, dont celui d’avant porte l’objectif et celui d’arrière l’obturateur focal, reliés par qua¬ tre articulations métalliques absolument rigides quand elles sont tirées à fond. Les Stéréo-Spidos panoranudnpies du format GXi3 et 8X^6 sont établis sur les mêmes principes que le Spido ordinaire 9X12, mais le décentrement horizontal de l’objectif est ici remplacé par un mouvement plus considéraJde (pu d’un même coup amène au centre de la plaque un des objectifs stéréoscopiques et ellace la cloison à rintérieur de l’appareil. IjC mouvement en sens inverse ramène à leurs positions res[)ectives les objectifs et la cloison pour la photographie stéréoscopique. Les Stéréo-Spidos métalldpies (i X ne diffèrent guère du modèle type que par leur essence même : toutes les parties en bois du corps de la jiimelle et du magasin étant remplacées par le métal. On y retrouve les mêmes dispositifs. Le fonctionnement des divers mécanismes n'a pas changé. Sous le nom de Stéréodrome, JMW. Claumont et G‘® exposent un nouveau stéréoscope classeur pour la vision directe et la projec¬ tion ; cet appareil rpu se présente sous la forme élégante d’un petit meuble de salon met ramateur à même de regarder successi¬ vement, et sans aucune faticue, toute une collection de xmes sté- SEGT10>' l'H VNÇAISE. - KAPPORT IIE I. \ CLASSE 12 39 réoscopifjues simplement, an moYen de boites à l'aimires, for¬ mant classeurs, dénommées hlocs~c/(issea?'s et dont chacune peut contenir A'in^l positifs. Les oculaii’es du stéréosco|)e sojit à écarte¬ ment et a mise au point A'ariable. Un dispositif très moémeux per¬ met de ramener à cha(|ue instant devant les oculaires une vue quelconque choisie au hasai’d parmi la collection et sans déranger le classement des clichés. IjCS memes constructeurs ont établi une lanteime spéciale pour projections, qui foi’me le complément du stéréodrome. Le corps de cette lanterne est étuilié de telle façon (|u’il sidfit d y mtrodnlre le stéréoscope classeur et d en faire fonctionner la manivelle : les vues sont amenées, successivement et de façon tout autoniatif|ue devant l objectif qui les projette sur l’écran. MM. L. ( laumont et U'® présentent en outre dillérents instru¬ ments également remarquables : Un stéréoscope corollaire à écartement variable et dont les len¬ tilles ont été calculées de telle façon que I’omI puisse s’approcher le plus près possdde du point nodal d’émergence ; condition qu’il est indispensalile de remplir pour obtenir un bon relief et une perspective naturelle. Un appareil pbotograpbi(|ue controleur de vitesse, spécialement établi pour le contrôle des voitures autonioliiles ; cet enregistreur employant des ])la([iies 8 X se compose essenliellement d iin obturateur de plaipie muni de deux fentes. I ne partie de la jilaipie SP'3 il prendre la vue des objets; I autre partie est utilisée pour l’inscription |)ar la lumière des vibrations d un diapason éta¬ lonné donnant cent vibrations douilles à la seconde. Une cbambre Folding de construction spéciale, dite à « Hlock System » et munie d’un dispositif automatique qui assure un parallélisme parfait entre le corps d’avant ipii porte l’objectif et le corps arrière destiné à recevoir la ])la(|ue sensible : cette cbambre est construite en bois dur très sec : le volume et le poids sont réduits aux dernières limites. Dilîérentes chamlires d’un modèle plus courant et du genre « folding 1) ou « touriste » : (|ui allient l'élégance à la solidité. Des amplificateurs automatiques et à rapports multiples pour l’agrandissement automatique, en dimensions variables, des petits E,\l>O.SITIüN l>iTEK?. propre¬ ment dite; elle occupait dans les jardins de l’Exposition, à côté du Ealais de l’Art ancien, un vaste eniplaceinent où s’élevaient d'élé¬ gantes constructions aménagées avec un goût parfait. C’est là qu'étalent ex[)Osés les appareils construits par la Société et que fonctionnaient d'une façon permanente le Pbotorama et les ciné¬ matographes. Les spectacles organisés par M. Promio, directeur de la Société, et sans cesse renouvelés, furent une des attractions les plus curieuses de l Exposition, et le pulilic nondjreux qui vint les applaudir jusipi’aii dernier jour en consacra le grand succès. Les deux adniiraldes apjiareils exposés |)ar la Société du Pén- pbote et du Pholorarna sont coiislrulls [lar elle, d après les brevets de MM. A. et L. Lumière, de Lyon. Ix; premier de ces appareils, déuoinmé l*rrlp/iole, enregistre sur la pellicule sensible le tour complet de l’Iiorizon, sans la moindre déformation. C’est l’appli¬ cation la plus ingénieuse de la photographie ([ue nous ayons eu a noter depuis plusieurs années. Le Péi i[)hole se compose essentiel¬ lement d'une boîte cylindri(|ue alisohiment étanche à la lumière et contenant un tambour sur lequel est tendue une pellicule sensible. SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLAS.SE 12 La pellicule employée est enroulée sur une bobine ordinaire, placée à l’intérieur du tambour : elle en sort par une fente étroite ména¬ gée dans la paroi et y rentre par la même fente, apres avoir fait le PALAIS DL l’art AWLILN. tour complet du cylindre, pour s’enroider à nouveau sur une deuxième bobine vide destinée à la recevoir. Sur ce tambour cylindricpic vient s appliquer, de façon toute- fois à laisser un certain espace entre les deux cloisons, un deuxième cylindre creux et al)Solument étanche à la lumière. Ce cylindre porte une boîte prismaticpie sur la(|uelle est fixé l'objectif. Le cylindre est porté par un axe à roulement à billes et mù par iiii mouvement intérieur (riiorlogerie ipii peut lui faire accomplir le tour complet de l’iiorizon. A l'arrière de rolq'cctif se trouve une surface argentée qui rénéebit les rayons lumineux sous uii angle de 45 degrés, ainsi ipi un obturateur à fente île i millimètre d'ou¬ verture : lobjectif et l'obturateur solidaires des mouvements du cylindre extérieur parcourent donc le tour complet de l'iiorizon, cl 48 EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE la fente de robtiiraleur balaie successivement toute la surface de la pellicule tendue sur le tambour intérieur. L’obluraleur s’ouvre et se ferme automatiquement en un meme point du cercle, corres¬ pondant à la fente du tambour intérieur par laquelle la pellicule sort et rentre dans son logement intérieur : celte disposition évite tout raccord. Le nuuivemenl de rotation du cylindre extérieur est réglé au moyen d'un excentrique à boules, et la vitesse peut être modilléc suivant les cas. |j appared est d une simplicité inconcevable, son volume est excessivement réduit et le poids est ramené aux dernières limites : ajoutons que le Péi-lpliole est construit tout en métal. Au point de vue du fonclionnement , tout se fait aulomatiipiement une fois la pellicule mise en place : il sulllt, en clVel, d’armer l’appareil en remontant le mouvement d'borlogerie, ce ipii s elfectue tout sim¬ plement en faisant tourner le cylindre sur lui-même d Un peu plus de dbo degrés; au moment voulu, dégager le régulateur, et l’ap¬ pareil SC met en marclie, parcourant le cercle d’horizon : l'oblu- l■alcur s ouvre et se ferme aulomaliqiiement sans qu'il soit liesoin de s’en préoccuper. Le P/ioloj'o/na utilise les vues prises au moyen du Pérlphole. 11 SC compose essentiellement d’un tambour recevant la pellicule positive et de douze objectifs projcclenrs mobiles, assurant un éclairage uniforme de l’écran circulaire et réduisant au minimum la vitesse du déplacement angulaire. L’éclairage est fourni par un projecteur Mangin du type em¬ ployé par la marine : la source de lumière se trouve conqilètement séparée de la salle de spectacle et transmise sur toute la surface de la pellicule par un système très ingénieux de prismes et de miroirs. Indépendamment du succès qu’il obtiendra toujours pour les spectacles forains, à dessein desipiels il a été )us(|u’à présent parti- culièrement étudié, le Prrlphole rendra certainement de très grands services pour le lever des plans par la pliotograplile. Ajoutons à ce propos (|ue la Société yVnonyme Péripbole et Photorama exposait également un modèle d’appareil destiné aux amateurs permettant la prise de vues ]ianoramiqiies dans les mêmes conditions et d’après les mêmes principes que nous venons d’exposer. Un autre appareil dénommé Pycloncopc servira à l’examen des positifs panoramiques. SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 ''l!) H. REHB, à Paris, présenle ses spécialités pliotographiques dont nous parlerons en détail un peu plus loin, ainsi que sa Fol- diny-Eclalr, appareil universel par excellence, élalili d'après les données les plus rationnelles et pernicllant d’ohtenir, alternalive- inent, les vues stéréoscopiipies 7 ^6® vues simples 7 X 7- format du Congrès pour projeclions. ainsi que la vue panoramique 7X sur la plaque entière. L’appareil est de volume très réduit, léger, d’un maniement sinqile et facile. Il est frappé de ce même cachet original tout particulier ipie nous trouvons dans tous les appareils de construction française. LA REVUE LUMINEUSE avait réuni une fort lielle collection de vues pour projections, ainsi que dilVérents appareils pour la pro¬ jection fixe et la projection animée ; ces appareils, établis dans un but spécial de vulgarisation, sont de construction simple, roluiste tout en ne maïupiant pas d’élégance. Dans la vitrine de la Hevuc Lumineuse figurait également Vüj’anm, appareil multiple, se transformant successivement et par simple sulistitution des tblTérentes parties optiijucs, cpii s’ell'acent automati(]uement, en une jumelle de campagne, donnant un fort grossissement et une image très nette, en un appareil stéréosco¬ pique pour vues (i X appareil pliotograpbiipie simple donnant des images (i X Ij • 1 appareil Orania se Iransfnrme encore en stéréoscope pour rexamen. par transparence ou par réilexion. des vues obtenues par le dispositif pbotograpbiipie. L'Oruina constitue donc une nouveauté fort originale et (jui sera certainement appréciée à sa juste valeur par le public pbotograpbiipie. L'appareil se présente sous une forme très élégante; il est léger, de volume réduit; les parties mécaniques et optiipies ont été soigneu¬ sement étudiées de façon à olfrir le maximum de garantie et de rendement dans cbacune des applications multiples de rmstrument. M. JULES RICHARD expose ses appareils pbotograpbiipies universellement connus sous le nom de 1 rruscopes et renommés à juste titre pour rexcellence de leur optique et de leurs organes métalliques qui leur assurent un fonctionnement parfait dans les conditions les [)lus défectueuses et sous les climats les plus divers, EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE 5o Les V érascopes Richai'd se recommanclenl encore par une autre (jualité qui prime toutes les autres sans en exclure aucune ; la sim¬ plicité de leur mécanisme qui en fait précisément des instruments hors ligne, iudéréglahles et que l’on peut sans crainte confier aux mains les plus inexpérimentées. On peut dire ipie la photographie stéréoscoplipic a pris en Krance un développement considérable, pour le plus graiid lilen du commerce et de rindustrle photogra- pliique tout entière, gi'àce surtout au Vcd'ascope Richard, qui, per¬ mettant d oliteiilr toujours des résultats parfaits, un relief bien naturel, a entretenu et développé dans le publie le goût de cette lielle hranclie de la photographie. L adoption d iiii petit l’ormat a rendu posslhle la construction d'un appareil |)liotogra[>ln(|ue de haute préeislon, tout en restant très pratiipie pour tout le monde. Le l crascopc, cpiel qu’en soit le modèle, est tout entier en cuivre argenté, et ee|)endant, d ne pèse ipic ()(S() grammes, tout chargé île ses douze [daipies stéréoscoplipics pour le lormat '|5 X i*'7- Dans la \ltrlne de M. Jules Ihehard ligiiraient ; Le l crascope modelé ordinaire, ty[)e populaire par excellence, dont îles milliers d’exemplaires fonctionnent journellement sous tous les climats et par toutes les latitudes : cet appareil, tout en métal, se conqiose d’un corps de chamhre évidé, d’un viseur encastré et de deux objectifs rectihuéaires avec obturateurs et dia— |)hragmes : un magasin Interchangeable en jileine lumière complète l’aiqiarell . Ije Vérasrope modèle liKlO, également métallique, muni d’ob¬ jectifs anastigmats d une grande linesse et très lumineux, avec magasin à fermeture de sûreté, supprimant le volet et empêchant toute Inliltration de lumière. Le Vérasrope èi déceidremenh modèle I OOo : ce nouveau modèle comporte, eu plus des organes et des perrectionnements signalés dans le modèle iqoo, un dispositif d une manœuvre simple et commoilc. permettant le décentrement des objectifs jusqu’à 8 milli¬ mètres au-dessus de leur position normale. Le mécanisme par leijiiel s opère le décentrement des objectifs opère en même temps le décentrement des viseurs ; de sorte que SECTION FlIANÇAISE. - IIAPPORT DE LA CLASSE 12 l’on voit toujours, dans le Aiseur direct à œillelon. rimagc exacte (jui sera reproduile sur la plaijue sensible. Le Vérascope modèle JQod est, comme le précédent, muni de deux excellents anastigmats et d'un magasin métalliijue pouvant contenir douze phujues. Le \ éniscojte 7 X id, établi pour les amateurs (jui veulent faire des épi’euves sur pajiier destinées à être collées sur les feuillets d un album sans avoir besoin de l'ccourir aux a|i|)areils d’agran¬ dissement, est fiasé sur les memes juincipcs ipie le 1 Vv’u.sro/>c 45 X 107 "V'" d possède toutes les ijualités et tous les jierlec— tionnements ; les seules dillérences entre le Véfaseope 7X i'* le modèle consistent dans le format cl dans les diapliragmes iris des objectils (jiii sont ici accou|dés et actionnés par nue liielle qui les rend solidaires, l^’ojitique est aussi soigneusement choisie et se comjiosc de deux anastigmats à court foyer et ;i grande ouverture. Ce (jui caractérise le Vérascope , indépendamment de sa construction robuste toute en métal, et de la juécision ijui en résulte, cpielles (jue soient les conditions climatéi'Kjues du beu où EXPOSITIOIV IXTEUXATIOXALE DE LIEGE 52 rinstrument est utilisé, c’cst le relief surprenant que donnent les images du Vérascope. Tout le secret en réside, il est vrai, dans la construction minutieusement étudiée de l’instrument, dans le réglage absolument parfait des objectifs, réglage non seulement en ce (pii concerne l’écart entre les axes, mais aussi pour le foyer. Pour utiliser toutes les qiudités optiipies d’un objectif anastigmal, il est indispensable, en elfet, (|ue la surface sensible se trouve tou¬ jours exactement au plan focal de l’objectif, à un écart infinitésimal près : cette condition (pu est surtout indispensable pour les objectifs à court loyer, se trouve réalisée de la façon la plus par¬ faite dans le Vérdscojie lUchard: aussi ne devons-nous pas être surpris de voir exposées des épreuves de Vérascope agrandies sept cent vingt-neuf fois en surface ou vingt-neuf fois en diamètre. M. Ricliard présente encore dillérents accessoires pour le tirage ou l’examen des épreuves stéréoscopiques : ebâssis transposeurs, stéréoscopes pliants, stéréoscopes américains, ainsi que VTaxipJiole, cet appareil est, à proprement jiarler, un stéréoscope classeur auto— matiipie, ayant a|)proximativement les memes dimensions que le modèle dit américain, fin appuyant sur un levier, les diapositifs placés dans une boîte à rainure se présentent devant les oculaires et se succèdent sans que le classement puisse jamais être modifié. Le Taxipkole peut servir à deux lins ; en le plaçant devant le corps d’une lanterne a |)rojeetions, les vues peuvent être successivement projetées sur un écran en iitilisanl, pour cette projection, les objectifs mêmes du stéré()seo|)e. Le banc stéréopbotogra|)ln(pie constitue une création plus récente encore de la maison .Iules Ricliard ; ce banc, construit d’api’ès les plans et les ilonnées du professeur Colardeau, permet, en elfet, d’utiliser le Vérascope, ou tout autre appareil pbotograpbiipxe du même genre, pour la |)botograpbic stéréoscopique des petits objets et à courte distance. On sait ipi’eii opérant sur de tels objets et dans les conditions ordinaires, les parties centrales du sujet s’écai’- tent du milieu de la [ilaipie sensible et cela d’autant plus (pi on opère à une plus faible disLaiice. De [dus, dans le tirage des positifs, par suite de l’interversion des clicliés, le décentrement des points correspondants des deux images se produit en sens contraire, et 1 écartement des centres devient inférieur a b3 millimètres (distance sf:ctio\ fka^çaise. — happort de la classe 12 53 normnie des yeux). Il en résulte une (liniculté considérable et sou¬ vent même une impossiln’lité complète d’obtenir la superposition des deux images. Le banc stéréophotographique corrige le premier défaut et permet d’atténuer le second d’une façon systémati(|ue, de manière à donner un relief pratirpiement satisfaisant. (le banc est très utile poui’ la photographie stéréoscopi(|ue des objets d’art, statuettes, médailles, bijoux ; il permet de prendre en stéréoscopie des cristaux, des champignons, des mousses, des lichens, des Insectes, etc. Une collection d’épreuves olitenues avec ce banc figurait, du reste, parmi les objets exposés par M. Jules Ulcbaid. .A joutons (pi à la construction d appareils stéréosco|)l(pies, M. Jules Richard joint celle d’appareils enregistreurs en tous genres, baromètres, tbei-momètres, anémomètres, pluviomètres, planlmè- tres, statoscopes : nous donnerons une Idée de l’Importance de la maison ,1. Richard en disant que, de i8(Si à iqoo, trente mille enre¬ gistreurs sont sortis de scs ateliers. LA SOCIÉTÉ ANONYME DES PLAQUES, PAPIERS ET PEL¬ LICULES PHOTOGRAPHIQUES J. JOUQLA, outre ses pla(|ues, papiers et produits, que nous étudierons plus loin, présentait dilTé- rents modèles de son appareil Siiutox, se chargeant en plein jour avec la hoîte de plaques elle— même. Le Siniiox constitue une innovation des plus Intéressantes, appelée à rendre de très grands services aux touristes photographes (pil n’ont plus, désormais, à se préoccuper de rechercher un laliora- toire pour le chargement de leurs châssis. La cpiestlon du charge¬ ment en plein jour des appareils photograpbl(|ues se trouve, par là, résolue de la façon la plus parfaite et la plus commode que l’on puisse souhaiter. L’appareil Sinnox peut recevoir, indépendamment de la boite chargeur, qui se trouve dans le commerce tout prête à être employée, les (diàssis douilles ordlnaii’es, les châssis simples en métal ou les magasins ordinaires pour phupies, bien ([ue ces acces¬ soires coiiteux et encombrants soient devenus parfaitement inutiles par le seul fait de la création du chargeur Sinnox. Les appareils jirésentés à Jjiège pai' la Société des Plaques et 54 EM'OSITIO^ IM'IÎKNATIO.NALE DE LIEGE l’iipiers .1. .lougla soiil de coiislmcüoji 1res soignée et élégante; ce sont de \éiilal)les apj)areils de luxe, étal)lis avec toute la précision et la solidité désirables. [Nous avons noté en particulier : un ^innox G 1/2 ^(), forme juinelle, appareil de vulgarisalion, muni toutefois d’une excellente optiipie et d une construction roluisle. Le Siniiox G/<^i.l étaLili pour les vues stéi'éoscopujues dans le lormat le plus populaire qui existe actuellement. Un Suiitox pliant du lormat appareil de grand luxe, muni de tous les perlectionnements, pourvu d’une optique de premier choix et susceptible de satisfaire à toutes les exigences de la |)botogra]»bie d’amateur. La Société J. Jongla exposait, en outre, des épi’euves d’après clichés Sninox agrandies sur papiers au bromure J . Joinjld. M, L. TURILLON, successeur de A. Darlot, représente seul I iqitiipic photographique française; il huit doublement le féliciter d avoir lait ligurer ses instruments à Liège et d’y avoir présenté des instruments hors ligne dont rexcellencc n’est, du reste, |)lus à démontrer. M . T urillon exqiosait une série de planigraphes en diffé¬ rentes montures, pour appareils à main et sur pied. Le Planigraphe est un anastigmat symétriipic ayant un champ très étendu : 1 ouverture utile maxima est F ; 7,5 ; les images sont extrêmement nettes, hrillantes et fouillées, aussi le Planigraphe a-t-il été adiqité par un grand nombre d’opérateurs pour la prise de vues cmématograpliiipics. C’est un des meilleurs iiïstruments que I ) rod U ise l’o p 1 1 ( pie |d 1 o t og rap h i ( pie . Une série d’objectils rectilméaires achromaticpies : ces objectifs ont une ouverture utile relativement considérable ; la courbure de champ est presque totalement éliminée et l’astigmatisme lui-meme n’existe pas pour un angle assez étendu. Un objcctil spécial dit « olijcctif d’artiste >:>, construit d’après les calculs de AI. Leclerc de Pulbgny, donnant des images très douces et très modelées ; ce résultat est olitenu par une correction imparfaite des éléments com|iosants au point de vue de l’aberration cbromalKpie ; les traits sont ainsi envelojipés d’une sorte de frange qui les estompe et les adoucit. SECTION FRANÇAISE. RAl’l’ORT DE l.A CLASSE 12 55 Un léléolijectif s’employant sur tous les appareils à main ou sur pied, sans modifier la mise au point : Y A(hn se visse tout simplement à l’avant de l’objectif sans enlever ce dernier. Pour obtenir un grossissement plus fort on peut cependant enlever la combinaison avant de l’objectif pliotograpliupie si cet olijectif est du type syméti Kjue, ou substituer V Adon à l’objectd’ pliotograpliupie pour obtenir un grossissement plus considérable encore. \j Adon forme le complément indispensable de tous les appareils à main munis d’objectifs à court foyer et son usage se répandrait lapide- ment si l’instrument était plus connu du public pbotograpbiipie. M. Turillon présente encore dillercnts appareils pliotograpbiipies de précision, chambres pliantes à articulations assurant une rigidité parfaite à l’appareil ouvert, et le Pliofo-Tlclcet, appareil minuscule donnant des photograpbies 4X4 et muni d’un objectif très lumineuv. Une trousse anastigmatiipie, composée des mêmes éléments (jiii entrent dans la construction du Planigrapbe. Des loupes de mise au point, lentilles, condensateurs et instru¬ ments d'optiipie divers. Un obturateur central, simple et stéréoscopiipie, merveille de mécanirpie de précision, donnant une très grande graduation de A-itesses depuis les plus lentes jiisipi auv plus rapides. Cet obtura¬ teur a été adopté par un grand nombre de constructeurs de jumelles et d appareils a main, tant a cause de sa construclion parfaite ipic pour son rendement considérable qui permet d’utiliser toutes les qualités optiques des objectifs qui y sont adaptés. Nous sommes persuadés que M. Turillon, cpii fait un (diilTre d’alVaires considérable avec l’étranger, verra encore s augmenter le nombre de ses clients belges, allemands ou anglais. Nous regrettons seulement que d’autres opticiens français n’aient pas jugé utile de suiAie son exemple et de venir rehausser, par leur présence, la Section française de la classe 12. Photochimie. = Plaques, papiers, produits chimiques. L’industrie pliotocbmiKpie française était largement représentée dans la classe 12 et nous y avons trouvé nombre de prépara- EXPOSITION' IM'EUXATIOXALE DE LIEGE 5 G liojis f]ui alleslent des très grands progrès réalisés dans celle branche depuis quelques années. M. GEORGES BALAGNY, à Paris, expose les résullals oblenus par sa nouvelle niélbode de développenienl unique, employanl le diainidopbénol en li(pieur acide, pour plaques, pellicules el papiers : les résultats (pi il piésente alïîrnient de façon Indiscutable l’excel¬ lence de celle inélbode (pii a pour elle le plus grand des mérites ; une exlrènie simplicité, réduisant au minimum les chances d’in¬ succès; les éjireuves exposées, témoignent de toute rhabileté de ÎM . Palagny (pil est connue de tous depuis longtemps. M. J. DUBOULOZ, à Paris, expose son Aulocopisle pbotogra- pbnpie, le jilus slnqde des procédés pbolomécanl(jues, qui permet a ramatcur et au professionnel de tirer un nombre illimité de reproductions aux encres grasses d’après ses clichés négatifs. L’Autocopiste ne nécessite pas de longue description ; c’est la sim¬ plicité meme, simplicité (pu réalise en même temps la perfection idéale, choses ipn paraissent à première vue inconciliables. Les spécimens présentés par M. Dubouloz démontrent clairement ruli- lllé et les (pialités de son procédé, connu et apprécié aujourd’hui du monde entier. MM. GRIESHABER et C"'-, à Paris, avaient réuni une fort belle collection d’épreuves olitenues sur leurs plaques et papiers. La nianpie As rie Trèfle est sidïisamment connue pour (|ue nous n’ayons pas à en parler longuement : MM. Griesbaber et G'® ont su en faire une des premières marques françaises et deux créations nouvelles que nous nous plaisons à signaler en étendront encore le renom : nous voulons citer les plaipies Inlecjrwn, couebées avec line émulsion ortbocbromallipie qui rend avec une perfection aliso- lue la valeur des couleurs et cela sans aucun écran destiné à atté¬ nuer l’aclivllé des rayons bleus et violets ; les plaipies Iitlegrum se recommandent encore par irautres ipialités primordiales : atté¬ nuation et suppression du halo, grande transparence des clichés, absence de voile, grande rapidité : ce sont autant de raisons qui leur ont xaibi le plus cbaleureux accueil du public pbolograpbique. SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 67 IjR seconde créalioii a laquelle nous faisons allusion est celle du Bronijl, pajner à noircissement rapide, donnant sans virage la plus grande variété île tons. ÏMM. («rieshaber et C'° exposent en outre dinérents spécimens d épreuves obtenues sur leurs plaipies ordinaires, recommandables par leur qualité et leur prix modique ; sur papiers au bromure, mats, brdiants et rugueux, conservant toute la délicatesse de détails du négatif original et reproduisant avec lidélilé les moindres demi- temtes, sans empâter les grands noirs. Une série de vues diapositives sur verre, obtenues sur émulsions y4s de TrèJ'le, et remanpiables par le fouillé et la délicatesse des détails. MM. GUILLEMINOT, BOESPFLUQ et C'*' présentent de fort beaux spécimens d'épreuves positives d'après plaipies négatives ordinaires (Juilleminot, bande noire, émulsion extra-rapide, don¬ nant des clicbés très liarmonieux, bien fouillés et à grain très fin. 58 EXPOSITION IXTEKNATIONALE DE LIEGE Plaques iiégalives orthocliromaliques s’employant sans écran et avec écran; émulsion très rapide permettant d’obtenir un rende¬ ment absolument correct des couleurs ; MM. Guilleminot, Bœpsllug et C‘® construisent également des écrans appropriés pour l’usage de ces plaques : ces écrans, établis sur des données scientifiques cer¬ taines, permettent d’obtenir un rendement correct des moindres nuances et cela dans les cas les plus difficiles. Diapositives à tons noirs et à tons chauds ; les spécimens pré¬ sentés démontrent la richesse de tons qu’il est possible d’obtenir par l’emploi des plaijues diapositives Guilleminot et qui les rend particulièrement précieuses pour les projections et la stéréoscopie dans tous les cas où l’amateur désire faire œuvre artistique. Papiers au bromure Guilleminot : MM. Guilleminot, Bœspflug et G'° sont arrivés à produire un papier dénommé ySupporl-Forl (pu joint à des qualités exceptionnelles un prix des plus réduits. Indépendamment de ce papier, vraiment populaire, IVIM. Guille- mlnot, Bœspilug et G'“ fabriquent également des papiers au bro¬ mure, sur support de choix, émulsion lente ou rapiile, mate ou brill ante. Les épreuves spécimens exposées attestent de rexcellencc de ces produits qui ne le cèdent en rien, pour la (juabté, aux placpies au lactate universellement réputées. Indépendamment de ces surfaces sensildes, fournissant des épreuves par développement, nous voyons figurer, dans la même vitrine, de fort beaux spécimens d épreuves sur papiers à noircisse¬ ment direct, de tons très variés et coiiservant parfaitement les demi-teintes. M. PIERRE MERCIER, à Paris, (|ui s'est fait une spécialité de produits photograpbi(jues en paquets dosés et prêts à être dilués, expose scs préparations. Elles se présentent sous un embal¬ lage très réduit et très pratique qui les rend particulièrement commodes pour le voyage et ces avantages joints à une qualité supérieure ont valu aux produits Mercier une réputation universelle. Nous voyons figurer dans la vitrine de M. Mercier, ses révéla¬ teurs, ses virages à l’or et au platine, ses renforçateurs, éliminateurs d’byposiilfite. ainsi que de nombreux spécimens d’épreuves virées il l’aide de ces produits. SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 59 Nous devons signaler, en parliculier, deux créalions nouvelles ; Le Gallios, révélateur spécial, permettant de développer les papiers à noircissement direct et donnant des tons d’une grande richesse, sans qu il soit besoin de recourir au virage. C’est donc double économie de temps et d’argent ; de temps, parce que les épreuves |)euvent être soumises à l’action du révélateur dès (|ue les premières traces de riuiagc sont visibles ; d’argent, parce que le bain d’or se trouve siqiprimé. Le Specta. qui constitue la seconde innovation de iM. P. Mer¬ cier, donne, avec les plaques positives ordinaires, soit toute une l'anime de tons allant du vert olive au bleu de Prusse, soit au cou- O traire, des tons variant du lirun noir au sanguine en passant par tous les tons rouges intermédiaires. Ajoutons que M. Mercier, chimiste éminent, est le créateur de V Intensive, placpie spéciale supprimant tous les inconvénients dus aux écarts de pose ; en faisant usage de cette pbupie, les insuccès deviennent impossibles, à moins d’une faute très lourde de la part de l’opérateur. LA SOCIÉTÉ ANONYME DES PLAQUES, PELLICULES ET PAPIERS PHOTOGRAPHIQUES J. JOUGLA , dont nous avons signalé déjà l’appareil Sinnox, exposait ses diverses préparations. Plaques néqatives exfra-rapides^ étiqnefle verte : une des marques françaises les plus populaires sans contredit. Nouvelles plaques à l’iodo-ltroinure (rart/enl, de rapidité extrême et à grain très lin, spécialement recommandées pour les grands instantanés et la pbotograpbie en hiver. Plaques négatives pelticulaires : l’image négative se détaclie avec la plus grande facilité de son support en verre, ce (pii rend cette phnpie précieuse, pour les pbototypeurs et en général pour tous les procédés photoméca nie pics. Plaques positives pour vitraux, diapositives de projection, vues sté¬ réoscopiques, etc. Ces plaipies se distinguent par une grande clarté et une grande linesse: le grain est imperceptilile et la plaque positive Jongla peut rivaliser avec les procédés à ralbiimine et au collodion. Plaques ortlioscopupies : disons, pour être plus clair, (|ue ce nom désigne une excellente marque de plaipics pancbromati(|ues. EXPOSITION INTEHNATIONALE DE ElÈGE sensibles à toutes les couleurs, d’une émulsion très rapide et très régulière; il est seulement regrettable (|ue celte manpie soit trop peu connue du public pbolograpbique, l'ait dù sans doute à la désignation seule, ipii n’exprime peul-clre pas de façon sulïlsam- ment claire et comprébeusiblc les ipudilés du produit. La Société J. Jongla présente en outre un grand choix d’épreuves tirées sur ses dillérenls jiapiers sensibles à développement ou à noir¬ cissement direct. Ces papiers se distingueiit par leur grande facilité de manipula¬ tions, la grande pureté des tons ipi ils fournissent et la conservation parJaite de toutes les graduations et demi-tcintes de l’original. AVuis citerons en particulier le ('Jdoro-CAlrale, un des plus répandus de tous les papiers au citrate d’argent ; sa grande sensi¬ bilité, la facilité avec laipiclle il vire à tous les tons, en font un papier unique. Le Collodion. papier ii la celloïdine, remarquable par la régula¬ rité avec laijuelle il vire. L Aziu\ papier pliotograpliupie à fond Irleu, convenant spécia— SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 6l lement pour les marines, auxquelles il donne un cachet artistique tout particulier. Le papier au bromure Jougia est réputé parmi les meilleurs ; nous avons vu figurer à Liège de magnifiques agran¬ dissements obtenus sur ce papier et qui démontrent bien que les éloges qui en ont été faits jusqu’ici, ne sont nullement exagérés. Indépendamment de ces supports sensibles, la Société J. .lougla falinque également des soies sensibles, les seules, croyons-nous, qui soient d’un usage aussi répandu et qui permettent d’olitenir des images aussi vigoureuses et aussi liien détaillées : les spécimens exposés à Liège étaient de véritables merveilles et ont été lieaucoup admirés. Mais nous devons encore une mention particulière à Vinlensive, dont nous avons dit déjà (|uelques mots ; cette plaque est en ellét faliriquée jiar la Société ,1. Jougia, d’après les formules de M. P. Mercier. C’est, nous l’aAons dit, une plaque ultra-sensilile suppor¬ tant très bien les écarts de pose et donnant, dans tous les cas, des clicbés d’une intensité remai'qualde ; ajoulons que l’intensive est fabriquée d a[)i'ès les principes scientifiques découverts par M. P. Mercier et présentés à l’Académie des Sciences le 23 mal 1898, |)ar àl. Ijippmann : un tel |)atronage dispense de tout commen¬ taire. M. H. REEB, que nous avons cité dans la première |)artie de ce rapport à propos de sa FohUiKj-Eclair, présentait ses diverses spécialités pbotograpbujues : ces produits, ilosés soigneusement, préparés à l’aide de matières premières de |)remier choix, sont aujourd bui en usage dans tous les lalxu'atoires |ibotograpbi([ues. Nous signalerons en premier lieu VAcélol, révélateur en jioudre acide Inaltérable, pour dévelo[)pement lent et autres, sans matériel spécial. C’est un révélateur unupie en son genre, ipii semble ren¬ verser les théories admises sur les révélateurs organiques : il donne des clicbés clairs, brillants, exempts de marbrures. L’Eclair II. li. est un autre révélateur automatiipie réunissant dillérentes qualités : énergie, douceur, souplesse, inaltéraliilité, propriété de ne pas voiler, de ne pas attaipier la peau, ipii lui ont valu sa grande réputation et un succès continu depuis quinze années. 62 EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE L Eclair Rose est un révélateur moins universel que le précédent et convenant plus spécialement pour les clichés dont la pose a été à peu près exacte. Le b ixcuje-Acale II. R.^ supérieur ;i l’hypo, évite la sulfuration des épreuves et la coloralion du bain : il peut ainsi servir jusqu’à épuisemenl. Le b ixo—\ iro II. R. ne renferme aucun produit sulfurant; les riches tons (|u il procure sont dus uniipiemenl à l’or ipii métallisé l’épreuve. Les Jiifai/lih/es II. R. servent à pelliculer les clichés: la couche de gélatine se détaché lacilement de son support eu verre sans se réticuler ni se distendre. Sous le nom de Méicoi'e II. R.^ i\l. IJeeb met en vente deux révélateurs dont I un sert [lour le développement des papiers au bromure, avec lesquels il donne des noirs très francs et des blancs luen purs. L autre Meléore sert spécialement au développement des [lapiers a noircissement dirccl laililemcnt impi’cssionnés. Le Eyro est un révélateur classiipic à l’acide pyrogallupie, mis dans le commerce en deux solutions, dont l’une contient 1 acule pi’éservalil et l’autre l’ammoniaque ou alcali. Le Rcducleiir U ta verse! //. R. est, comme son nom rindi(|ue, un laiblisseur en un seul lupiide remanpiable par la faculté qu’il possède de s adapter a la réduction de tous les genres de clichés au gré de l’opérateur. Le Rohurol sert au contraire au renlorcement : il sert indéh- nimenl, c’est-à-dire jusqu'à épuisemenl. Le Salreol est un [uoduit d’invention toute récente : il est la première application de la nouvelle théorie sur la constitution des développateurs. formulée jiar M. 11. Ilceb devant la Société Fran¬ çaise de Ekolixiraidde (Avril iqo/i). LA SOCIÉTÉ ANONYME DES PLAQUES ET PAPIERS PHOTO= GRAPHIQUES A. LUMIÈRE ET SES FILS, à I jy O n-M O n pl ai s i r , dont les produits sont réputés dans le monde entier, avait réuni une collection complète de scs dilfércnts |U'oiluits pbolocliimicpies. ainsi (jue des éju'euves obtenues sur scs plaques, papiers ou à l’aide de ses jirocédés. Nous regrettons, en raison de l’Importance de SECTION FUANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 63 cette exposition, de ne pouvoir nous étendi-e sur chaipie article; nous nous bornerons donc, ici encore, à une énumération succincte du produit et de ses caractéristiques : IHdtjues Signio^ de rapidité extrême, permettant d’uliliser pour la pholograpliie exlra-rapide des objectifs île luminosité médiocre. Ces plaipies surpassent en rapidité les manpies extra-rapides ordi¬ naires dans le rapport de i à 3 : cette rapidité est d’autant plus précieuse ipie les pla<|ues Sigma possèdent un grain extrêmement lin et (|u elles lournissent des clicbés d une transparence parfaite. Pkajaes exlra-ragides, étàjuelle bleue, enqiloyées pour tous les travaux exigeant des poses relativement comtes on de l lnstantané. Leur grande constance, ainsi ipie les avantages consiilérables résultant de la réduction du temps de pose, font ipie beaucoup d’opérateurs tendent de plus en plus à les employer pour tous genres de travaux. l^kujaes rapides, éldjaetle jaaae, destinées aux travaux d atelier, clichés posés, reproductions: la finesse de leur grain les désigne à cet elfet. Plagaes leales, ('da/aelle mage, préparées en vue des travaux de reproduction ipii exigent une extrême finesse de grain. Elles peuvent également être employées comme pbupies pour positifs et jiour pro¬ jections. Les épreuves ipie donnent ces pUupies sont remanpiables par leur barmomeuse douceur. Elles peuvent prendre un ton cbaud des ])lus agréables si on les renforce à fiodure mercuriipie. Pkajaes orllaxdtromaligues, série A, seasihles aa jaaae el aa verl : ces plaques sont destinées à la photograpbie des paysages et à la reproduction des tableaux dont les teintes dominantes se rap- ])rocbent du jaune et du vert. Il est recommandé de faire usage d’écrans jaunes, pour obtenir un rendement plus correct des couleurs. Phajues orthochromaliques, sémie B, sensibles aa roage el (ni jaune : ces plaijiies répondent à des besoins plus spéciaux que celles de la série A; elles sont surtout destinées à la l'eproduction des tableaux, vitraux, tentures. Heurs, etc. Employées sans écran, elles donnent déjà un elTet ortbocliromatiipie très appréciable ; l'usage de 1 écran jaune ou orangé est toutefois à recommander si l’on recherche une correction absolue. G4 EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE Plaques panc/u’Oinaliques série C : destinées à la photographie de sujets présentant une grande diversité de coloration, comme tableaux ou étoiles; elles sont également à employer pour la photo¬ graphie des couleurs par le procédé Lumière et, en général, pour tous les ju’océdés Irichromes. NoiireUes plaques Auli-halo, en dillérentes émulsions : ortho— cliromati(|ue et extra-rapide. La suppression du lialo est ohlenue à l’aide d’une sous— couclie colorée dont la coloration disparaît, après développement, par un traitement au Leucogène Lumière ou au hisullite de zinc. Plaques radioqi'tqjhiques, à couche épaisse, donnant des clichés vigoureux. Plaques au chloro-lu'ouiure d’arqeiil pour diaposilifs à tons noirs ou a tons chauds, donnant des images très iines et de tons ATiriés du plus heureux ell'et. Papiers au cilrale d’arqeul, à image apparente, hrillants ou mats, renommés pour leur constaiicc, leur régularilé et la facilité de leur mani|)ulation. Papiei" Noir Mal II., donnant par sim|)le virage des tons variant du sanguine au noir-gravure. Pajners au qélaliuo-hroiuui'e d’arqeul, pour épreuves par contact et par agrandissement: ces papiei's sont remaripiahles par la di\er- silé d’elVets ipi'ils permettent d ohtenir, par la régularité île leur préparation et par leur grande souplesse. Papier /I ma! : sa surface présente un léger grain ipii contribue à donnei' à l’épreuve un cachet artistiipie. Gomme il est relativement |)cu ra|)idc, il fournit des épreuves vigoureuses, à contrastes. Le l^apier />', possède le meme grain : par contre il est plus rapide et fournit des images jdus douces et plus harmonieuses : il est donc précieux pour le tirage des clichés durs. Le Papier G', est hrillaiil, et il doit :i cette particularité des noirs profonds et sans empâtements. Comme l’émulsion est éten¬ due sur papier couché, les détails (lemeureiit à la surface et don¬ nent à l i'iu'euve une grande liiiesse. Le P(q)ier (l. Il, analogue au précédent, est seulement plus rapide. liC Papier F, mat porcelaine, est également préparé sur papier SECTION FHANÇAISE. - KAPPOUT DE LA CLASSE 12 couché el fournil par cela nièiiie des épreuves d'uiie nelleté par- laile. Sou grain esl excessiveuicnl lin cl pcrincl de traduire lidèle— ment les moindres détails des petits clichés. Sa matité est l'emar- quahle. Sous la marque /»., il esl l'ahriqué en ra[)idilé |)his PAVILLONS PE LA UOUAIAATE El' DU CANADA . grande, ci sert alors surtout pour ragrandissemenl des clichés de petits formats. Indépendamment de scs plaipies el papiers pliolograpliiipies, la Société ljumierc lahrupic dillereiiles spécialités pliolograpliupies tlonl 1 emploi esl aujourd'hui universel cl ipii se distluguenl par leur appropriation parfaite à tous les hesoius de la |)raliquc photo- graphupie. Parmi les produits servant au déveliqipement des épreuves, négatives ou positives, nous citerons : Le Diamidoplténof, remanpialde par la propriété ipéil possède de lonctionner sans le secours (raiicun alcali ou caustique, el par les clichés harmomeux qu’il permet d'ohlenir. La iJia/iiidorésorcitie, ipii, aux propriétés du I tiamidopliénol . EXl’OSITIOTV' lM’EHXATIf)XALE DE LIEGE ()G joint une grande sensil)ililé aux bromures alcalins, ce qui lui donne une sonplesse très appréciable. Le Paraj)lu'itil('iiediainyiie, d’un usage tout spécial, et (pii a la propriété renianpiable de ronrnir des Images à grain lin, à partir d’une émulsion à grain relativement grossier : c’est donc un révéla¬ teur bien approprié à la pboloniicrograpliie. La MéUxitiiitone , ipil roncllonne avec ou sans alcali, cpii se conserve eu solutions concentrées ou non, dont rénergle s’active ou se modère à volonté et qui, de plus, peut constituer un excellent révélateur lent. Le , (pu se conserve en solutuin toujours prête à servir et (pie sa grande énergie développatrlce désigne comme révélateur pour clichés de courtes poses (Instantanés). \j Acide Pyro(j(illi’ FRANÇAISE. - liAFPORT DE EA CLASSE 12 83 niicrogTaphi(|ues : c est une a|)plicalion loule spéciale de la pliolo- grapliie, (|ui demande une pratiijue consommée de la (diambce noire el du mici'oscope. (les épreuves onl donc le double mérite de l’intérêt et de la dilficulté vaincue. M. VALLOIS, à Paris, Président de la (Ibatnbre Syndicale de la Pliolographie el de ses applications, présenh' de beaux poriralls d une exécution iri'éprocbable cl Inès sui’ papiers au plallne. au Inomuie et au cbarbon. M. ^^allols a Iraili' de main de maîlre certains sujels (pil, par leur nalure même, élaieni pliilnl liiyrals el a bail [ireuxe d un laleni e\c('|)lionnel ampiel nous sommes Ikmi- reux de rendre bomma^e. La Photographie d’Amateurs l.a pbolograjibie d’amateurs élail représenlée, de façon très intéressante, par l’envoi collectif du Pboto-Clul) de Paris. L’Impor¬ tance de cet envol, (|ul comprenait 77 (cuvres dues à exposants, constituait pour la classe 12 une réelle attraction, car II montrail 84 EXPOSITIOÎV INTERNATIONALE DE LIEGE d'une façon très complète quels sont les goûts et les tendances des amateurs français. Le Photo-Club de Paris rassemble, en elTet, tous les amateurs de talent qui s'adonnent à la photographie arlis- tique . et la réputation de nombre d’entre eux a . d ep U i s longtemps, passé les frontières. Ci race à ces talents qu’il a groupés et encouragés , g r à c e aux ressou rces inqiorlantes dont il dispose et qu’une administration diligente et éclairée a su mettre en oHivrc, le Pboto-(üub de Paris est. depuis de longues années, le représentant de l’école française de pholo- grapbic. C’est par son initiative et sous sa direction exclusive qu’a été créé eu 1894, è Paris, le premier Salon international, et, depuis lors, chaque année, avec un succès grandissant, il a renouvelé cet elfort désintéressé. L’inlluence heureuse de ces Salons est trop connue pour qu’il soit utile d’insister. A eux sont dus les progrès réalisés chaque puir dans la tecbniijuc. l’airmement du goût des amateurs, la dlllusion. enfin, de l’art pb()togra|)bique, qui s’est tra¬ duite par de nondireux Salons ouverts dans les villes de province, sous le patromige et avec l’appui du Photo-Club de Paris. Ce dernier est aussi entre les amateurs français et les Sociétés étrangères un intermédiaire obligeant; il entretient avec celles-ci des relations fécondes en résultats excellents. Enfin le Photo-Club de Paris ne borne pas son action de propa¬ gande à ses Salons annuels; il s’est fait éditeur et, par ses journaux périodiques, ses brochures, ses livres, — dont il est (piestion à un autre chapitre de ce rap[)ort, — il entretient et dirige le mouve¬ ment dont il a été l’initiateur. SECTION FKANÇAISE. KAPPOHT DE LA CLASSE 12 85 SECTIONS ÉTRANGÈRES BELGIQUE A P rès la Section hA-ançaise, la classe 12 Belge était certaine¬ ment la plus complète, car nous y avons trouvé représentées toutes les Industries pliotographlipies ayant pris ipielque développement en Belgiipie. Il est regrettable ipie remplacement accordé a la photographie dans la section Belge ait été aussi sacrilié, car, non seulement il semblait sc dissimuler aux regaids des visiteurs, mais son éclairage était assez défectueux ; quoi ipi’il en soit, le Comité de la classe avait tiré le meilleur parti possible des circonstances et nous ne pouvons que lui adresser des félicitations sur son œuvre. Bes constructeurs sont peu nombreux en Belgique; aussi n’avons nous rencontré ijue deux maisons ayant exposé. M. J. FRENNET, à Bruxelles, présente plusieurs appareils d une exécution parfaite a tous les points de vue et donnant une très haute idée de son habileté. Nous trouvons là sans doute des instru¬ ments dlITérant, sous bien des rapports, des modèles que nous avons vus ligurer dans la section française ; mais M. Frennet doit, avant tout, se préoccuper de satisfaire aux demandes de sa clientèle lielge. et à cela nous pouvons dire qu’il réussit parfaitement. Ses appareils trouvent, meme en France, le meilleur accueil auprès des amateurs, de ceux surtout (|ui s’adonnent à la photographie spor¬ tive, et, en général, ;i la photographie d’ohjets en mouvement : scènes de rues, courses, etc. M. CH. HOFMANS, à Bruxelles, expose dillérents appareils de sa construction, d'un travail des plus remanjuables comme lini et comme précision : Un appareil pliant à obturateur de plaque, ipii se distingue des 86 K VrOSlTK»» INTKKNA'l lON.VLE DE LIEGE modèles similaires de eonslruclion française ou allemande par un voimne un peu plus réduit et parle dispositif pour le déccnlremeni de l'olijecld': ce décenli-emenl s’opère dans tous les sens, au moyen d'une plaiulietlc tournante sur la(|uellc est monté le système opti(|uc. Jj’obtuiateur est a fentes variables, se réglant de l’extérieur ou à l'Intérieur, au choix de ropéraleur ; les vitesses d’obturation sont modlliées, soit par la tension du ressoi t moteur, soit par la largeur de la fente : les vitesses peuvent ainsi varier de i i5® à i/ looo® de seconde. IjC meme dispositif a été appliqué à un appareil pliant, format () id ou () >< i8, donnant à volonté des épreuves stéréoscopiques ou panoraniKpies et dont la séjiaration se manouivre automatique¬ ment de l’extérieur. ]M. Ilofinaiis eonstrmt également une jumelle stéréo-[)anora— inique, à obturateur de plaque et dont la séparation s’eseamote de rextérieur, cpiclle (|ue soit la position des olijectifs et de l’obtui’a- t('ur. ( iette jumelle est établie avec tout le soin désirable, et son prix modique doit eu faire un instrument vraiment populaire. Mais la eréation la jibis earaetérist iipie de M. Ilofmans est eertainement son appareil à miroir et à long tirage : avec cet appa¬ reil l’opérateur peut voir, a tout instant, le sujet à photographier et axa^e les dimensions exactes ipi’il aura sur la plaipie sensilile. L'olitiirateur est du système à rideau passant devant la pla(|ue, et il permet d'cqiérer avec une ouxerture variant de a imllmiètres à .0 centimètres, ce qui donne une graduation de vitesses variant de i/i5 à I looo de seconde. M . Ilofmans expose aussi un apjiareil stéréo— panoraniHjue établi sur les memes principes : la forme élégante, le volume et le poids réduits de cet instrument, la simplieité et la sûreté de son mécanisme, lui assurent un succès meontcstalile. Dans la vitrine de M. Ilofmans, nous remanpions également une détective de constriietion sjiéeiale pour climats chauds et bumides ; une rallonge s’ada|itant aux cbamlires à main pour l’uti¬ lisation d’objeetifs de long foyer; dill'érents appareils agrandisseurs avec écbelle pour ragrandissement automati(|ue en formats donnés; un appareil a combinaisons multiples se transformant, au moyen SECTION FRANÇAISE. - RAI’l'ORT DE E\ CLASSE 13 8“ d’allonges, en chambre G laX^f), 9X12 ou idX appa¬ reil peut rendre certains services, mais ce système d'allonges ne nous paraît pas constituer un progrès bien réel dans le cas présent. Nous devons dire de M. Ilofmans ce ipie nous avons dit déjà à propos d'un constructeur français : c’est un mérite (le savoir faire bien et bon marché. Plaques, Papiers, Produits chimiques. L^industrle pbotoebiml<|ue était bien représentée, et nous avons pu constater (|ue nos voisins possèdent d’excellentes fabriipies de produits pbotograpblipics. La Belgique, si l’on tient compte de bi faible étendue de son territoire, ne semlile rien devoir envier aux autres nations sous ce l'apport. MM. QEVAERT & 0“', à \ieux-l)ieu, près Anvers, peuvent être considérés, à l'heure actuelle, comme les premiers fabricants lielges de papiers pliotograpliupies, si nous classons ces maisons [lar ordre d’importance. La maison (jcvaert possède en elTet des succursales a Paris, Berlin et Vienne. Son exposition, disposée avec art, a fait une excellente impression sur le public et sur le jurv lui-même. Nous voyons en premier beu un beau portrait de Nadar, sans doute pour llalter notre amour-propre français, un Nadar simple, naturel, un Nadar intime. De lieaiix [laysages sur pa|)lcr ('a/ciiun; de magndi(|ues épreuves sur papier a la celloïdlnc de tons Aarlés, (|ul témoignent de la riebesse de la gamme <|uc donnent les papiers Gevaert à la celloïdine : sépia, noir, etc. De beaux portraits sur papier Oriho-hrom : ce papier, |)réparé sur un support de choix, se fait en deux sortes d émulsions : rapide, pour images douces ; lent, pour images à contrastes. IjC papier Ridax, de la même marque, est un pajiler à dévelop¬ pement émulsionné au cbloro-bromnrc d argent : il fournit des images très bien modelées et s adapte tout particulièrement aux tirages artistiques; il peut, jusqu a un certain point, rivaliser avec EXPOSITION INTEHNATIONAEE DE LIEGE 88 les papieis à la eelloïdine. Le Rhhix se manipule à la lumière ordi¬ naire (1 une liongie. Le BtueStar Paper est un papier très populaire, pour tirages par noircissemenl (lircct et se Irailanl par simple virage ; il se recommande tout paiiicidièremenl par le soin appoilé à sa fabri- calion et la simplicité de ses manipulations en même temps que pai' sa l'égularité. M. VAN MONCKHOVEN expose une série d’épreuves obtenues sur papiers au cbarbon de sa fabrication. Devons-nous dire que les épreuves exposées n'étaient point précisément faites pour impres¬ sionner favorablement le .lury; le ton s’accommodait, en effet, assez mal avec le sujet et c’est ainsi que nous avons pu voir cette bizar¬ rerie de mers rouges et d’enfants bleus : lirais nous devons avant tout, cbercber la (pialité du produit, et elle est ici indéniable; la maison Van Moiickboven joint au reste d’une réputation univer¬ selle qu elle s’est ac(|uise, par l’excellence de ses papiers au char- lion, adoptés par la plus grande partie des photographes profes¬ sionnels du monde entier. M. D. TACKELS, à Cland, expose un grand nombre d’épreuves olitemics sur ses papiers Sienna et d’après plaques Iris. Deux immenses panneaux d’une exécution de maître ont surtout attire l’attention. 11 y a lieu de signaler en outre un beau portrait d’Elisée lleclus, ainsi qu’un sujet du genre lîallerf'ly r|ui aurait demandé a être moins matérialisé par le photographe, d’autant plus que le sujet s’y prêtait merveilleusement. En résumé et malgré quelques petites imperfections dues a la seule faute de l’opérateur, cette exposition est de nature à nous donner une excellente impression des produits manufacturés par la maison Tackcis. qui jouit du reste en Belgifpie d’une grande réputation. Il est regretta lile que nous n’ayons pu voir figurer à Liège d'autres maisons appartenant à cette branche de l'industrie pboto- grapbi(|ue. Nous aurions pu avoir une idée plus générale de la situation exacte de l’industrie pbotocliimique belge. SECTION FKANÇAISE. - UAPPOHT DE 1,A CLASSE 12 8',) Ministre des AITaires étrangères, dans son cahinct de Iravad ; celui de M. Jules de Trooz, Ministre de rintérieur, et surlout nn beau groupe de trente et une personnes (les Membres des Légations étrangères à la Cour de lîelgltpie), dans lequel ou ne constate pas une défaillance et où toutes les physionomies sont traitées d’une façon absolument supérieure. Le seul reproche ipi’on pourrait lui faire, c’est une crudité de tons, un éclairage trop vif qui semble indicpier moins de science que chez certains autres pi'ofessionnels bel ges, et surtout un abus de la retouche ipii lui a nui dans l’esprit des jurés. La Photographie professionnelle |ja photographie professionnelle réunissait d’eAcellents envois des premières maisons de photogra|)hie. M. BOUTTE, à Bruxelles, présentait de beaux agrandissements, parmi lesquels nous avons remartpié le portrait de M. Favereau, PAL.VIS DES BEAUX. ABTS. EXPOSITION [M’EltNATIONAEE DE LIEGE !)'J M. QILLARD, à Tjiège, exposait sept caiires : beau travail, digne (le nos bonnes maisons parisiennes. Ses agrandissements sont très bien exéenlés et témoignent d’une science approfondie, d’une connaissance parfaite du métier et d’un goût artisti(|ue très réel. Le -lury s’est peut-être montre un peu sévère pour M. (Jillard. M. HUBERT QOOSSENS, à Liège ; Bonne exposition dans la(|uelle nous avons remar(|ué entre antres sujets uu Hall de la Manufacture d’armes de .lupille-lez— Liège, d’une exécution fort dillicile, avec sa multitude de tours et de maebines dont la surface lirillante, de meme (pie l’éclairage tout sjiécial favorisaient grande¬ ment le halo. Un portrait d’intérieur remar([uable, en 5o X Go. avec éclairage de face provenant d’une fenêtre: sujet supérieurement traité et digne d’un maître. Il est vraiment dommage cpic nous trouvions, à c(')té de ces ceuvres excellentes, un ouvrier au tour d’une facture fort discutable , mal éclairé et dans le(piel une abondance excessive d'accessoires nuit à l’ unité du tableau. M. THÉDORE JENSEN, à lienaix, présente des épreuves d’une bonne facture courante au point de vue purement tecbnl(|ue; malbeureusement, son agrandissement d'un grou|ic de famille est vraiment trop vieux jeu : tout le monde pose, on le sent trop bien, et cela cboipie. MM. MENQEOT FRÈRES, à Ubalclet, nous présentent nialbeu- rcusement. parmi d'excellents petits sujets, un agrandissement (pii tient trop de place cl cela d’autant plus ([u’il est mal éclairé. LA PHOTO=COMPAQNIE BELGE, à Bruxelles, expose une série de bonnes é|)reuves dont elle iiubipie le prix ; i fr. ()5 c. la douzaine. C’est de la pbotograpbie commerciale bien exécutée : Portraits visite, albums, agrandissements, groupes, etc. M. MARISSIAUX, a Liège, avait fait de magm’rupies envois et nous sommes heureux de rendre ici un bommaiie très sincère a son talent d’artiste et d’opérateur hors pair. La série de sléréogrammes ([u’il exposait dans la section des Mines, et (jui comportait plusieurs .SEGTK l'KA^ÇA ISE . HAITOHT DE EA CEAMSE 12 1)1 ceiilalnes de sujets, était en tous points admirable et témoignait d Une maîtrise cpie l’on peut égaler mais non dépasser, l/œuvre de M. M arissiaux nous initiait à tous les détails de la vie du mineur et de l'exploitation des mines de charbon. Le sujet était plutôt ingrat et compoi'tait des dillicultés d’exécution à première vue insurmon— tabi es. M. M arissiaux a résolu toutes les dilbcultés par son travail et son énergie, et son tempérament artistique a su donner au moindre sujet un intérêt qui a fait l'étonnement et l'admiralion de tous. |ja haute récompense que le Jury a tenu à lui accorder n’a été que la juste sanction de tous ses mérites. CLERBOIS & FILS (Atelier KLARY), à Ihuxelles, exposait dix cadres dont une fort belle épreuve coloriée. Parmi scs agran¬ dissements, il nous semble reconnaître certaines silbouettes bien connues et entre autres celle d'un Ministre belge, celui du Travail. L’atelier klary semble du reste être l’Otto ou le Nadar de Hruxelles et nous trouvons parmi son exposition de très beaux portraits de ypne Dudley, de M''® décile Thévenct, de l’Opéra-Comique. En résumé, très bonne exposition d’ensendile où l’on trouve tous les genres, épreuves au charbon, au bromure, pastels, émaux, etc., d’une exécution absolument parfaite. L’ADMINISTRATION DES PONTS ET CHAUSSÉES exposait dans un pavillon spécial de nondneuses séries de vues documen¬ taires toutes d'une très belle exécution et fort bien présentées. Procédés Photomécaniques, Les Pre icédés pbotoniécaniques étaient représentés par deux maisons ; MM. K. et P. JUMPERTZ, à Etterbeek, près Pruxclles, expo¬ saient quehpies excellentes épreuves en pliotocollograpbie ; mais pourquoi faut-il qu'à côté de ces beaux spécimens de leur industrie nous ayons trouvé des séries de cartes postales vraiment banales comme aspect et comme exécution!* EXPUfSlTIOrv' IINTERJNATIONALE DE LIEGE L’Exposilion des ÉTABLISSEMENTS JEAN MALVAUX, à Hriixclles, niojilre loul le degic de peiTection rpie peut atteindre au¬ jourd’hui l’exéculion des clichés en typogravurc et en chroniotypo- graxure. Ija maison Malvaux exposait à la classe 12 et à la classe ii et ces deux expositions extrêmement complètes comportaient une variété de sujets constituant une véritable gamme de dilhcultés vain¬ cues. Heproductions d’aquarelles, peintures à l’huile, dessins à la plume et au lavis, sujets d’après nature, portraits, paysages, sculp¬ tures et objets d’art industriel, tout y est traité avec une rare per¬ fection. Aussi la réputation de MM. Malvaux est-elle aujourd’hui universelle et c est à eux ipie s’adressent les grands éditeurs de tous les pays pour l’illusti'ation des ouvrages de grand luxe et des revues illustrées. Ajoutons (|ue MM. Malvaux cherchent sans cesse de nou¬ veaux perrectionuements et f[ue nous leur sommes redevables de gi'ands progrès dans les procédés si délicats de l’illustration du livre depuis ipielques années. La Photographie d’Amateurs. Aucun amateur n’avait exposé dans la Section belge. Cela tient il ce que l Association Belge de Photographie avait ohtejiu le privi¬ lège d’organiser son VP Salon International de Photographie dans l enceinte (lerExposition, au Palais des Fêtes, et ipietous les amateurs belges et même certains professionnels s’étaient réservés pour cette solennité. Le Salon de Pholograjdiie fut inauguré le iG juillet, il l’occasion du Congrès de Photographie et dura quinze jours; il réunissait 55o œuvres des meilleurs artistes de Belgiipie et de l’E tranger ayant répondu ii l’appel de l’Association Belge de Photo¬ graphie qui fut une des premières ii organiser des expositions entiè- l’oment consacrées à l’art photographi(|ue. Le Saloji de Liège fut un succès et, si nous avions une critique ii adresser, nous ne pour¬ rions la faire ipi’ii rAdministration de l’Exposition ijui avait mis à la dis|)ositlon îles organisateurs des locaux par trop exigus et peu en rapport avec l’importance de cette manifestation artistique. La Section belge comportait en outre une exposition historii|ue SECTION FlIANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 93 de la pholographie, organisée sous les auspices de M. le lieutenant général Peny, Président du groupe IV, par MM. Laoureux, Bouy, baron Van Eyll, Laloux, Ch Pullemans, Oury,A. Malvaux, Goderus. Celte exposition présentait un grand intérêt et nous regrettons avec les organisateurs que le manque d’espace n’ait pas permis de lui donner toute l ampleur (ju’clle méritait. Nous avons pu admirer cependant de nombreux spécimens de tirages sui' divers papiers sen- sililes depuis l’origine de la photographie, des procédés photomécani¬ ques depuis leur invention, des diverses applications photographi(|ues maripiant les étapes des progrès accomplis. Celle section historique, fort bien comprise, était certainement un grand élément d'intérêt pour la classe 12 ipi ellc complétait très heureusement. ALLEMAGNE L’industrie pholographiipie allemande était représentée par nue seule maison ; rétahlissement opliipie C. P. Goerz. L Allemagne n'a pas participé oHiciellemenl à l'Exposition de Liège et c est à ce fait, sans aucun doute, que nous devons allrilnicr celle abstention d’une industrie qui est cependant très importante et (jm passe pour être une des premières du monde entier. Il est regrcltahle que nous n'ayons pu, faute d'éléments, établir cette comparaison, intéres¬ sante entre toutes, de rinduslrie photographiipie allemande et de rinduslrie photographique française. L’OPTISCHE=ANSTALT C. P. GOERZ AKTIENGESELLSCHAFT, de Perlin Eriedenaii. |)résenle une fort belle collection de ses articles oplupies et photographiques. Celle maison est aujourd hui iiniN ersellement connue : elle est aussi une des [iliis importantes dans son genre ; elle occupe environ douze cents ouvriers et possède des succursales à Paris, Londres, Chicago, New-^ork et Sainl- Pélershourg : ces deux dernières maisons sont des fahriijues suc¬ cursales. L'élahlissement C. P. Goerz, fondé en tS8(), n était au début ipi'une petite falirique occupant un petit nombre d (iinriers. La qualité de ses produits valut bientôt à rétablissement naissant une EXPOSITIO?} INTEKNATrONALE DE LIEGE 9 4 grande renommée, et la maison Goerz prit rapidement une très grande extension. A la construction d’appareils et objectifs plioto- graplii(pies, la maison joint celle d’appareils et instruments pour le service des armées de dilTérents pays : lunettes panoramiques, lunettes-viseurs, etc. Nous nous bornerons à une énumération rapide des articles exposés, leur description détaillée devant nous entraîner trop loin et étendre outre mesure les cadres de ce rapport. Une série de Double-Anastigmats Goerz Dcujor, (lelor et Synior, La maison (ioerz doit précisément sa grande ré|)utation au pre¬ mier de CCS instruments, le Double-Anasligmat Dcujor. C’est le |)remier anastigmat symétriipic ii grande ouverture qui ait été construit. Il se compose de deux éléments symétriques composés cbacun de trois lentilles sondées; cbacun de ces éléments est jiar- raitement corrigé de tonte aberration ; le champ nettement couvert embrasse ainsi un angle de qo degrés. G est ranastlgmat uniiersel par excellence, répondant ji tontes les exigences de la pboto- grajibie. Le Double-Anastigmat (u'Ior se distingue du précédent [lar sa construction même qui est toute (bnéreiite et dans laijiielle on a surtout ^ Isé robtention d’une très grande luminosité. Le rapport d ouverture varie de F: !\.o à F: (1.3. d’outefois, dans le Cetor, l'angle emlirassé est un peu inrérieur à celui du Dtujoi', de même (pie la profondeur de foyer ipii n'est pas aussi grande. Toutefois, le Celor, répond absolument au luit dans lequel il a été créé, c’est- à-dire la photographie extra-rapide ou par lumière pauvre. Le Oouble-Aiiastlgmat Syiilor est un objectif anastigmaticpie— ment corrigé |)our un cliamp assez étendu; d est établi à bon marché et constitue, néanmoins, un excellent olqectlf pour les travaux courants d amateur. Une série de Double-Anastigmats Uyprrcjone ligiii’alt également dans la vitrine delà maison Goerz. (le sont des objectifs endu'a.s- sant un angle énorme de i35 degrés environ, c’est-à-dire (ju’ils sont utilisés a\ec succès cluupic fois ipi’ll s’agit de pbotograpbier un sujet pour leipicl on ne dispose pas d’un recul sullisant. L’//v/kv(/o//c est corrigé de toute aberration astigmatlqiie ; il donne donc des images extrêmement nettes et nous ajouterons (|u’il couvre SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 96 un format de plaque dont le côté le plus long est quatre fois, la diagonale cinq fois, supérieur à la longueur focale de cet objectif. Le Double-Anastigmal Goerz /l/eZ/iu/’ est tout spécialement cons¬ truit pour les procédés photomécaniques, la simili-gravure, les DOME CEM'R.VL DU II.LLL DES INDUSTRIES. reproductions au trait, le procédé tricbronic. Ce dei'nier procédé exige, en jiarticulier , des objeclifs rigoureusement corrigés de toute alierralion cliromati(jue ; or, il est bien dillicile d’éliminer les derniers résidus d’alierration dans les objectifs anasligmats ordi¬ naires ; celte condition est cependant complètement satislaite dans V AleUiar, qui constitue de ce fait le meilleur olqcctif pour la pho¬ tographie industrielle en général et le procédé de trichromie en particulier. Téléobjectif Goerz pour appareils à main et chambre à soujjlet. La photographie à longue distance, ou téléphotograpliie, a pris ces dernières années une importance considérable, et cette extension on la doit surtout à la création d’instruments légers. EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE 9 G simples el piatiques : la maison Gocrz a droit à sa part de mérite pour le développement de cette branche intéressante de la photo¬ graphie. développement auquel clic a grandement contrihué en créant un dispositif permetlant de transformer tout bon objectif pholographi(|ue en un téléobjectif. Les éléments négatifs cons¬ truits par la maison Goerz ont un coellicicnt de grossissement de 2 à 1 O . Apfxu'ei/s jiliaiils (joerz-AiiscJiül: , à oJjturaleiir de plaque : Avant I invention de l'obturateur de plaipie Aiiscbiilz, il n'était pas possililc de pliotograpliier de près les ob|ets se mouvant très rapi¬ dement ; ces objets ne laissaient en ellet sur la plaipie sensible, en guise d image, ipi ime traînée plus ou moins confuse. La maison (jioerz fut la première à comprendre toute rmiportance de cette découverte el à construire l’ajipareil qu’elle livre encore aiijour— (1 Imi au commerce, sous nue lorme sensildement perlectionnée, et avec la désignation d'appareil pliant ( ioei'z-Anscbütz : cet appa¬ reil se fait en format Gii dilïerenls formats s I é ré( »-pa 1 1 ora m i ( | u es . ludépendammenl de scs obturateurs à fente, la maison (loerz e\|)ose encore des oliluratcurs à secteurs, destinés à des instantanés moins rapides ; ces mslrumenls se distinguent par leur grande précision, leur Hui parfait et leur fonclionncmeni irréprocbable. |ja maison (loerz cxpusc encore dilférenls instruments d’op- tiipic, u'ayaul pas de rapports directs avec la pbotograpbie, et que imiis nous bornons ;i énumérer. Trlèdees hinoc/es (loerz z ce sont des jumelles à jirismes rpii se disliugueiit par leur champ visuel très éleudu. Les jumelles ont été adoptées par un grand uomlire d'Itlats, et le nombre de pièces li\ rées actuellement, atteint 85.ooo ; ce cliilfre est sulbsamment éloipieut par bu -meme et nous dispense de tout commentaire. Le Idiolo-Sléréo-Biiioele Goerz est à la fois une jumelle de campagne ou de théâtre d'un gi’ossissemeut de 2 r /2 ou 3 i 2 et un appareil |ibotograplii(pic douuaut deux images 4 1/2 X 3 cen- timèlres a[)|)airées pour la stéi’éoscopie. L’est donc nu instrument mulliple rentrant dans la catégorie des ap|)arcils pliolograpbi(|ues. Il se charge au moyeu de châssis simples mélalliipies, tenant ti'ès peu de place, (l’est donc l’apiiareil pbolograpbi(|ue iiléal pour le SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 97 voyage : il est établi avec mie précision qui lui assure le rende¬ ment maximum sous chacune de ses diverses applications'. Le Pernox Goerz est une jumelle à prisme ayant une lumino¬ sité très considérable et susceptible par là-méme d’être employée pour les observations au crépuscule : le Pernox est muni d'un système de charnières qui permet de modifier l’écartemenl des oculaires. Le modèle courant possède un grossissement de six lois, mais la maison Goerz construit également cet instrument avec un grossissement de dix, quinze et vingt lois, comme jumelles ou lunettes de marine. Lunette Panorainujue (îoer: : cet instrument est destiné à l’ar¬ tillerie et sert de lunette-viseur; nous nous bornerons à faire remarquer que cet instrument de la plus haute importance permet l’observation du terrain sur la circonféience entière, soit La lunette panoramique est donc un instrument précieux pour la technique militaire. Nous terminerons en signalant encore une lunette viseur à prismes, destinée à faciliter le pointage des pièces d artillerie, dans une direction seulement, et dilVérentes lunettes terrestres d’une très grande précision et d’un fini parfait. La photographie ne comportait également ipi’un seul expo¬ sant : M. HOFFMANN, d’Erfürt, (|ui avait envoyé d'excellents por¬ traits sur papier au charbon et à la gomme lucliromatée dénotant chez leur auteur une parfaite connaissance du métier et un goût très sûr. ANGLETERRE Nous ferons pour l’Angleterre la même observation que pour l’Allemagne : l’abstention de la participation ollicielle du Gou¬ vernement avait sans doute empeebé l'industrie jibotographiipie et les nombreux artistes de talent de ce pays de participer à l’ex¬ position de Liège, de sorte que nous n’avons trouvé qu un seul exposant. 98 EXPOSITION IINTERNATIOXALE DE LIEGE BURROUQHS WELCOME & C® f|ul exposaient les spécimens de leurs produits photographiques comprimés dénommés Tabloïd. Ces révélateurs, vireurs, renforçateurs, etc., sont présentés en proportions données et divisées en (|uantités exactes, prêtes à l’emploi. (ie sont donc des produits très portatifs et il est à signaler qu’ils se conservent très liien sous tous les climats. Nous devons signaler en particulier l’acide pyrogallique Taliloïd, dont la conser¬ vation est pour ainsi dire indéhme ; ce fait peut paraître surprenant à quiconque connaît la facilité avec laquelle s altère ce produit. Cette inaltérahilité est le résultat du soin spécial pris par la maison Burroughs W elcome et C'^ pour le choix et l’einhallage de ses spécialités. Cette maison est une des plus importantes de la Grande- Bretagne pour cette industrie : elle possède des succursales dans les principaux pays. AUTRICHE=H0NQR1E En Autriche-Hongrie, nous ne rencontrons que deux exposants. M. OTTO WOLLNER, à Vienne, (pii présente un travail d’ama¬ teur liien exécuté, mais n’oll'rant rien de bien saillant. M. ERDELYS. à Budapest, présentait une importante série de porti'aits très bien exécutés et témoignant d’un sens artistique très réel. E’atelier de M. Erdelys est un des plus importants de Budapest. BULGARIE La Bulgarie, (pii avait réuni toute son Exposition dans un pit— toresipie pavillon élevé au Jardin d’Acclimatation, ne comportait ipie deux exposants dans la classe i‘i, MM. ljuhanovitch Guro, à Vidin, et SavolV Kroum, à l’hepelaré. Les deux exposants avaient envoyé de honnes épreuves de paysages et de types liulgares. SECTION FHANÇATSE. - RAPPOUT DE LA CLASSE 13 99 HOLLANDE LE BARON VON KOLKOW exposait de li’ès belles pholograpliies en couleurs oblcnues d’après le |)rücédé Ijippmanii et fort bien présentées. Il était seul ex])osant. JAPON La Section Japonaise était fort bien organisée et présentait, comme toujours, un ensemble très attrayant, mais, au point de vue photograpblipie, ne com|)ortait pas l’importance ipie nous aurions souhaitée. Trois exposants seulement relevaient de notre classe. M. ENAMI NOBUKUMI, à Yokohama, nous montrait une série très complète de vues stéréoscojnipies représentant les sites les plus plttores(|ues et les coutumes du Japon. (Lest une des maisons les plus importantes du Japon. M. TAMAMURA KOSABURO, à \okobama, exposait des épreuves au bromure et sur papier albuminé coloriées suivant l ai t japonais. ÉTATS=UNIS M. ISHIGURO représentait seul la pliotograpble ilans ce pays où les photographes s’étalent abstenus d'exposer. Son envol consistait en une nomineuse collection de vues de LabTornle, d un 1)011 travail courant, et en queb|ues portraits mal beiircusement encadrés avec, peut-être, un peu tro[) d'originalité. RÉPUBLIQUE DOMINICAINE M. PALAU, de Saint-Domingue, ipil u'aAalt eiiAoyé ipie ipiel- (|ues épreuves, possède cependant une importante maison. Vous lOO EXPOSITION IXTEIiNATTOXAEE DE LIEGE regrellons que cet exposant n’ait pas ciu devoir faire un envoi siisceptilde de le faire apprécier, GRÈCE M. GREGOIRE STYLIANIDÈS, à Athènes, expose des agrandis¬ sements et des portraits ne présentant rien de saillant; il nous sendile ce|)endant (|ue scs portraits auraient gagné à être traités en de moins grandes dimensions. RUSSIE La plupart des exposants russes s’étaient beaucoup servi de la |)liotograj)liie pour représenter les olijets de leur fabrication et ipii n'étaient |)as exposés, ainsi que leurs usines et installations in- dnsliTelles, mais les exposants de la classe 12 étaient peu nom¬ breux. M. ALEXANDRE MINE, à Saint-lMtersbourg , exjiosait de bonnes séries de diapositil's |)our projection ainsi que des épreuves d un travail courant. H. MROZOVSKY avait envoyé des portraits formant un liel ensemble iM dune bonne exécution; peut-être ses œuvres auraient- elles gagné à être plus largement traitées, avec un peu moins de convention pliotograpbiipie. M. OTZOUPE, il Saint-Détersboiirg, exposait des agrandis¬ sements auxquels on ne peut faire (|u’un rejirocbc ; celui d’être un peu trop retoiicbés, et une très intéressante série d’épreuves de cbevaux du format 2''i ^ 3o constituant d’excellents documents. M. TAPKINE, à Saint-Pétersboiii'g. présentait deux beaux por¬ traits de Leurs Ma|estés Impériales et ipiebpies agrandissements bien traités. SECïIO>' FKANÇAISE. - KAPPOIVI’ DE LA CLASSE 13 lOI M. PLATONOFF, à Sergievsky-Possade, exposait des reproduc¬ tions de meubles et objets d’art, ainsi que des vues des ateliers d’apprentissage de menuiseries artistiques et de jouets de Zemstvo, DEVANT LE HALL DES INDUSTRIES. Excellente collection (|m constitue un précieux document pour l’histoire de l’art russe. SUISSE Après la b’rance et la Belgique, la Suisse était certainement la nation qui avait l'exposition la plus intéressante. Ses exposants étaient peu nondu’eiix aussi, il est vrai, mais tous leurs envois ont retenu l’atlentioji du «lui’y. MM. VIELLE KŒCHLIN & C", très connus depuis quebpie temps par leurs pajuers Lu/k/ et SVe/A/, exposaient de magnili(|ues épreiiA'es 102 EXPOSITION' IN lEHXATIONALE DE LIFÎGE exécutées sur les divers papiers de leur fabrication, d’après les iiégald's des meilleurs artistes. Ces papiers se distinguent des autres papiers photograpbif|ues par leur mode de préparation; les sels sensibles sont, en elVel, incorporés à la pâte du papier par trem¬ page, et ce mode de préparation permet d’obtenir une profondeur de tons irréalisable avec les autres papiers sensibles aux sels d’argent et 'a noircissement direct, tels que les papiers salés et papiers à gros grain. Les papiers et tissus Ijina présentent l’avantage de donner une grande variété de tons, depuis le sépia jusqu’au noir gravure, et raccued ipie leur ont fait tous ceu.x qui recberebent un support artistique a été très grand. Indépendamment de ces papiers (|ui jouissent de la plus grande faveur auprès des photographes amateurs ou professionnels, MM. VIELLE, KGECHLIN & exposaient un nouveau châssis, dit ('/lùssis ('Jierrlll^ pour le tirage des épreuves. On sait combien il est ditlicile, parfois, d’obtenir, sur l’épreuve positive, les détails déli¬ cats (pii se trouvent noyés dans les grands blancs de l’image, cor¬ respondant aux parties opafjues du négatif ; le châssis Cherril permet la venue de ces détails sans aucune manipulation ebimique ou retouche partielle. Oe cliâssis peut, également, servir au tirage d épreuves légèrement dilluses, de façon à adoucir des traits trop durs. Cette innovation toute récente est appelée à rendre de réels services à tous les pliotograpbcs. MM. BRUNNER & C'®, à Znrieb, montrent de très beaux spéci¬ mens d’impressions en photocollograpliie, ainsi que de nombreuses collections de cartes postales éditées par le meme procédé. La répu¬ tation de la maison Lrunner est universelle et ses envols à Liège justlllent amplement la faveur avec laquelle sont appréciés tous ses travaux. MM. CORBAZ & C'®, exposaient La Heviic Suisse de Photoijra- phie. Cette revue est éditée avec luxe et sa rédaction est dirigée [lar iM. le Docteur lleiss avec toute l’autorité qui est attachée à son nom. C’est une des meilleures revues consacrées à la photographie et répandues dans le monde entier. M. NICKLES, à Interlaken, présentait de niagnific|ues photo- SECTION KKANÇAISE. - UAPPOKT DE LA CITASSE 12 1 o3 graphies des plus beaux sites de Suisse. Sou travail nous indif|ue un artiste eonsomnié et un praticien haliitué à surmonter les plus grandes dilTiciiltés ; les reilets, les miroitements de la lumière dans les glaciers ne sont pas pour rellVayer et les paysages de montagne, avec leurs lointains délicats cl leurs valeurs si dilliciles à traduire, sont rendus par lui avec une maîtrise incontestalile. M. le Docteur REISS, dont les travaux font autorité partout, avait ex|)osé le résultat de ses reclierchcs et de ses expériences pour l’application de la photographie aux recherches pidieiaircs. Les services (|uc la pliolograpliie rend actuellement dans celte applica¬ tion sont immenses et M. Reiss a beaucoup conlrilmé, par ses obser¬ vations cl son travail, à perrectionner tous les moyens d’investiga¬ tions que la photographie peut mettre au service de la justice. M. Reiss ne nous en voudra pas de divulguer dans ce rapport que nous l’avons souvent entendu appeler le BeriiHon de la Suisse. C’est le plus bel éloge que nous puissions lui adresser. Son ouvrage très important : La Photographie Judiciaire, est un travail absolu¬ ment remaripiabic et (|ui, quoique spécial, dcArait se trouver entre les mains de tous les pbotograjibes, car il est plein d’enseignements techniques. QRAND=DUCHÉ DE LUXEMBOURG Dans le Gi’and- Duché de Luxendiourg, nous tiouvons une exposition collective des membres du Cercle Luxembourgeois d’Ama- teurs pbotographes. Celte exposition était intéressante et bien pré¬ sentée; la plupart des épreuves consacrées à la ville ou au Grand- Duché de Luxembourg étaient d’une exécution parfaite et tout a l’honneur de la Société. TURQUIE M. WILFRID DE SAIN, dont le nom est bien familier à la plu¬ part des fabricants et constructeurs européens, représentait seul EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE io4 l’Empire Ottoman, il exposait des épreuves d’uiie bonne ractiire et dénotant une connaissance approfondie du métier. En lésumé, après la description qui précède, nous pouvons et nous devons dire (pie l’Exposition de Liège, en ce qui concerne tout au moins la pliotograplne, était avant tout une exposition française. Il nous restera à examiner si cette exposition peut et doit produire, au point de vue du développement de noire industrie nationale, les résultats escomptés par nos compatriotes, qui au lendemain de rExposItion de Saint-Louis n ont pas craint de tenter un nouvel ell'ort sans se soucier des sacrUices à faire et de l’incertitude des résultats. C’est ce (pic nous examinerons dans les conclusions de notre rapport. S II est prématuré de clicrclier a évaluer aujourd hiii les béné¬ fices que les exjiosants français pourront retirer de leur participa¬ tion à I Exposition de luège. Il n’est cependant pas téméraire d’alïir- mer (|irils seront certainement récompensés de leur patriotique et Intelligente Initiative. DIPLOME DES RÉCOMPENSES. ifSS ''■^4h ^.ïür’t’ JURY DES RÉCOMPENSES |j iiistallalion olïicielle du «liiry I iitci iialioiial des l’écoiiipeiisos a eu lieu le aoùl, dajis une séance suleiiuellc, pj'ésidée par M. Francotle, Ministre de l'Industrie et du l'ravail. Le dury coin— portail trois deyrés de piridiction, connne le Jury de l’Exposilioji de Paris en 1900, dojit il avait à peu de chose près reproduit le règlement : le Jury de classe, le Jury de groupe comjiosé des bureaux des Jurys de classes faisant partie du groupe et le Jury supérieur pigeant en dernier ressort. Les récompenses consistaient en i)ipl ômes de grands-|nix, d honneur, de médaille d’or, de médaille d'argent, de médaille de bronze, de mention honorable. Le règlemenl prévoyait les récompenses à accordei’ aux colla¬ borateurs des exposants et faisait à cet égard une distinction ipii lüS E\r()8ITl(l^ l.M'El\]NATl()\ALE DE LIEGE n'esl pas admise dans nos expositions IVançaises, entre les collaho- rateui’s et les eoopéraleurs. Les dipldines de coUaljoraleuPS étalent accordés anx personnes ayant prêté leurs conconrs inlelleclnel à la production des objets exposés anxcpiels il était attribué an moins une médaille d'or. Les dipbàmes de roopénileins étaient réservés aux contremaîtres et onxriers ayant ilonné leur conconrs matériel à la production des (dijets exposés. Le maxlnmm des récompenses à proposer pour les collalioratenrs devait être d'nn degré midiidre ipie ceJnl accordé à l’Exposition même. Pour les coopératenrs, le maxnmm de la récomjiense ne pouvait déliasser le diplôme de médaille de bron/e. A I issue de la séance d installation, cliaipie diiry de classe pro¬ céda Immédiateinenl îi la nonimation de son bureau. Le .lury de la classe \ ll était composé de la manière suivante : Prpsideiil : Loi iîgeois ( Paul), secrétaire général du IMioto-tlInb de Pans. France. \ ice-Pi‘é.slileiil : IjXoi helx (Ijéon), industriel, vice-président de rAssociation Itelge de Pliotograpliie, a Liège. Pielgiipie. Seci‘('l(nre-li(ipj)<>rleiii‘ : MrxDia, (Cbarles), éditeur, pi'ésident de la (duuiibre Syndicale des Fabricants et Négociants de la Idioto- grapliic, à Pans. France. Jtii ■és lilulaires : JloYEU (Paul), pliotograplie, à Paris. France. JouGi.A (.)ose|)b), rabrlcant de pbupies, pellicules et papiers photo- grapblipies, a Paris. France. Planchox (Victor), admmlstratenr de la Société anonyme des jilaques et papiers A. Liinuère et ses (ils, à Ijyon. France. Jurés suppléuuls : Boüy (.Iules), jirésidenl du Club des Amateurs Photograplies de Belglipie, à Bruxelles. Belgique. Ceisleu (Louis), typograveii r et l'abricant de papiers, aux Cbatelles, par Baon-Phltape (Vosges). France. SECTION FRANÇAISE. RAPPORT DE LA CLASSE 12 109 Comme on le voit, le Jiipy était entièrement composé de Belges et de Français, les anlres nations n’ayanl pas fomni le nombre nécessaire d’exposants dans la classe XII pour motiver la nomi¬ nation d’un juré. MEJiniîES DU .ILUY DE t.\ CI.VSSE 13. Le ■lury de la classe commença ses tra\au\ le jour même, et après avoir tenu une piemière séance, au cours de bupielle il pro¬ céda à rexamen des dossiers (|ni lui étaient soumis, commença ses visites dans les diverses sections. Ainsi ipie nous l’avons dit au cours de ce rapport, beaucoup de |)botograpliies étaient exjiosées dans toutes les sections, mais le -lury n eut pas îi se jirononcer sur leurs mérites, la [ibotograpliie n’étant inli'rveniie, dans ce cas, ipie comme un moyen de représenter des idijets ou des installations de nature à témoigner I importanci' de certaines mai¬ sons ou la pcrlection de leur outillage. I) aiitri' part, certains ser¬ vices admiuistratils, tels ipie les douanes cliinoises, par exemple, exposaient di’s jibotograplnes. Ibrt belles d ailleurs, mais ne coucou- I lÜ EXPOSITION INTEIINATIONALE DE LIEGE raient pas. Il y a lieu de signaler encore des entreprises telles que les Syndicats irinitiative de voyages, qui exposaient des épreuves dignes d’altirer l'attention, et (pie le Jury ne put comprendre parmi les exposants relevant de sa juridiction. Les exposants ressortissant directement à la classe XII que le jury eut à examiner, s’élevaient au nombre de cent cimpiante-six, dont deux collectivités, celle du Pholo-Cliih de Paris et celle de la (diamhre SYitdleale française de la Phoirxjraphie el de ses appüca- lions, comprenant ensemble soixante-dix ex|)osanLs, et qui ne concouraient (diacune cpie pour une seule récompense collective. Par application de l’article 7 du règlement, tout exposant (jui avait accepté les ronctions île juré, était mis hors concours pour les récompenses dans tontes les classes où il exposait. Récompenses de la classe 12. EXPOSANTS IJot 'S (loncours. IbxiiiGEOis (Paul). France. 1)00 Y (Jules). Belgupie Boyer (Paul). France. De Lanier Van Monckoven. Belgique («EISLER (Louis). France. Lvoureux (Léon). Belgicpie Menijei, ( ( Ibarles). France. Biciiard (.Iules). — Société Anonyme .1. .lootOEv. Société Anonyme des Plaipies et Papiers A. LiMiÈiii', iri' siis Fies. Üiplùines de llrands Prix. Administration des Ponts eldbaiissées de Bel- giipie. Belgique Beleiem (Henri), à Nancy. France. Biiaon, Ceivmen'I' el C"' à Pans. ('diambre Syndicale des Fabricants el >Jégo- — cianls de la Pbolograpbie, à Paris. — SECTION FRANÇAISE . - - RAPPORT DE LA CLASSE I 2 Collectivité de la Chambre Syndicale de la Photographie et de ses Applications, à Paris. France. Collectivité du Photo-Club de Paris. — Demvria Frères, à Paris. — Etablissements Jean Malvaux, à Bruxelles. Belgique. Caumont et C'®, à Paris. France. C(’ILLE’\IINOT, Boespfllg ct C'®, ù Pai'is. France. Marissiaux, à Liège. Belgique. ÜPTISCHE Anstalt G. P. GoEz, à Bei'llii. Allemagne Otto, à Paris. France. Prieur et Dubois et C'®, à Puteaux. France. Beiss (A.), à Lausanne. Suisse. Reymond (Henri), à Paris. France. Société Franco— Belge pour la fabrication de produits Photographiques Gevaert et C'®, à Vieux-Dieu-les-Anvers. Belgique. Diplômes (Vllomiear . Artmo J. Gonzalez à Guadalaiara (Mexico). Mexique. Brunner et C‘®, à Zurich. Suisse. Blrrougiis Welcoaie and G®, à Londres. Angleterre Dubüuloz (J.), à Pans. France. Erdelys, à Budapest. Hongrie. Gerschel (Charles), à Paris. France. Griesiiaber et C‘®, a Pans. — Etablissements Magkenstein, à Pans. — Mercier (Pierre), à Paris. — Nikles (Oscar), à Interlaken. Suisse. Photographie Klary (M™® Clerbois et Fils), à Bruxelles. Belgique. Société Industrielle de Photographie, à Rueil. France. Taaiaaiura Ivozaburo, a Yokohama. Japon. Durillon (Louis), à Levallois. France. Diplômes de méddille d’ov. Balagnv (Georges), à Paris. France. I 1 2 EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE Baiiret (A.), à Paris. F ran ce . PouTTE (Eugène), à Jk’uxelles. Belgi(|ue. Desisois (Léon), à Paris. France. Fitting (VV.), à Genève. Suisse. huENNET (Jules), à Bruxelles. Belgique. Gu, LARD (Léon), à Liège _ Meuse (.L), à Paris. France. Moemans (Gliarles), à Jxelles. Belgiijiie. IsiiiGURo (G. L), à San Eranciseo. Etats-Unis. IxoRSTEN (lj.), à Paris. France. :Mro/()vskv (M™' Hélène), à Sainl-Pélersijoure Bussie. Piaupiio 1 !•: el Puotor\:\ia (Société anonyme), à 1 ’aris. France. Pliolograpliie IIei.ios (F. S. Ivost), à Zurieli Suisse. Beer (Henri), à Paris. France. Société anonyme « Lena », ;i Lausanne. Suisse. I vcKin.s (.Iules', ;i iViiderlecli-Bruxelles. Belgiipie. rimi ROL Di: (F.), à Paris. France. Vallois (hidmond), à Paris. — V()\ Kolkow (,L), à Groningue. Pays-Bas. Uip/ôt/ies (le inédit lUe (Vurgenl. Gercle Luxemliourgeois (rAmateurs pliolo- graplies. Luxemliour Fnami Noiu küni, à \ukoliama. J apon . lluEMWN (\V.), il Erlurl. Allemagne. .IensI'.n ( J’Iiéodore), ii Benaix. Belgique. JuMPEKi/. (L et P.), à Bruxelles. _ Luranovi liai (JuRo, Il Vidiii. Bulgarie. Mamel (lleiiii), à Paris. France. Mim: (Alexandre), à Sainl-Pélershourg. Bussie. < ) r/.oi PE ( A.), il Sainl-Pétersliourg. _ Plioto-t iompagiiie Belge, à Bruxelles. Belgiipie. Pea'kiaoee (A.), il Sergievslvv-Posade. Bussie. Hei'iie Liiiiiiiieiise (La), ii Paris. 1'' ran ce. Itei'iie Suisse de Idioloijniplde [La), ii Lausanne. Suisse. SECTION' E'ItAiSÇAlSE. - EAl’POUT DE LA CI,A.SSE 1 ‘i 1 1 3 Savoff Kuolim, à Tchepelaré. Bulgarie. Specht et Bellox, à Paris. « Stldia Tjüx w Pliotograpbie de la Revue France. Tkédlrale. IGris. Styliamuès (G.), à Athènes. Gi'èce. Tauvulka Kozaiuho, à \ okobama. Japon. Tapkixe (M.), à Saint-Pétersbourg. Bussie. Wôi.LXEU (Otto), à ^ ieime. Autriche. \enam NouEkUMi. à Yokohama. Japon. Diplôme de méddi/le de hronze. De Palau, à Saint-Domingue. Uépulilu] UC ilomimcaine Laxdouzv (Etienne), à Paris. France. Maxgeot fkèkes, à Châtelet. Belgiipie. WlLFUED DE SaIX. bu njuie. Le Jury eut à examiner de nombreuses demandes de récom¬ penses pour des collaborateurs ou coopérateurs des exposants, et les propositions (ju'il lit furent arrêtées déHnitivement de la manièi'e suivante par l’Administration l)clge : COLLABORATEURS Diplômes (riioniieur . Beut (Auguste). — Maison Itoycr (l^aul), à Paris. Piance. (julet (Ijouis). — Maison Geisler (Louis), au v ( diatelles. Ml ■:ucuii{ (h’irmin). — Société anonyme Jongla, à Paris. — Dij)lômes de médiàUe d'oi-, Bvimix (Eugène). — Maison Demaria frères, à Paris. — Balgiie'I’ (M'"*'). — Maison ( luillcminot, Boespilug cl C"', à Paris. — CiiAVAxox (1.1. ). — Société anonyme des Placpies et Papiers Lumière, à Lyon. — Il4 EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE Delbosque. — Cliambi'c Syndicale des Fabricants et Négociants de la pliotograpble, à Paris. Dubhelil (Léon). — Maison Uicliard (Jules), à Paris. EsPOLETTE(Gb . ). — Société anonyme Jongla) J. ), à Paris. Fuainezelle (Ang. ). — Société anonyme des Plaijues et Pa[)iers Lumière, à Lyon. Guégois ((iustave). — Société anonyme des Plaques Jongla (.1. ), à Paris. ( iuiESIIABEK (M aurice). — Maison (ii'iesbaber et (i"‘, à Paris. IjESuelb. — Société anonyme Jongla (J.), à Paris. Vebdolx (A.). — Maison Ueymond (Henri), à Ibiris. Veusaelle (l’aiil). — Maison liicbard (.Iules), à Paris. VoLLENSGHLAEGEK Hcrnard). — Maison Hellieni (Llbaries- llenri), à Nancy. ZscHOKKE (Waller). — Opliscbe Anstalt G. -P. (ioerz, Actiengesellscbart, à Leiliii-bJ'iedenaii . Dljtlôines (le nu'ihdlle (dargenl . Hallivet dit Anthony (S.). — Maison ( irieslialier et (i'®, à Paris. Di îuïsen. — Maison Loyer (Paul), a Paris. Dlssalgey. — Société industrielle de Pbotograpliie, à Lueil. Foecatt. — Maison (iriesbaber et C'®, à Paris. Guiciiaud ( Pierre). — Maison Pveymond (H.), à Pans. Gl y (M'*® Alice). — Maison Gaumont (L.)et G‘®, à Paris. Hablot (Il enri). — Maison Prieur et Dubois et G'®, à Piileaux. JoLFFBux (Henri). — Maison lleymond (IL), à Paris. Lombard (Yictoi’). — Société industrielle de Pbologra- pbie, il Piueil. Pr îBBiGOT. — Société anonyme des Plaipies et Papiers Lumière, à Pans. Pebiun (Ernest). — Maison Turillon (L.), ti Lexi illois. Pbei.livitz. — Société industrielle de Photographie, à Uueil. France. Allemagne. France. SECTIO?< FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 1 2 I IL) Roget (Henri). — Maison lleyinond (Henri), à Paris. l\oLiDNiTZKA-. — Maisoii Mrozovsky (M‘"®), H.-L., à Saint-Pétersbourg. ToLRANCHET(Glaudius). — IMioto-Clulj de Paris, à Paris. Vasse (Marins). — Maison Deniaria frères, a l^aris. Ver.ax. — Maison (laumont ( L.). et C'®, à Paris. COOPÉRATEURS Diplômes de méd(dUe de bronze. Bass.vm (Laurent). — Maison Prieur et Dubois et G'®, à Puteaux. Benoist (Auguste). — Maison Deniaria frères, à Paris. Benoist (Louis). — Maison Deniaria frères, à Paris. Bessicot. — Maison (reisler (Ijoiiis), aux Gbalelles. Bigallt. — Maison Beynioiid (Henri), à Paris. Boi ILEON (Alex.). — Maison Gaiimonl (L.) et G'®, à Paris. Boussin (J.). — Maison Desliois, à Paris. Bréard (Lug.). — Maison David, ;i Levai lois. Gomtois. — Maison Geisler (Louis), aux Gbalelles. Grépin (Jules). — Maison Bellieni (Gbarles-Henri), à Nancy. Detraux (IL). — Maison Tackcls (J.), à Anderleclil. Pressoir. — Maison Beyniond (Henri), à Paris. Gvlluser. — Maison ( inilleminol. Boespllug et G'®, à Paris. (ixxAT. — Maison Geisler ( Louis), aux Gbalelles. Griffon. — Pholo-Glnli de Paris, à Paris. Heinard (Louis). — Maison David, à Levallois. Jean (Ernest). — Maison Deniaria frères, ;i Paris. JoLA (Léon). — Pbolo-GInb de Pai'is, à Paris. Kiesciike (W illi). — Optiscbe /Vnstalt tî. P. (loertz, Actlengesellscbafl, à Berllii-Priedenau. Kroi GLi \KOFF. — Maisoii Mrozovsk\ (M""). H. L.. il Saint-l^étersbonrg. Prance. Russie. Prance. Prance. Belgique Prance. Aile iiiagne. Russie. iiC) EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE IjAudin (Georges). — Maison Demaria frères, à Paris. France. ].,ONBERT. — Maison Léon et Lamotte, à IGris. — Malxenü. — Maison Boyer (Paul), à Paris. — Meunesson (Joseph). — Maison Prieur el Dubois et C"À à Pnleaiix. — Qleunet (Aiig.). — Maison David, à Levallois. — • Uatein (Léon). — Maison David, à Levallois. France. Benakd (Lainberl). — Pbotograpbie Klary, à Bruxelles, l^elgique. Beeillé (Georges). — Maison Prieur el Dubois et C"^, a Puleaux. France. Bietzeh (Daniel). — Maison Bellieni (Cbarles-llenri), à iVancy. — Bossiox (Eug. ). — Maison Gaumont (L.)elC'®, à Paris. — Simon. — Maison Boyer (Paul), à Paris. — Toussaint. — iNlaison Bicliard (Jules), a Paris. — Tkuffaüt (Auguste). — Maison Demaria frères, à Paris. — Thiiîehville (Anatole). — Maison Gaumont (L.),et C"a a l’aris. — Vanderborgiit ( M"”' llosalie). — Maison Tackels (Jules). il Anderlecbl. Belgique. ViENNOT (Pierre). — Maison Gaumont (L.), et (i"', à Pai is. France. M aiil. — Maison Beymond (Henri), à Paris. — ^^ E^TZELL (Gbarles). — Maison Otto, a Paiis. — ZvcKLiNSKi. — Maison David, à Ijcvallois. — Diplômes de menlioit Itoiiorcdde. Blanchet. — Maison lieuse (J.), a Pans. — ( uianipbenoist. — Maison Beymond (Henri), à Pans. — Dauphin (Auguste). — Maison lieuse (J.), a Paris. — Dipbat (Abel). — Maison lieuse (J.), à Ibiris. — Laeontaine. — Maison Beymond (Henri), a Paris. — Boussel. — Maison Bcvmond (Henri), à Pans. — fin récapilidant par nation les récompenses obtenues par les exposants, nous pouvons établir le tableau suivant : SECTION EUANÇAISE. RAPPORT DE LA CLASSE 12 1*7 TABLEAU RÉCAPITULATIF DES RÉCOMPENSES Itors Grand Diplôme -Mé.laille Méd, aille Médaille Concours Prix iriloniii'ur )) 1 Bussie . . . )) » » 1 4 )) Suisse . )) I 2 3 1 )) Turquie . )) )) )) )> 1 )) (lomnie on le voit, les l'écompenses olileniies par la Section Française ont largement compensé les elTorls de tous les exposants qui ont été soutenir à Liège la réputation de la Photographie fran¬ çaise; la mission des jurés, toujours dilhcile et délicate, a été sin- gulièi’ement aplanie a Liège, grâce ;i la courtoisie de nos collègues belges, MM. Laoui’eux et Bony, et à l’oldigeant accueil de tous les membres du Commissariat belge. Mais notre tâche de rapporteur ne serait pas complète si nous n’adressions nos bien sincères féli¬ citations à notre président, M. Bourgeois, qui a dirigé tous nos travaux avec une compétence et une autorité auxipielles nous ron— EXPOSITION INTEUNXTIONALE DE LIEGE 1 18 dons lin sincère honinuige. La défense des intérêts français ne pouvait être entre de nieilleures mains et nous avons applaudi à son élection à la présidence du dury du Groupe 111 où il a pu obtenir de nouveaux avantages pour nos compatriotes. C’est la première lois, croyons-nous, f|u’une présidence de cette nature est attribuée <à la classe de Pbotograpbie et nous en reportons tout l’bonneur sur notre dévoué président qui avait su se concilier toutes les sympathies. LE CONGRÈS INTERNATIONAL DE PHOTOGRAPHIE Le premier Congrès international de Photographie, tenu à l'aris en i88j), avait émis le vieu, dans ses résolutions complémentaires, de voir s instituer à l’avenir de nouvelles sessions destinées à résoudre les prohlèmes d’ordre photographique cliaijue jour plus nombreux. Ce vœu trouva sa sanction, car le deuxième Congrès fut organisé à Bruxelles en 1891 et le troisième à Paris lors de l’Exposition universelle de 1900. L’Exposition de Liège fournissait une excellente occasion de réunir un nouveau Congrès ipii aurait à s’occuper de l’étude des questions restées en suspens, étude ipii avait, du reste, occupé la (Commission permanente internationale constituée par les précé¬ dents Congrès. 1 20 EXPOSITION INTERXATIONALE DE EIEGE l/Associaüon lîelge de Pliotograpliie pril l’initialive de convo¬ quer le f|ualrième Congrès après avoir oblenii le patronage officiel du (iouvernenient et du Commissariat général. Le Comité d’orga¬ nisation était composé de : Présideui : Baron Ed. \an Eyll, prési¬ dent de l’Association belge de Photographie; Vice-Pi'ésident : Léon Roland, membre du Conseil d’administration; Sec?xHaire : Cb. Pullemans, vice- président de l’Association ; Membres : |j. Laoureux, vice-président et Vanderk indere, secrétaire général de l’Association. Ce Comité se mit immédiatement en rapport avec la Commis¬ sion permanente du Congrès, dont le siège était à Paris, qui s’em¬ pressait d’accepter la proposition qui lui était laite et d’assumer, d’accord avec l’Association belge de Photograpliie, la lourde tâche de préparer le Congrès de Liège. Cràce au 7,èle déployé par tous, le Congrès lut un des plus importants qui ait été tenus. Ija Commission permanente, sous la liante et savante direction du général Sebert, avait réuni de pré¬ cieux concours, au premier rang desquels il l'aiit citer celui de M. Wallon, rapporteur général; ceux de âlM. Belln. Clerc, IIou- daille. Fouché, Monpillard. etc. ; elle put donc ajiporter au Congrès une somme considérable de travaux importants qui ser¬ virent de base à de Iructueuses discussions. Les séances de travail furent nomlireuses, bien remplies et, malgré l’aridité de beaucoup des questions qui y furent traitées, suivies avec une assiduité dont nous ne pouvons ipie féliciter les nombreux congressistes présents. Nous exprimerons cependant un regret. Pourquoi le Congrès de Ijiège n’a-t-il été suivi que par les pays de langue française!* Beaucoup des questions mises à l’ordre du jour ont fait cependant l’objet de remarqualiles travaux de la part de savants allemands, anglais ou italiens, el pourtant ces pays n’élaient jias représentés. Espérons que dans les proebaines sessions tous ceux (|ui s’intéressent aux progrès de la Pbotographle. con¬ vaincus de ruillité de ces conférences Internalloiiales et des résul¬ tats féconds qu’elles produisent, soient réunis en grand nombre pour discuter les rpiestions ipil intéressent à un si haut point l’avenir meme de la Photographie. La session du Congrès se tint du ib au 20 juillet et fut admi- SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 I2I rablement organisée par l’Association belge de Pbotograpbie ipil n’avait rien ménagé pour en rendre le programme aussi Intéressant et attrayant ipie possible. Les séances de travail alternaient avec des visites industrielles du plus liant intérêt, telles (pie celles aux ENTRÉE DU H.VLL DES INDUSTRIES. Cbarbonnages de l’Espérance et Bonne-Fortune et à la Maïuifacture nationale d’Armes de guerre d’Ilerstal, des visites dans l'Expo¬ sition. des excursions sur la iMeuse et des réceptions où les congres¬ sistes ont reçu un accueil (pii est certainement présent encore à leur mémoire. Le iG piillet, a midi, les congressistes riircnt reçus à l’iKitel de ville par M. le bourgmestre Kleyer, entouré des membres du collège échevinal. aiupiel ils furent présentés par M. Glraiis, pré¬ sident de la section liégeoise de l’Association belge de Pbotogra- phie. Après un lundi olïerl aux Congressistes par la section de Liège, le Congrès tint sa séance d’ouverture dans la grande salle des fêtes de l’Exposition. Cette séance cul lieu sous la présidence de 122 EXPOSITION IXTEUXATIOXALE DE LIEGE M. le baron Van Eyll. assisté des membres du bureau de la seclion de Liège et des membres du comité d’organisation : MiNl. Gravis. Uoland, Servais. Yanderkindere. Putlemanns et fut consacré à la nomination du bureau défînitif et à la fixation de l’ordre du jour du Congrès. Le Bureau du Congrès fut constilué de la manière suivante : l^résù/enls : M. le GÉM'aiAL Sebekt, France. iM . le Baron Van Eyll, Belgique Vice-Présideiils : MM. Bolugeois, France. Bucquet, France. Casier. Belgique Davanne. France. Maes, Belgique Reiss, Suisse. Wallon , France. Secrétaire r/énéral (l’honneur : M. Pectok, France. Secrétaire (jénéral . • M. PuTTEMANS, Belgique, Secrétaires : MM. Belin, France. (à)LLIER, Belgique. COL SIN , France. Goderus, Belgique. Ivenina, — Servais, — Yanderkindere, — A l’issue de cette séance eut lieu rinauguration officielle du Salon international d’art pbotograplii([ue organisée par l’Associa¬ tion Belge de Pliotograpbie et ouvert dans une dépendance du Palais des Fêtes de l’Lxposition. Le lendemain, dans la matinée, eut lieu la première séance de travail dans rampliitliéàire de chimie de rUnivcrsité, où se tinrent toutes les séances du Congrès. Dans la journée, les congressistes visitèrent la classe 12 de Pliotograpbie de l’Lxposition; ils furent reçus dans la Section Française par M. flourgeois. Président de la classe 13, entouré des membres du Comité, rjui avec son allabllité SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 123 liabiluelle leup fil visiter loules les intéressantes expositions que comportait notre classe. Iæ soir les congressistes se réunissaient au Photorania, on _M . Proniio les avait conviés a une séance spéciale organisée en leur lionnenr. Le i8 et le 19 furent consacrés, en dehors de deux séances de travail par jour, aux visites industrielles et, le 20, le Congrès chMu- rait ses travaux après une nouvelle séance de travad f|ui occupa toute la matinée. La journée fut consacrée à une excursion ciné¬ matographique sur la Meuse, ollèrte par M. Thévenon, membre de la Section Ijiégeoise; favorisée par 1111 temps superbe, cette excur¬ sion dans tonte la région industrielle de la Meuse fut ti'ès appréciée de tous les congressistes qui, pour se re|)oserde leui-s fatigues, juirent prendre (juehjucs clichés intéressants de Seraing, dont le nom seul évoque toute la puissance industrielle et l’activité commerciale du pays de Liège. La journée se termina par une séance dans l’éta¬ blissement cinématographique de M. Thévenon ; le soir, le Ban— (jLiet de clôture, présidé par le général Sebert, lémiissait pour une dernière fois tous les congressistes à l’iiôtel Mobren. De nomlirenx toasts furent prononcés |)ar MM. le Général Sebert, M. Casier, M. M. Boland, Mallon, \oadlon, Morisseaux, qui témoignèrent (|ne ces ([uclques journées passées en commun avaient laissé dans l’esprit de tous une impression durable. Nous avons dit que les séances du (Jongrès avaient été bien remplies; nous pouvons ajouter que toutes les (piestions qui y ont été traitées ont donné lieu à des vœux ou ;i des résolutions dont l’importance ne peut échapper. Il nous serait dillicile, sans sortir du cadre de ce rapport, d’examiner tous les prohlèmes discutés en séance ou d’étudier les nombreux et savants mémoires (|ui ont servi de base aux discussions. Nous nous bornerons donc à indi¬ quer chacune des (|uestlons mises à l’ordre du jour du Congrès, en les faisant suivre de l’indication des travaux remis et des vœux émis ou des résolutions adoptées par le Congrès. Ceux de nos lec¬ teurs qui voudraient prendre connaissance de ces travaux voudront bien se reporter aux compte rendu, procès-verbaux, rapports, notes et documents du Congrès de Liège, puliliés par les soins de MM. Ch. P uttemans et E. Wall on et auxquels nous avons emprunté les indications qui vont suivre. EXPfJSrriON IXTERNATIOXALE DE LIEGE 1 ll\ QUESTION I. — Déjiidtion et mesure de lu seusIJnlilé des préparu- tious pholiup'uphupies duus leurs coiidilious ordluulres d’emploi. QUESTION II. — Phnloméii ‘ie : sou élude prulujue uu poiid de vue plioto(/rujjld(jue. Documents. — UiipporI sur la mesure de sensil)ilité des émul¬ sions pliolographicpies, par i\I. le lieutenant-colonel lloudaille. Délinition et mesure de la sensihilité des préparations plioto- grapliupies oi'tlioclvromali(|ues dans leurs conditions ordinaires d’emploi, par F. Monpillard. Adaptation du sensitomètre Scheiner à l’étude des plaques ortliocliromatupies et des écrans coloi’és, par A. Callier. Note sur la méthode spectro-sensitométrifpie, par E. Belin. Sur une précaution nécessaire dans la mesure d’opacité, par W . Chapman .loues. Etude sur un étalon de lumière ;i acétylène, par E. Fouché. l\a|)port sur l’étalon Fery et les modifications (|u’on peut y aj)porte]’, par M. Monpillai-d. Vœux et résolutions adoptés par le Congrès. Choie d’uu étalon secoudalre pour la pholométrie pholofp'aphupie. — Le Congrès estime que dès à présent on peut adopter comme étalon lumineux secondaire, pour la photométrie photographiipie, l’étalon à acéty¬ lène constitué par : P ]jC brûleur à débit constant avec appareil de réglage et de contrôle, proposé par M. Fouebé : a" JjC dispositif de M . Fery, modifié par i\l . Monpillard. Il donne mandat a M.M. Fouebé et Monpillard, en les félicitant de leurs travaux, de poursuivre dans ses derniers détails l’étude de cet étalon ; il cbarge la Commission permanente d’en ari'éter les conditions d’étaldissement et d’en assurer la conqaaraison avec l’étalon Violle, de façon à permettre au prochain Congrès interna¬ tional de prendre à cet égard des résolutions définitives. En ce ipii concerne le mode de conqiaraison de l'étalon secon¬ daire a l’étalon ^ iolle, le Congrès estime qu’une méthode photo— SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT UE LA CLASSE \0, 1 25 graphique serait désirable, mais que, les éléments nécessaires fai¬ sant encore défaut, il y a lieu de s’en tenir à la comparaison optique, en attendant (jue des procédés piiotographiques puissent élre adoptés. Définitions et choix d’unités. — i'^ L’unité photographhjue de quantité de lumière blanche sera la quantité de lumière envoyée pendant une seconde a l’unité de surface ( i centimètre carré) placée normalement à i mètre de distance par la bougie d’acétylène équivalent à 1/20 de l’étalon Violle. Elle sera désignée par le symbole B. P. M. S. (bougie — pliolograpliique — mètre — se¬ conde). 2° Un entendra par transparence d’un dépôt, examiné par trans¬ mission, le rapport de la quantité de lumière transmise à la quan¬ tité de lumière reçue; par opacité, l'inverse de ce rapport, et par densité, le logarithme de l’opacité. Il s’ensuit que : La densité o correspond à l’opacité i — I — 10 — 2 — 100 — 3 — 1 . 000 — 4 — 10.000 et que V unité de densité est la densité d’un dépôt qui transmet la dixième partie de la lumière cpi’il reçoit. Pour les dépôts destinés à être vus par réllexion, le Congrès, sous réserves de modifications futures, adopte comme unité de teinte celle (pii est produite par un mélange où entrerait, à parties égales, d’une part, la teinte la plus foncée pouvant être obtenue sur la préparation sensible considérée, et, d’autre part, la teinte de fond du support ( i ). 3" On entendra par durée normale de dérelojjpemeut une durée telle que, aux environs de la densité 1, les densités soient propor¬ tionnelles aux logarithmes des quantités de lumière (les intensités (0 11 résulte Je cette déthiition i[ue riuiilé (te teinte varie suivant la [iréparatiou employée. Le Congi'ès pense (ju’on ne peut éviter cet inconvénient, en raison des teintes très variables et |)eu coinparaljles entre elles cpie présentent les épreuves obtenues sur dillérentes préparations. EXI'OSITIOIN INTERNATIONALE DE LIEGE I2G Iransmlses, par le négatif unifonnément éclairé, étant alors inver¬ sement proportionnelles aux quantités tle lumière reçues au moment de 1 exposition) (2). 4'^ La seiisihi/ilé d’une émulsion aura pour mesure la quantité de lumière nécessaire pour obtenir runité de densité avec la durée normale de développement. élasLicilé d’une émulsion aura pour mesure celle de l’in¬ tervalle où les densités restent, avec la durée normale de déve¬ loppement, proportionnelles aux logarithmes des quantités de lumière, et, ]jour expression numérique, la dilférence des densités limites. Le voile d’une émulsion aura pour mesure la densité obtenue, sans intervention de la lumière, après un développement de durée normale. L’émidsion photographique pourra être caractérisée par : x) sa densité, ,3) son élasticité, y) son voile. 5^^ En ce ipii concerne les émulsions destinées soit à la photo¬ graphie orlhochromalique, soit a la sélection des couleurs, elles ont besoin au point de vue pratupie d’être caractérisées : y) Par la loi de variation de leur sensibilité dans les diverses régions du spectre : plus particulièrement par l’indication des radiations aux(|uelles correspondent leurs maxima et minima de sensibilité, et de la limite où s’arrête pratiquement, du côté des radiations peu réfrangibles, cette sensibilité; ji) Pai' le rajiport à la sensibilité générale, ou sensibilité pour la lumière blanche, de la sensilùlité spéciale, ou chromatique, pour certains groupes de radiations (coellicients de sensibilité chroma¬ tique). Les indications nécessaires peuvent être fournies, dans le pre¬ mier cas, par les méthodes spectographiques, et, dans le second, (a) Ku ce qui concerne le (lévelo[)|)ement, dans les essais de plaques, le Congrès admet. (|n'nne plaipie doit, être essayée avec le révélalenr recommandé par le labricant; il invite donc les l’ahricants à indi([ner le révélateur qu'ils [iréconisent jjour leurs plaques et insiste sui' la nécessité i|u'il y a de joindre an liliellé île la turmide, l’indication de la tem¬ pérature à laquelle le dévelojipement doit être t’ait de [U'éi'érence. Il l'ait remarquer ipie la température la plus commode à employer dans nos climats est celle de lû à ly degrés centigrades. SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 1 2 'ÿ par les méthodes du type f|Lie M. Monjiillai'd appelle méthodes chromosensitomélriques. Le Congrès estime qu’il n’est pas actuellement possible de défi¬ nir, de façon précise, la sensibilité chromati(|ue, non plus que l'unité de lumière colorée, mais que ces délinilions ne sont pas indispensaldes pour les essais sensitométri(pies, (pii ne comportent (pie des mesures relatives. Vœux et résolutions. I. — Le Congrès insiste sur 1 intérêt (pu s’attache a ce que. dans toutes les expéi’iences relatives à la sensi- tométrie, les résultats soient rendus immédiatement comparables. Pour atteindre ce but et en raison des définitions adoptées, il recommande ; 1° Dans les ajipareils sensitométri(pies où est employé un écran rotatif à ouvertures circulaires de diamètres cidissants, de choisir une loi d’accroissement telle (pie les /otfaril/tmes des sarfaces (Voiiverture, et non plus, comme il est actuellement d’usage, les surfaces elles-mêmes, forment une série de nombres sim¬ ples. 2-’ Dans les appareils où pour obtenir un enregistrement droit, on utilise un écran à ouvertures circulaires, de forme calculée — en particulier dans le spectrosensitomètre de M. Helin — de don¬ ner à ces ouvertures une forme telle (pie, sur la courbe enregistrée, les ordonnées soient proportionnelles aux lof/aiûtlanes des leinps d exposition , et non plus à ces temps eux-mêmes. IL — Le Congrès souhaite (pie la Commission permanente provoque ; 1° Des expériences propres à préciseï’ les points relatifs au développement dans les essais de sensilnlité, |)articulièrement en ce ([ui concerne la durée d action du révélateur; 3° Des essais comparatifs de mesure d'opacité avec les dillé- rentes méthodes qui ont été proposées. 11. — Le Congrès souhaite que la Commission permanente provoque ; Des expériences propres à préciser les points relatifs au développement dans les essais de sensilnlité, particulièrement en ce (pil concerne la durée d’action des révélateurs; 128 EXI’OSITION IXTERXATTONALE DE LIEGE 2° Des essais coiiiparatirs de mesure d’opacité aA^ec les dilTé- reiiles méthodes qui ont été proposées. 111. — Le Congrès émet le vœu que les études en cours, dans dillérents pays sur les problèmes très complexes de l'orthosensito- méli'ie soient poursuivis et, autant que possible, coordonnées; il cbarge la Commission permanente de mettre en relation les auteurs de ces études. QUESTION III. — Jiecliej'c/ie d’étalons de lumières colorées et de méthodes de comparaison . Etidonnage des écrans colorés et des couleurs ingmeidaires [orlhochronudismes, sélections, éclairage du laboratoire. ) Documents. — Uecbercbc d’étalons de lumières colorées et de méthodes de comparaison. Etalonnages d’écrans colorés, par F. iM on pii lard. Vœux et résolutions. 1. — Pour faciliter la confection d’écrans colorés pcllicidaires identiques entre eux, le Congrès recommande de préparer ces écrans en coulant sur une surface d’aire connue, un volume déterminé d’une solution titrée du ou des colorants dans une solution gélatineuse ou dans un collodion, toutes précautions utiles étant prises pour assurer à la pellicule une épaisseur uni¬ forme; le Congrès considère qu’il serait impossible de créer des écrans pelliculaires exactement délinis par la teinture d’une pelli¬ cule de gélatine dans un liain colorant, l’intensiLé et la nuance de la coiicbc teinte variant sous de nombreuses inlliiences. Dans les formules de |)rcparation de ces écrans, on spécifiera le poids de chacun des colorants à distriliuer par chaipie centi¬ mètre carré de la surface de l’écran. 11. — Les écrans cohu'és liipiides seront employés dans des cadres îi faces parallides, ayant une épaisseur intérieure uniforme de un ccMitimètrc (ou formées de compartiments ayant chacun un centimètre d’épaisseur) ; les formules de préparation des liquides colorés à utiliser dans ces cuves seront exprimées conformément aux règles établies par le Congrès international de Pbotograpbie SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 129 pour l’expression des formules de bains et solutions. La comparai¬ son de ces écrans avec ceux du premier type considéré est facilitée par le fait que, dans ces conditions, le poids en milligrammes des colorants rencontré par un faisceau lumineux normal aux parois et ayant un centimètre carré de section est représenté par le meme nomlire qui indique le poids en grammes de ces colorants à dis¬ soudre par litre de la solution colorée. A ENTRÉE DES AKENES DE LIEGE. 111. — Le Congrès croit devoir rappeler aux auteurs qu'un grand nombre de matières coloi’antes artilicielles sont siijctles à variations, meme quand elles sont livrées sous dénomiiialions et marques identiques ; il est donc désirable que dans les formules d’écrans colorés ne ügurent. autant que possible, (pie des subs¬ tances de constitution cbimiipie rigoureusement définie et inva¬ riable. Pour les colorants orgamijnes, on joindra au nom du produit considéré rindication de son fabricant et la reproduction textuelle des noms, maripies et numéros portés au catalogne de celui-ci; on y joindra, s il y a lieu, la date de faliricatlon. i3o EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE QUESTION IV. Caracicrisluiues et classification des verres d'op¬ tique. Vœux et résolutions. — Le Gongros considéranl que, grâce aux progrès accomplis dans la l’abricalion , les deux caractéristiques principales des verres d’optique, pommir réfringent cl pouvoir dis— persif, liées autrefois de façon très étroite, sont devenues aujour- d hui des variables indépendantes ; que, par suite, le groupement ancien des matières en crown-glass et llint-glass, est devenu insuf- llsant, et qu’il introduit dans la classillcation une confusion fâcheuse, au point de vue des applications comme à celui de la science et de la littérature photographiques ; émet le vœu qu’une entente inLer^ienne entre les verriers pour faire disparaître cette confusion et pour établir une classification plus conforme aux con¬ ditions actuelles. Le Congrès suggère que l’on pourrait, en s’appuyant toujours sur les memes caractéristiques et en leur laissant une importance égale, diviser les verres en cpiatre groupes, auxquels on attribuerait des désignations nouvelles, ou bien, si l’on veut modifier aussi peu (pic possible les liabltudes anciennes, donner le pas à la varia¬ tion du pouvoir dispersif, et décider que tous les verres pour les— D — I (|nels, avec les no tâtions baliitnelles F — C -sera supérieur a une certaine limite, cinquante, par exemple, seront rangés dans le groiqie des crown-glass et tous les autres dans celui des flint-glass. QUESTION V. — llaractcristnjnes des objectifs et instruments annc.ces. Documents. - redressement des L. P. Clerc. Vœux et résolutions. Numcrolaqe pratique des diaphraqmes. — IjC Congrès international après avoir reçu communication des réso- - Nouvelle construction des prismes destinés au images dans la chambre noire, par 11. Calmels et SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 l3l lotions que la Commission permanente, munie à cet ellct des pleins pouvoirs du Congrès de 1900, a prises relativement au numérotage des diaphragmes, s’associe pleinement à ces résolutions. Il émet le vœu que les opticiens suivent sans réserve les règles énoncées, et demande aux Sociétés photographiques de ne plus accepter, en principe, la présentation d’ohjectifs dont le numérotage ne serait pas conforme à ces règles. Caraclérhlujaes des ohjecllfs. I. — Le Congrès décide (pi'il y a lieu, dans les expressions coejjlcieid d’ouverlure ullle, ouverlnre relative, etc., d'un objectif, de substituer le mot diamètre au mot ouverture. II. — Le Congrès exprime le voui ipie la (Commission perma¬ nente provocpie des recherches ayant jiour objet de mesurer les pertes de lumière qui se produisent à l’entrée et à la traversée des objectifs, d'en trouver s’il est possible les lois, et d’élaldir les méthodes propres à la détermination d'un eoeiriclent caracté¬ ristique. QUESTION VI. — - Etude et ea?-aetéristitjues des ohturateurs de phaïue. Documents. — Rapport sur les caractéristirpics des ohturateui’s de plaque, par M. le lieutenant-colonel lloudallle. Vœux et résolutions. — L’olituratcur de ])la(pic, en ce ipii re¬ garde le mouvement de la fente, doit être caractérisé : i" Par les vitesses maxima de départ et d'arrivée de la fente, exprimées en mètres par seconde ; Par le rapport de la vitesse de départ à la vitesse, d'ari-ivéc ; 3'^ Par le rapport des vitesses moyennes extrêmes, obtenues en donnant à la fente la plus grande et la plus petite vitesse possible. A titre de renseignements on indi(|uera : rC Le maximum et le minimum de largeur, juatiquement utili¬ sable de la fente ; h) La distance moyenne du rideau à la couche sensible ; ciLes temps de pose exprimés en millisecondes ipii corres¬ pondent aux vitesses moyennes extrêmes, pour des largeurs de fente 102 EXPOSITION INTEIINATIONALE DE LIEGE croissant de lo en lo millimètres. On demande aux constructeurs de graver ces temps de pose au-dessus de la graduation de la fente, graduation exprimée en millimètres. Les mélhodes de mesure devront donner ces dilVérents rensei¬ gnements avec une approximation supérieure à 5 o/o. QUESTION VII. — Proposi.lions diverses concernant le matériel pho- tr>hiques. Documents. — Tliéorie du développenienl, par 11. Ileeb. — Note sur l’aniidol salilié, par II. lieeb. — De la N^écessité dans la prali(pie de ne jamais perdre de vue la Loi générale de la fonction pbotograplii(|ue, par le docteur A. (Juébbard. — Action de la lumière sur (picbpics composés cbimirpies, par D. Tommasi. — De rElUuviograpbie ou obtention de l’image par les ellluves, par D. T onmiasi. QUESTION IX. — Recherches relatives aux applications scientifiques (le la photoqraphie. Documents. — La superposition des images stéi'éoscopi(|ues. Ancienne erreur, par A. Goderus. — Notes sur les Problèmes de pbotograpbie judiciaire, par U. -A. Ueiss. QUESTION X. — Expression des /(jrinules et dénominations photo- (p'aphhpies. — Propositions d’additions ou de modifications aux rlajles et rédactions adopAées dans les Corajrès antérieurs. Documents. — Du remplacement des données en poids par des mesures de volume de matières dans les formules pbologi'apbiipies usuelles, par le docteur J. Ilenrotay. Sur celte ipuestion le Congrès n’a pas cru devoir apporter aucune modification aux résolutions prises par les précédents Congrès, bien que M. Reiss fait saisi d’un vieu tendant à ce que les solutions titrées en poids soient désignées par une fraction dont le numérateur indique le poids de la substance active et le déno¬ minateur le poids total. QUESTION XI. — Bihlioqraphie et archives photoqraphiques. Documents. — Répertoires sur ficbes, à classification décimale. SECTION FKANÇAISE. - UAPPORT DE EA CLASSE 12 i3j pour épreuves photographiques, par le général Seherl. — Arcliives photographiques, par Léon Vidal. Vœux et résolutions. — I. Le Congrès émet le vœu que soit prochainement réuni un Congrès spécial de Dociimeiüalion icono¬ graphique et de Bibliographie photographique et (pi’il y ait entente, pour l’organisation et la réunion de ce Congrès, avec l’Union Inter¬ nationale de photographie. IL — Le C ongrès demande, dans les propositions de classill— cation qui seront envoyées, à l’avenir, à l’Institut blldiograplii([ue de Bruxelles : 1° Qu’il soit fourni, autant que possible, une note explicative évitant toute ambiguïté. 2° Qu’il soit prévu, s’il s’agit d’une expression complexe, une entrée pour tous les mots, de manière à faciliter les recherches dans le Répertoire. QUESTION XII. — Règleineuts des adininisl rat ions postales et doua¬ nières rehdifs uu transport des préparations photographiques neuves ou usagées et des photog ranimes. Documents. — Uèglements des administrations postales et tloua- nières relatifs au transport des préparations photographiques neuves ou usagées et des photogrammes par L.-P. Clerc. — Le transport par la poste des photographies de grandes dimensions par le doc¬ teur A. Guebhard. Vœux et résolutions. — 1. — Le Congrès émet le vœu (pie les préparations photographiques sensibles, à l'état neuf, en emballages d’origine et sous bande du cachet de garantie du fabricant, soient admises par les administrations postales au tarif réduit a échantil¬ lons » ; de telles préparations ne pouvant, vu leur nature spéciale, être expédiées qu’en paquet rigoureusement clos. IL — Le Congrès émet le vœu que les fabricants de prépara¬ tions photographiques adoptent pour la clôture de leurs cartes, paquets ou enveloppes, une bande ou un cachet de garantie portant i36 EXPOSITION' IXTEUNATIOXALE DE LIEGE Jeur marque de fabrique, de façon à permettre de profiler des tolé¬ rances consenties en ce cas par diverses administrations postales pour l’expédition de ces objets à tarif réduit. li serait utile aussi de comprendre dans cette bande ou cette étiquette, l’étoile noire au fond rouge, déjà utilisée pour signaler aux douanes la nature particulière du contenu de ces paquets, et pour éviter leur ouverture sans précautions spéciales. III. _ Le Con grès émet le vœu que le Congrès international de l’Union postale prenne en considération le fait que la pbotogra- pbie est devenue, en bien des cas, un moyen indispensable d’illus¬ tration ; (pie nombre de travaux scientifiques ne peuvent être documentés (|u’au moyen de pbotogrammes directs, et non par un procédé pbotomécanlipic, qui perd soiœent les documents en jeu; (pi’en conséquence il y aurait lieu d’admettre, de façon générale, dans les échanges Internationaux, la circulation des livres, pério¬ diques, etc., illustrés de pbotogrammes directs, au même litre que celle des journaux ou publications illustrés de gravures typogra— pliiques, litbograpbiipics ou autres. IV. — Le G ongrès émet le vœu que les administrations postales admettent au tarif normal des cartes postales illustrées du commerce, la circulation des cartes postales sur lesquelles sont collées des épreuves pbolograpblques. Y. — Le Congrès émet le vœu (jue les administrations postales acceptent l’expédition des bandes positives cinématograpbiqiies au tarif « échaidilloits » si elles sont enfermées dans des boîtes métal- li(|ues. QUESTION Xi II. — Nominal ion. par chaque congres inlernaiional, il'ane (Commission permanenle chargée : de régler et assurer l'appliealion des décisions prises ; 2“ de poursuivre l’étude des questions qui lui seraient renvoyées ; 3'^ de concourir avec le comité local, à l’organisation du congrès suivant : Vœux et résolutions. — f^e Congrès décide qu’il sera nommé par chaque Congrès international une Commission permanente chargée : SECTION FRANÇAISE. - RAPPORT DE LA CLASSE 12 13? 1° De régler et assurer l’application des décisions prises ; oP De poursuivre l’étude des questions qui lui seraient renvoyées; 3° De concourir, avec le Comité local, à l’organisation du Con¬ grès suivant : Nomination de la Commission permanente. — Le Congrès décide de mainlenir, en la renouvelant parliellenienl, la Commis¬ sion permanente nommée par le Congrès de igoo; cette commis¬ sion conservera son siège à Paris cl com|)rcndra ; i” Les membres du bureau du Congrès de Liège : IMINL le baron van Eyll, le général Seberl, l^résideiils : Casier, Maes, Bourgeois, Buc(|uet, Davanne, Beiss, Wallon, 1 Ice-Prési- ilciils ; Pullemans, Peclor, Secrélaii'es géiu'i-aiw. MM. Callicr et Coderus (Behiujnc}, Belln, Bellieni, Clei'c, E. Cousin, II. Cousin, Eouché, Gaumont, Cuilleminot, lloudaille. Jongla, L. Lumière, Monpillard, Pari'a-Manlols et \ loWc (Pfdiice) : docteur Miette et docteur von Uobr (AlleiiKKjne) : docleur Eder Aulric/ie-IloïKjrie) ; Backeland et Cameron 7i7u/.s'-r^/L!.s’ d’ Amérique : Cbapman-Jones et Ivnobel (^G/Y//a/(?-y>7'c/m/ae .• Namias et Plzzighelli (Italie): Sold Liiæeudjourq) : Eonseca (Parliujid) : Sreziiew sky Rus¬ sie): LInk (Suisse). Il est d’ailleurs entendu ([iie la Commission aura toute latitude de se compléter en faisant appel aux personnes dont le concours lui paraîtrait utile. Le Congrès émet le vœu de voir un lien s’établir entre la Com¬ mission permanente et l’Union Internationale de Pholograpbie. 11 souhaite que le rell(|uat de fonds du Congrès de iqoo soit mis à la disposition de la Commission. Le Congrès clôtura ses travaux le 20 juillet ; mais son pro¬ gramme comportait une série d’exeursions hors session qui curent Heu du 21 au 25 juillet dans une des parties les plus pittoresques de la Belgique. La plupart des congressistes suivirent ces excur¬ sions ; elles furent admirablement organisées par rAssocialion Belge de Pbotograplue (jui ne ménagea rien pour les rendre faciles et agréables. Spa, la vallée de l’Ourlbe, les célèbres grottes de llan-sur-Lesse, Dinant et tous les plus beaux sites de celle magni- i38 EXPOSITION IXTEIINATIOXALE DE LIEGE fique région liirenl visités pendant ce court voyage. En adressant ici nos reniercienients les plus cordiaux à l’Association Belge de IMiolograpliie poui' la liclle réception qu elle avait préparée à ses hôtes étrangers, nous nous ferons certainement l’interprète de tous nos collègues. L’accueil que nous axmns reçu partout, l’atrabilité (|u on n’a cessé de nous témoigner en toutes circonstances, nous ont laissé de ces trop courtes journées passées ensemble un souve¬ nir qui restera parmi les meilleurs et les plus durables. Union Internationale de Photographie. L’Exposition de Ijiègc et la réunion du IV*^ Congrès Interna¬ tionale de IMiotograpbie ont été aussi une excellente occasion pour rLnion Internationale de Pbotograpliie de tenir son Assemblée générale. Cette Assemblée a eu lieu le 19 juillet sous la présidence de M. M aës, président de L Union, et d’importantes décisions y furent prises. Depuis sa fondation, qui remonte au Congrès de Bruxelles en 1891, l’Union Internationale n’a pas produit tous les heureux résultats escomptés par scs organisateurs. Cet insuccès a été attri¬ bué à diverses causes ; mais les échanges de vues qui ont eu lieu au cours de T Assemblée générale de Liège ont montré que le mode meme de constitution de l’Association était sa principale cause de faibi esse. Constituée dans le but de créer une organisation unique et homo¬ gène de tout ce qui touche à la photographie, l’Union présentait un caractère trop autoc]'atl(|ue, peut-etre, ainsi (jue l’a très bienfait res¬ sortir M. le général Sebert, et n’a pas siilTisamment prévu que les applications de la pliotograpble, en se multipliant sans cesse, con¬ duiraient fatalement, dans chacpie pays, à la constitution de grou¬ pements spécialisés ne se rattachant pas aux grandes Sociétés pho¬ tographiques qui avaient a l’origine réuni dans leurs rangs les photographes de toutes spécialités. Depuis 1891, ces groupements n’ont fait (|ue se multiplier, et aucun d’eux n’est venu se rattacher à rUnlon, qui n’a pu dès lors SECTIÜIV FKAiNÇAtSE. - UAI’POKÏ DE LA CLASSE 12 1 3() prendre le développement et la place qu elle devrait occuper dans le monde pliolograpln(|ue. Tous les membres de l'Union, présents à Liège, ont été d’avis unanime que de profondes modificalions devaient être apporlées a l'organisation même de l’Association pour assurer sa vitalité. L’Assemblée générale, après avoir voté la révision des statuts, a nommé une commission chargée de procéder à l’étude d’une réor¬ ganisation complète. Cette commission, composée ainsi (ju’il suit, doit se réunir à Paris: — France, MM. le général Sebert, Davanne, l^ector, Ilucipiet, Pourgeois ; liebjiqae, MM. Codcrus, Macs, Puttemans; Suisse, M. le D*' Ueiss : AUeimujne, M. Juld; Luxeinhoiu'(j , M. Sold. Il a été décidé que la procbaine session de l Union pourrait avoir lieu à Marseille en iijoG, à ruccasion de l Exposition colo¬ niale organisée dans cette ville, et ipie la Commission soumettrait alors à l’Assenddée générale le résultat de ses travaux et ses [iro- positions relatives à la réorganisation. L’Assemblée de Liège a lixé provisoirement la cotisation des membres individuels a 5 francs cl celle des Société à o francs |)ar série indivisible de cimpiante membres. Nous souliailons sincèrement que les travaux de la Commission aboutissent a l'adoption de réformes cpii feront de I Liiion Inter¬ nationale une fédération puissante de tous les groupements pbolo- grajibiqiies. Elle pourra alors rendre les plus grands scivices et contribuer au progrès de la pbolograpliie. AFFICHE OFFICIELLE DE L’EXPOSITION DE LIÈGE. LE MOUVE/VIENT PHOTOGRAPHIQUE BELGE La parlicipalion de la P)elgi(jiie à l’Lxposilion de Liège esl loin d’avoir donné une idée coniplèlc de raclivilé très grande (pii règne dans le monde pholograpliiqiie de ce pays^ si vivant à tons les points de vue. Celte activité s’est jiarliculièrement nianilcslée durant ces dernières années rpii ont vu naître, grandii- et prospérer des sociétés et groupements qui venaient répondre, à leur heure, aux nombreux besoins ipie créaient des tendances nouvelles. Les sociétés pbotograpbiques n’ont pas eu un n'dc moins considérable en Belgiipie que dans les antres pays et nous ne saurions négliger d'en faire ressortir tonte Limportance, car elles ont conlrifmé, elles aussi, pour une très large part au développement et à la prospérité actuelle de toutes les industries pliotograpbicpies en consacrant leurs cITorts il propager le goût de la pliotograpliie, ii perfectionner et à étendre, cbaipie jour davantage, ses applications. EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE i42 En Belgique, il n’esl lait encore aucune distinction entre les (lilîérentes spécialisations de la photograplile ; il n’exislc aucun syndicat ni groupenient professionnels. Tous ceux qui emploient la pliolograpliie ou s’y intéressent à un titre quelconque : savants, amateurs, professionnels ou constructeurs se retrouvent dans les memes sociétés et mettent leurs elTorts en commun sans souci d’inléréts particuliers. Cette organisation, qui fut celle de la pre¬ mière heure en France, peut donner encore d’excellents résultats en Belgique où rindustrle photographique n’a pas acquis la même importance que dans d’autres pays et créé des besoins d’ordre professionnel. Elle assure, en tous cas. à toutes les sociétés une vita¬ lité très grande (pi’ellcs puisent dans la diversité même des éléments (|ui les composent. Il existe actuellement en Belgi(|ue quatorze sociétés de photo¬ graphie. La plus ancienne, et aussi la plus importante, est l’Asso¬ ciation Belge de Pliotographie, créée en 187/i et placée sous le patronage de S. M. le Bol Léopold 11. Elle comprend aujourd’hui près de sept cents mcmhres et son action s’étend sur le pays tout entier, grâce à son organisation spéciale. L’Association a, en elï’et, son siège social à Bruxelles, mais est divisée en sections dont les sièges respectifs se trouvent dans les principales villes du royaume, telles (|ue Anvers, (Jand , Liège, Namur . Louvain, et Mons. Lliaque section est dii igée par un comité local et jouit d'une très grande autonomie, mais relève directement du Conseil d’admi¬ nistration central. Cette organisation a assuré une très grande pré¬ pondérance à l’Association Piclge (pii, pendant vingt ans, a été le seul groupement photographicpie de Belgique et a sulli pendant cette longue période à satisfaire toutes les aspirations. Les hommes éminents (pii l ont dirigée n’ont jamais rien négligé pour assurer sa prospérité et l’ont toiqours maintenue au rang des sociétés dont rinnucnce a su s’imposer et se faire sentir même à l’étranger. L’d'uvre de l’Association Belge a été féconde ; elle a grandement contribué à tous les progrès. En faire l’Iilstoriipie comjilet serait sortir du cadre de ce travail, 11 nous semble cependant ipie les deux grandes manifestations organisées à Liège sur son initiative : le Congrès de Photographie cl le IV® Salon d’Art photographique symliolisenl, d'une façon assez complète, les ell'orts de l’Association SECTIO?( FUANÇAISE. U APPORT DE LA CLASSE 12 l43 Belge et le mouvement qui, à son instigation, a été le point de départ d’une évolution nouvelle de la photographie. L’idée première des Congrès de Photographie a, en effet, pris naissance au sein même de l’Association Belge. Dès i885, M. de Bloehouse, son président, conçut le projet de réunir à Bruxelles un Congrès International ahn d’établir les bases d’une entente entre les photographes du monde entier sur toutes les (jiiestlons intéressant les jirogrès de la Photographie qui, au lendemain de la mise en prati([ue du procédé au gélatino-bromure, venait d’entrer dans une ère d’actiA’ité qui ne lit que s’accroître dcjuiis. Ce projet ne put trouver sa réalisation en Belgique à cette époque et c est à la France que revint l’honneur d’organiser, en 1889, le premier Congrès de Photographie dont on connaît les heureuses conséipicnces. Mais l’iVssocialion Belge donna toute son adhésion à rmiivre entreprise et organisa les Congrès de Bruxelles en 1891 et de Liège en 1905, poursuivant ainsi l’œuvre de progrès dont elle avait eu la conception. Le IV® Salon d’Art Photographique personmTie aussi, à nos yeux, les cll’orls de cette Société dans le domaine de la photogra¬ phie purement artisliipie. Dès 1891, après l’Cxposilion d’Arl Pho¬ tographique tenue à \ienne, l’Association Belge organisait à Bruxelles, pour l’année suivante, une exposition de l arl photogra- phiipie anglais; cette exposition fut le point de départ du mouve¬ ment artistique dont l’évolution a manpié une nouvelle étape de jirogrès. Si l ell'orl le plus considérable dans cette voie vient encore de France, où le Photo-Chih de Paris organisait, en 1890, son pre¬ mier Salon International d Art Photographi(|ue, Salon qui se con¬ tinue cliaijue année depuis l'ette époque, et dont rinlliicnce a été si considérable dans le monde photographiipic tout entier, nous n en devons pas moins reconnaître ipic l’Association Belge, qui avait été l instigalrice de ce mouvement, n'a jamais cessé de s y intéresser et de concentrer ses elTorts sur tout ce ipii pouvait aider au déve¬ loppement des tendances nouvelles. En 189(1. l'Association Belge de Photographie organisa à Bruxelles une Exposition Internatio¬ nale, suivie, en 1898, d’une deuxième manirestation du même genre. L’Association Belge de Photograjihic prend, en outre, une part EXPOSITION INTEUNATIONAEE DE LIEGE i4/i Irès active à toutes les Expositions crArt Photographique, et nous retrouvons les noms de ses memhres aussi hieu au Salon de la Société lioyalc de Grande— Bretagne (|u’au Lndvecl Bing, au Salon Américain ou au Salon Annuel du Pholo-Chdj de Paris. A coté (le rAssociation Belge de Photographie, le Cercle Artis- ti(pie « l’ElTorl o, fondé en iqoo, poursuil le meme luit et recherclie le même idéal, ne perdant aucune occasion de favoriser l’évolution de la Pliotographie arlisli(|ue, lant par l'organisation de ses expo¬ sitions annuelles (|ue par la participation active de chacun de ses memhres aux principales manifestai Ions de l'Art pliotographique. C’est en 1901, un an après sa fondation, (pie « l’Elîort » organisait son jnemler Salon d’Arl photograpliiipie : les œuvres exposées par un certain noinlue de ses memlues étonnèrent d'ahord par leur exa¬ gération et elles furent meme parfois très durement critlipiées: mais, depuis, une véritalilc évolution s’est produite au sein meme du Cercle Littéraire et Artistlipie a l’Elfort », et il semble bien que ce groupement soit actuellement sur la honue voie et ipi’il ait pris son orientation définitivo. Le Chih d’Amateurs Photographes de Belgique est, à côté de l’Association Belge et du Cercle «l’Elïort», un des groupements les plus en vue : son (luivre n’a peut-être pas été très féconde en résul¬ tats immédiats, mais le Chih d’Amateurs de Belgiipie n’en joue pas moins un rôle très important dans l’évolution progressive de l’art photographique en Belgl(|ue. Indépendamment de ces Socié¬ tés, les plus importantes sans contredit, non seulement en raison du nombre de leurs adhérents, mais surtout à cause de l’autorité (pi’clles exercent autour d’elles et chacune dans la sphère d’action qui lui est propre, il existe en Belgique un certain nombre de groupements photographlipies très actifs et très vivants qui aident très puissamment au développement et à l’évolution de la Photo¬ graphie artistlipie. Parmi ces groupements, il nous sufllra de si¬ gnaler : Le Cercle photographiipic d Ixelles, fondé en 1898, (pii organise des cours puldics de photographie, des Conférences régu¬ lières, des Expositions et Concours auxijuels prennent part un grand nombre d’amateurs ; le Cercle d Etudes photographiques et scicntlliipies d’Anvers, fondé en 1890 ; le Photo— Club malinois, fondé en 1901 ; le Photographische Kring (Cercle Photographique) SECTIO?} FRANÇAISE. RAPPORT DE LA CLASSE 12 i45 d’Anvers, fonde également en 1901, dont les Cours, Expositions et Excursions obtiennent un grand succès; le Photo-Club de Ver— viers, plus modeste sans doute, mais qui fait preuve d’un dévoue¬ ment inlassable à la cause de la photograpliie artistique. Toutes ces Sociétés ou Cercles sont de fondation relativement récente et on peut constater, en rapprochant les dates, qu’elles ont suivi les premières expositions d’Art Photographique organisées par l’Association belge. En dehors des sociétés photograplii(|ues, il existe en Belgique une Institution qui rend déjà les plus grands services et (jul est appelée à jouer, dans l’avenir, un rôle considérable ; nous voulons parler de l'Institut International de Pholograpluc. Ij’importance du but poursuivi par l’Institut ne saurait échapper, à une épo(|ue où la documentation par la photographie prend une place de plus en plus prépondérante. E’Institut International de Photographie a, en elfet, pour objet : 1° L’étude et la dillusion de tout ce qui concerne la documenta¬ tion par la Photographie et la documentation en matière de photo¬ graphie (théorie, pratique, application, histoire de la photographie, ainsi que des sciences, des arts et des industries ipii s y rattachent) ; 2° L’établissement d’un olïicc centralisant en des collections systématiques complètes, tenues à jour et mises largement à la disposition des travailleurs, tous les documents et informations re¬ latives à la documentation sur et par la photograjihie , ,‘P L’organisation de la coopération internationale dans ce do¬ maine. L’Institut International de Pliotographic est rattaché à l’instilut International de BihIIograpliIe dont il forme une section. 11 possède actuellement une très riche collecllon de documents de toute nature qui s augmente sans cesse. (Jes documents classés méthodiipiement, sont mis gratuitement à la dispositioii de tous ceux qui désirent les consulter et s'aider de la pliotograpliie pour la documentation de leurs travaux. Il me reste, pour terminer, à indiipicr les organes de la presse jihotographiqiie en Belglipic, (|ul sont les sulvaiils : 10 i46 EXPOSITIOTS’ IXTEPNATIOXALE DE LIEGE Le Bulle! in de V Association Belge de Pholographie ; La Berne I nier nationale de Photographie : Le Bulletin du Cercle « IJEffort »; c( Licld » en Flamand ; La Photo-Berne Belge; Photo; Le Journal de Photographie pratique. Tonies ces pidilicalions, rédigées et éditées avec soin, sont ex¬ trêmement répandues et conlrilnienl largement à la vulgarisation de la pholographie el de toutes les (piestions (|ui intéressent ses applications. CONSIDÉRATIONS ÉCONOMIQUES CONCLUSIONS On sérail à première vue lente de mellre en doiilc I impor¬ tance du marché l)elge si l'on considère les dél)oiiclics (pi'il peut ollrir an Commerce et à 1 Industrie photograpliiipics. Cette ojnnion reposerait même sur un sendiJanl de raison si l’on ne prêtait atten¬ tion qn à la faible étendue territoriale de la lîelgiqne sans tenir compte du lait que ce Icrritoiie. aussi peu étendu et aussi ingrat qu’en soit le sol en certaines régions, nourrit une population très dense possédant les mêmes goêits. vivant des mômes aspirations que nous. Indépendamment de cette population fixe, chaque été déverse le long des plages de la Mer du Nord, depuis Nieuporl jusqu’aux embouchures de 1 Escaut une population lloltantc, amie du luxe et de ses aises, provenant des lies Britanniipies. de l’Allemagne et de i48 EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIEGE nos clépartenients de l’Est et dont il ne faut pas négliger non plus de tenir compte. La Itelgiipie possède en outre, à l’iieure actuelle, un empire colonial très étendu, dont la population blanche s’accroît graduel¬ lement cl ipii demande à la métropole tous les articles de luxe et autres produits de labrication européenne qui lui sont nécessaires. La Lclgique est de plus un pays essentiellement industriel et cbacun sait qu’il n’est pas aujourd’luii d’industrie ((ui, d’une façon directe ou indirecte, n’ait pas à faire emploi de la pbotograpbie ou des procédés d'impression qui en dérivent. A ces considérations, nous en ajouterons une autre, plus con¬ crète et plus tangible s’il se peut : L’Industrie Pliolograpbique lielgc est actuellement représentée par un certain nombre de maisons, qui toutes sans exception, tirent de l’étranger les matières premières nécessaires a leur fabri¬ cation, et qui par contre expoitent très peu de produits fabriqués. Mous relevons en ellet, en Ijelgiipic ; 'l’rois constructeurs d’appareils pliotograpbiques qui puissent être réellement cités comme tels; Quatre fabricants de plaques et papiers sensibles de quelque im|)orlance. .Mais c’est a ces deux branebes exclusivement que se limite l’industrie pliotograpliupie belge. La Lelgique se Iroin-e donc tri¬ butaire de l’étranger pour les articles suivants, ipii loucbent immé¬ diatement au commerce et à l’induslrie qui nous intéressent et aux¬ quels nous devons nous limiter : Opllqiie plioloqrapJiiijuc en (jénéivil : Appareils pour la projeci ion fixe : Appareils pour la ftrojecliou animée: Vues pour prof ecl ions : Accessoires el menhles 7 üo Go 7> 7â 80 102 TABLE DES PLANCHES Pages. Expositions de ÎMM. Otto, Dubouloz, de la Chambre Syndicale des Fabricants et Négociants de la Photogra[)li ie . 83 Expositions du Photo-Club de Paris, de MM. Prieur et Dubois et G‘®, Gerschel. . 84 Palais des Beaux-Arts . 89 Devant le Dôme central . ... 96 Devant le Hall des Industries . loi Diplôme des Récompenses . io5 Palais des Fêtes . lO'y Membres du .lury de la classe 12 . . . 109 Restaurant autrichien . 118 Les Ponts sur la Meuse . nq Entrée